‹ Dictionnaire de chimie sur le plan de celui de NicholsonChapitre 52 sur 178 · Pivrre d'étain · texte numérisé non relu

Pivrre d'étain

{a) 100 parties de pierre d'étâin d'Alteraon , dâtt« le Cor- Douailles, préalablement réduites en poudre très-fine, fiirent . mêlées dans unTaisseau d'argent, aTec une lessire contenant 6oo parties de potasse caustique. Ce mélange ayant été értpore à siccité, à la chaleur d'un bain de sable, le résidu fut modérément calciné pendant une demf-heuf^. La Usasse d'un blanc gris , ainsi obtenue , ayant été , pendant qu'elle était encore chaude, traitée avec de l'eau bouillante, et ensuite filtrée, elle laissa sur le filtre, 1 1 parties d'un résidu insoluble.

{b) Ces 11 parties ayant été de nouveau calcinées avec six fois leur poids de potasse caustique , et la masse dissoute dans de l'eau botiillante , elles fuirent alors réduites à i \ parties d'uhe poudre fine d'un gris jaunâtre.

(c) La dissolution alcaline (a et À) , qui était jusqu'à un certain point incolore , fut saturée avec de l'acide imiriatique; ilsefonnaunprécipité brillant d'un bbnu léger d'oxide d'étain, donnant an mélange un aspect laiteux. Ce précipité fut redissous par une quantité additionnelle d'acide murîatique, et la dissolution ayant été traitée avt;c du carbonate de soude , il s'y forma encore un précipité, qui , après avoir été lessivé et séché , prit la forme de niasses transparentes de Couleur d'un jaune vif, ayant, tîans leur cassure, un éclat vitreux.

{d) Ce précipité ,, réduit en poudre fine, se dissolyît promptement et en totalité , à l'aide d'une douce chaleur ^ dans l'acide muriatique. Klaproth introduisit dans la dissolution incolore, préalablement étendue dexleuxà trois parties d'eau, un cylindre de zinc; et l'oxide d'étain, ainsi réduit , se rassembla autour du cylindre , en lames minces dendritiques d'un éclat métallique. Ces lames, après avoir été recueillies, lavées, séchées, puis fondues, recouverte» de suif dans upe capsule placée sur du charbon, fournirent un bouton d'étain métallique pur, pesant 77 parties.

(e) Le réiidu de 1 ^ parties, noté ci-dessus, du traite-^

raenfpar la potasse caustique (^) , donna, avec de l'acide lâunatique, une dissolution jaunâtre, de laquelle , au moyen d'un petit morceau de zinc, qu'on y introduisit, il se déposa encore ^ partie d'étain. En ajoutant du prussiate ferrugineux de potasse à ce qui restait de la dissolution , il se forma une petite portion de précipité d'un bleu clair, duquel déduisant l'oxide d'étain qui y était alors combiné, il restait à'-peîne i de partie , pouvant être attribuée au fer contenu dans la pierre d'étain soumise à l'examen.

Dans ces expériences (à l'exception seulement d'une légère indication de silice, dont la quantité pouvait être évaluée à enTÎron ^ d'une partie) , il ne se manifesta pas de traces , soit d'oxîde tungstique , que quelques minéralogistes ont supposé être une des parties constituantes de la pierre d'étain^ ni d'aucune autre substance fixe quelconque. Il s'en suit, que ce qui manque sur la somme des parties ci-dessus, pour cofnpléter le poids original du minéral analysé, doit être attribué à la perte d'oxigène; et ainsi les parties constituantes de la pierre d'étain pure d'Alternon sont entr'élles , sur 100 parties , dans les proportions suivantes :

Étaîn 77? 5o

Fer 0,25

Silice o>75

Oxigène 2i,5o

2. Pyrite aétain, sulfure d'étain , de TVh^al Rock, dans fc Cornouailles,

[à) Pour atnalyser cette mine , Klaproth en traita 120 parties, réduites en poudre fine, avec de l'eau régale, formée de 5o grammes d'acide muriatique , «t 1 5 gratfimes d'acide nitrique. Au bout de vingt-quatre heures, la plus grande partie de la portion métallique fut dissoute dans cette eau rê|ale , sans application de la chaleur, tandis que le soii^fre ^ éleva, et resta flottant à la surface du menstrue. Après que 16

7l> MIN

mélange j eut été laissé en digestion pendant quelque temps, à la chaleur modérée d'un bain de sable, il fut étendu d'eau et jeté sur un ûltre, il resta sur le papier 4^ parties de soufre, parsemé encore, cependant, de particules métalliques. Ce soufre, brûlé à une flamme bleue sur un têt, laissa encore i3 parties, qui, traitées avec Peau régale, se réduisirent à 5 parties, 8 seulement ayant été dissoutes, et les 5 parties ayant été alors calcinées avec un peu de cire, fournirent 1 partie de fer attirable à l'aimant : ce qui restait était une portion de la gangue siliceuse, et pesait trois parties.

{b) La dissolution de la portion métallique {a) fut combinée avec du carbonate de potasse ; il se produisit un précipité d'un vert sale, qui fut redissous dans de l'acide muriatique étendu de trois parties d'eau. On plongea dans ce liquide un cylindre d'étain métallique pur, pesant 217 parties. Il en résulta , que la portion de cuivre contenue dans la dissolution, se déposa sur le cylindre d'étain; et, qu'en même-temps, le liquide commença à perdre, du fond vers le dessus, sa couleur verte, jusqu'à ce que la précipitation du cuivre à l'état de régule eût été complète ; et alors elle devint incolore.

(c) Le cuivre ainsi obtenu pesait 44 parties. Par une digestion rapide dans de l'acide nitrique, il forma, en se dissolvant, une teinture bleue, et il resta une partie detain ayant le caractère d'un oxide blanc. Ainsi, la portion pur^ du cuivre consistait dans 43 parties.

{d) Le cylindre d'étain dont on s'était servi pour précipiter le cuivre, iTe pesait plus que 128 parties ; de sorte, qu'il en était entré 89 dans la dissolution muriatique. D'après cela , Klaprotb reproduisit, au moyen d'un cylindre de zinc , la totalité de l'étain dissous, qui se trouva dépose sous la forme de deudrites d'uue texture peu serrée sur e zinc. Cet étain, lorsqu'après avoir été complètement pre pité, il fut recueilli, lavé avec soin , et séché, pe^a^* parties. Klaproth le mêla avec du suif, le fît fondre

grains, en Vj recouyrant de poussière de charbon, dans II D petit creuset , et il sépara la poussière de charbon par élutriation. On remarqua, parmi les grains d'élain layés , (les particules noires de fer attirablc k Taimant , et ce» fer pesait 1 partie; et déduisant cette partie des i3o, il en restait 129 pour le poids deTétain; et en retranchant encore de ces 129 parties les 89 qui provenaient du cylindre (l'étain employé pour précipiter le cuivre (Z»), il restait 40 parties pour la portion d'étain contenue dans la pyrite d'étain soumise à l'analyse : d'où il suit, qu'en ajoutant à ces quarante parties, 1 partie d'étain, qui avait été séparée de la dissolution du cuivre (c) , la portion d'étain pur contenue dans la mine s'élevait à 41 parties. Les résultats de cette analyse par Klaproth, peuvent donc être présentés ain»i qu'il suit :

Daos lao partie». Dus loo partit s.

Soufre 5o aS

Étain 41 34

Cuivre 43 36

Fer a a

Çangue 3 »

Les variétés plus foncées de cette mine sont.considérablepient plus pauvres en étain. Pour réduire les mines d'étain , on grille la mine, après qu'elle a été bocarJée, et on l'expose alors à l'action de la chaleur, dans un fourneau à réverbère ou à vent , avec de la petite houille ou fraisil. Si elle contient beaucoup de cuivre, on la fait fondre ensuite à une trèsdouce chaleur , et ce qui coule est de i'étain assez pur.

On réduit le zinc en distillant sa mine , après l'avoir grillée, dans une cornue avec du charbon.

Il a été rencontré dernièrement, dans l'une des mines de ^•wennap, un sulfure de zinc, encroûtant une pyrite spongieuse ei^remêlée de quartz , et ressemblant tellement à de

Page 1