PAT
la manière de la poudre à canon. Les acides fluorique, arse^ nique 9 phosphorique , oxalique , tartrique, citrique, et quelques autres acides avec leurs sels , précipitent quelques-unes des dissolutions du palladium.
Tous les métaux 9 excepté l'or, l'argent et le platine, pré cipitent le palladium à l'état métallique.
PAPAYER. Carica papaya. Chaque partie de cet arbre, à l'exception de son fruit mûr , fournit un ''suc laiteux , dont on fait usage à l'Ile-de-France , comme remède efficace contre le yer solitaire. Cependant on né lui a pas reconnu cette propriété en Europe, où il a été envoyé à l'état concret.
La circonstance la plus remarquable, relativement à l'arbre papayer, est qu'on extrait de son suc une matière qui ressemble exactement à la chair ou à la fibre d'animaux, ce qui a fait distinguer cette matière par le nom àt fibrine végétale.
PATE. On appelle pâtes , des compositions de verre , faites en imitation des pierres précieuse? ; et l'on distingue particulièrement , sous la dénomination de Stras , du nom du joaillier qui mit le premier ces compositions en vogue, celle qui imite le diamant. M. Douault Wieland a fait récemment connaître le procédé suivant pour les préparer.
Toutes les pierres gemmes artificielles ont pour base un composé de silice, de potasse, de borax, d'oxide rouge de plomb, et quelquefois d'arsenic; on doit employer de l'acide borique pur et du quartz incolore ; et les creusets de hesse sont préférables à ceux de porcelaine. La fusion doit être maintenue pendant vingt-quatre heures consécutives dans un four à potier: plus elle -est tranquille et lentement prolongée, plus la pâte est dense et la beauté augmentée.
Pâte*. I a 3 4
grains.
Cristal de roche. . 4^56 3456 56oo
Minium 63oo SSaS
PEI i45
Votasse 21 54 1260 ig44 1260
Borax 27G 36o 216 36o
Arsenic 12 12 6 — —
Céruse de Clichy. 85o8 85o8
Sable 36oo
Topaze. n.» i. ij.*»2.
Pâte très-blanche 1008 3456
Verre d'antimoine 4^
Pourpre de Cassius. . * 1 — —
Peroxide,de fer (safran de Mars). 36
Rubis, Pâte. 2880, oxide dé manganèse 72. — Enieraude, Pâte 4608, oxide vert de cuivre 4^, oxide de chrome 2, — Saphir, Pâte 4608, oxide de cobalt 68. Fusion maintenue pendant trente heures. — Améthiste, Pâte 4608, oxide de manganèse 36, oxide de cobalt 24, pourpre de Cassius 1. — Béril. Pâte 3456, verre d'antimoine 24, oxide de cobalt 1 \. — Grenat Syrien ou Escarboucle des Anciens. Pâte 5i2, verre d'antimoine 256, pourpre de Cassius 2, oxide de manganèse 2.
Dans tous ces mélanges , on doit préalablement mêler intimement les matières , en les passant ensemble au tamis ; ou les fond avec beaucoup de soin , et on les fait refroidir très-lentement, après les avoir laissé sur le feu de vingtquatre à trente heures.
M. Lançon donne les recettes suivantes :
pâte. Litharge 100, sable blanc ^5, potasse 10. — Emeraude. Pâte 9216, acétate dé cuivre 72 , peroxide de fer i,5. • — Améthyste, Pâte 9216, oxide de manganèse de i5 à 24, <oxidede cobalt 1. •
PECHBLENDE. Mine d'urane.
PEINTURES. Sir H. Davy a donné, dans les Philosophical Transactions pour 181 5, communication des résultats
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de quelques-unesr des intéressantes recherches qu'il avait faites à Rome, sur les couleurs qu'employaient les peintres dans les temps anciens.
Il trouva dans leurs peintures les rongées du minii^m> de Tocre et ûa cinabre.
Leurs jaunes étaient ceux de l'ocre, de l'orpiment et du massicot.
Les bleus avaient été formés avec du carbonate de cuivre ou du cobalt vitrifié avec du veire.
Les pourpres provenaient d'écaillé de poisson , et probablement aussi de laques de garance et de cochenille.
Les noirs et les bruns consistaient dans du noir de fumée y du noir d'ivoire et des mine^ de fer et de manganèse.
Les blancs étaient formés de craie, d'urgile blanche et de céru«e.
L'aïur égyptien , dont l'excellente qualité est prouvée par sa durée de dix-sept cents ans, peut être fait aisément et à un prix peu élevé. Sir H. Davy trouva qu'un mélange de 1 5 parties .en poids de carbonate de soude , ao parties de cailloux opaques réduits en poudre, et 5 parties de tournures de cuivre , fortement chauffe pendant deux heures ^ donnait une substance exactement de la même teinte, à- peu-près du même degré de fusibilité , et qui , étant réduite en poudre , produisait une belle couleur d'un bleu de ciel foncé.
Sir Davy pense , qu'après les frittes colorées , les couleurs les plus durables sont celles fournies par les peroxides ou sursels , tels que les ocres , les carbonates de cuivre , le sousmuriate de plomb , le chromate de plomb , le chlorure insoluble de cuivre et le sulfate de barite.
M. Mérimé a publié une note fort intéressante pour les peintres, qui a été insérée dans les Annales de Chimie et de Physique pour juin 1820. Lorsque du carbonate de plomb a été exposé pendant quelque temps h des vapeurs d'hydrogène sulfuré, il noircit pai* sa conversion en un sulfure. Cette couleur blanche, employée avec de rhuile, et
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Yccouyerte d*an vernis qui la garantît du contact de Pair, peut se conserver pendant des centaines d'années, ainsi que te prouvem des peintures du quinzième siècle; mais lorsque le yettûs est U9é ou détruit , les blancs de céruse sont susceptibles de contracter des taches ou points noirs , qui détériorent les belles peintures. Les miniatures en couleur à Teau soAt souvent gâtées ainsi. M. Thénard fut prié de s'occuper des moyens de faire disparaître ces taches, sans que le reste de la peinture fût endommagé. Après quelques essais , desquels il résultait que les réactifs qui pourraient opérer sur le sulfure de plomb, attaqueraient également le tissu du papier, aussi bien que d'autres couleur.-?, ce savant se rappela que parmi les nombreux phénomènes que lui avait présentés sa découverte de l'eau oxigénée , il avait remarqué la propriété qu'elle a de convertir instantanément le sulfure norr de plomb en sulfate blanc de ce métal ; il remit , en conséquence, urfe portion d'eau oxigénée ^ contenant seulement environ cinq à six fois son volume d'oxigène, à un airtisté^ possesseur d'un beau dessin de Raphaël , endommagé par des tachés rtoires. Par l'application de. quelques touches de sotf pitideau, cet artiste reconnut que les taches disparaissaient comme par enchantement , sans affecter dans le ^îus léger degré les autres couleurs.
PÉRICARDE (LIQUEUR DU). Les parties constituantes de la liqueur du péricarde semblent être :
Eau, 92,0
Albumine 5,5
Mucus 2,0) La proportion de ces substances
Muriate de soude. o,5j est un peu hypothétique.
PERI DOT. Chrysolïte. ^^^
PERLASSE. Potasse impure que l'on obtient par lixiviation des eehdres des plaotes.