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(;ois !'■'' dans le château do Clou à Amboise, il inoiiriit daii.s les bras de son dernier protecteur, en 1519.
Viole (do l'ospairnol biohi). On nomme ainsi, dans la mnsiiiuo italienne, cette partie de remplissage qu'on appelle dans la nuisiqm) française f/«/H/f ou taille ; et les Français doublent son\ent cette partie , c'est-à-dire en font deux pour une. — La viole sert à lier les dessus aux basses, et à remphr d'une manière liai'monieuso le trop grand vide qui resterait entre deux.
Violette. La nymphe lo, aimée d'Apollon, résista à ses instances : le dieu indigné la métamorphosa en violette. Depuis lors, modeste tleur, elle fuit l'éclat du soleil; vierge chaste, elle est devenue l'emblème delà pudeur. — Cette fleur, si connue ctsi commune, a joué un rôle célèbre dans nos troubles politiques de 1815, époque où les partisans de l'empereur affectaient de porter à leur boutonnière un bouquet de violette-^: par allusion au surnom depapa la Violette donné en 1 8 1 4 à Napoléon par ses soldats qui espéraient que ses revers et sa déposition ne seraient que momentanés, et (pi'on le verraitrevenirauprintemps suivant, plusfortetpluspuissantque jamais.
Violon (do l'espagnol biolone), instrument de musique à 4 cordes, et dont on joue avec un archet. — Ce mot se dit aussi d'un symphoniste (pii joue du ^iolon dans un orchestre. Dans ce dernier sens on divise ordinairement les violons en premiers, qui jouent le j)remier dessus;" et en seconds, (pii jouent le second de.ssus.
Violoncelle îdc 1 italien violoncello) ; l'Académie veut qu'on prononce violunchelle, à l'imitation de la prononciation du mot italien qui lui sert de racine, ce qui nous parait être tout simplement une puérile barbarie. — Cet instrument , qu'on nomme aussi basse , parce qu'il est la basse du violon, est monté de quinte en quinte, de i cordes : ut, sol, ré, la, sont les notes qu'elles résonnent, comme colles du violon. C'est au moyen d'un an het qu'on les met en vibration.
Viotti , violoniste et com[)0^iteur célèbre, né près de Tuiiu eu IToo, a\ait déjà écrit un concerto [wur violon à l'âge de 1 i ans. A 23 ans , il parcourait le nord de l'Europe , pai'tageant avec sou maître Pugnali tous les applau.lissemenls. Kn 1782, il \int seul à Paris , mais précédé de la brillante réputation fiu'il s'était l'aile <lans ses voyages. L'accueil bienveillant qu'il éprouva en France lui fit depuis lors considérer ce pays comme sa seconde patrie, et il devint l'àine de toutes les fêtes et de tous les concerts. Los troul)!es de la révolution l'engagèrent à passer en Angleterre, où il séjourna plusieurs années. — Il revint en Franco vers 1802, fut nommé directeur de l'Opéra en ISI'J, et mourut à Londres lo 3 mars 1821-, ;< l'âge de G'J ans, pendant un voyage ([u'il était allé y faire |)jur
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régler des allaircs d'iiilérèl. (loiiinie exocutaiil , \'iolli ediit doué d'une des |)1lis heureuses organisatiotis qu'on ail vues : ses concertos sont d'admirables modèles où les plus riclies ressourcesde l'harmonie venaient au développement des idées et en rehausser la distinction.
Vipère , genre de reptile ophidion (v.) dont la morsure est des plus dangereuses à cause d'une liqueur que l'animal réjiand dans la plaie au moment où il rapproche les mâchoires. Olte licpieur, qu'on nomme venin, est sécrétée i)ar une glande placée près de loeil du reptile et communique par un conduit avec une dent canaliculée qui permet au venin de s'épancher au dehors.
Virelai (du vieux mot français vire, tourner; et du mot allemand lied, chanson), petite pièce de poésie pour l'ordinaire comique et [ilaisante dont on attribue l'invention aux Picards. Le virelai moderne est un peu diUerent de l'ancien : il tourne sur 2 rimes seulement, dont la première doit dominer dans toute la pièce : l'autre ne vient que de temps à aiMre pour faire un peu de variété.
Virgile (Publius Virgdius Maro) , né dans un petit bourg près de iMantoue, l'an 71 avant .!.-(",., et de Rome 684, (putta la vie des champs pour aller recevoir à Crémone une éducation libérale. A 16 ans, il se rendit à Milan, où il prit la robe virile, et ensuite alla à Naples, célèbre alors par ses écoles et où il se prépara aux inspirations de la poésie en s'enfonçant dans les profondeurs de la philosophie des Grecs. 11 ne vint à Rome cpj'après la bataille de Phili|)pes, et présenté à Mécène par Pollion, puis à Auguste par Mécène, il obtint la restitution de ses biens dont il avait été dépouillé par les vétérans, auxquels le vainqueur a\ait adjugé une partie de l'Italie. — Yirgile se livra d'abord à la poésie pastorale sans pouvoir toutefois parvenir à égaler Théocrite, son modèle; mais quel versificateur annonçaient déjà ses Egloyues! quel charme continu de style! Le succès en fut immense à Rome , et la cour d'Auguste admira dans cet ouvrage, non pas des mœurs vraies et une coniposition heureuse, mais les magnifuiues études de style d'un jeune éciivain ipii dotait son pays d'une n()U\ellc langue poétique. Ce n'était là d'ailleurs (pie le prélude de ses immortelles (iéor(ji(iues, monument tlu génie d'un grand poète, en même temps ([u elles furent l'œuvre d'un excellent citoyen; car s'il s'em[)urte jusqu'à y diviniser .\ugus'e, il expie bien cette faute par son courage à rappeler les batailles impies de la lAlacédoinc , à exhumer les ossements des Romains (pii à deux re|)rises avaient engraissé de leur sang les champs de bataille de la guerre civile, et à demander grâce à l'empereur pour les campagnes désertes, pour l'agriculture sans honneur. — Viigilecoiisacia, ilil-on, 7 années île sa vie à la création des OVur-