VOL — 351 — VOS
avec ce jirince, avaient mis le poclo en étal do servir son pays près (le lui. Pendant les campagnes «lorieuses [)Oiir la France, rpii amenèrent la paix d'Ai\-la-Cha[)elIe, Voltaire consacra ses talents à célébrer nos succès. Le titre d'historiographe, celui de gcntilhommo de la clnimbre, un fauteuil à l'Académie française, furent le prix de son zèle. — De nouveaux dégoûts le conduisirent à Nancy auprès flu roi Stanislas (v.); là il se lia avec madame Ducliàtelet. — Frédéric l'attira ensuite à Berlin; mais une rupture éclatante mit fin à cette royale amitié. A son retour de Prusse, Voltaire s'établit aux Délices, près de Genève, puis à Fcrneij (pays de Gex), qu'il ne quitta que pour venir mourir à Paris. Ses Lettres anglaises, son Siiède de Louis XU\ V Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, ses tragédies de Mèrope, de Zaïre, etc., quelques comédies et d'autres ouvrages, le placent au premier rang de nos écrivains. Pourquoi faut-il que sa plume se soit déshonorée par des productions impics et immorales?
Voltigeur, celui qui voltige soit sur un cheval, soit sur une corde lâche attachée par les deux bouts. Ce mot s'applique , dans l'armée, à des soldats de petite taille formant une compagnie d'élite placée à la gauche du bataillon, et principalement destinés à tirailler, à se porter rapidement de côté et d'autre.
Volute, ornement d'architecture en forme de spirale. La volute entre dans la composition des chapiteaux ioni(iue, corinthien et composite.
Vopiscus, auteur latin, natif de Syracuse, un de ceux dont les ouvrages forment la collection (|ui porte le nom ùHistoire Auguste. — On lui attribue, avec assez de certitude, les Vies d"Au- ' "voiuie. rélien, de Tacite, de Florus, de Probus, etc. Vopiscus est le seul des écrivains do l'Histoire Auguste qui se fasse remarquer par quelque élégance dans le style et quelque impartialité. — Il vivait vers l'an .30.3 de .T.-C.
Vosges, chaîne de montagnes qui couvrent de leurs ramifications le nord-est de la France, la partie méridionale de la l?elgi- ((ue et les provinces prussiennes et bavaroises situées sur la rive sepleiifrionale du canal du centre. — Elles se divisent en tijois branches : la 1'"^ suit le cours du Rhin jusqu'au !\Iont-Tonnerre; la 2'' se joint aux Cévennes; et la 3" sïHend jusqu'aux Ardeimes. Le jKiint culminant de ces montagnes, le (iuelnveiler. n'a que I,oOO mètres au-dessus du niveau de la mer. Leur forme arrondie leur a fait donner le nom de ballons. Elles sont couvertes, dans plusieui^s parties, de belles forêts de sapms et de merisiers, et po.ssèdent des
vos — 352 — VOS
mines de cuivre, de fer, de plomb argentifère non, exploitées, de houille, de sel gemme, brèclie, turquoise, serpentine, granit, porphyre, marbre noir, vert, pierres meulières, manganèse, sables à verre, terre de i)orcelaine, sources minérales et thermales, ete. Les principales rivières qui en descendent sont la Moselle, la Sarre, la ^h'urtlie, l'Ile, la Meuse et la Saône.
Vosges (département des), formé de la ])artie méridionale de la Lorraine. 11 est borné au nord par les départements de la IMeuse et de la iMoselle , à l'est par ceux du Haut et du Bas-Rhin , au sud par celui de la Ilaute-Saône, à l'ouest par celui de la Haute-Marne. Les Vosges et leurs ramifications, qui s'étendent sur la plus grande partie de la surface de ce département, lui ont donné leur nom. Les principales rivières qui l'arrosent sont la Moselle, la Meurthe, la Meuse et la Saône. On y récolte du blé, de l'orge, du maïs, du lin, du chanvre, et on y élève une grande quantité de gros et de menu bétail. L'exploitation de houillères et tourbières, de mines de fer, d'antimoine, de carrières de marbre, d'ardoises et de plâtre, forme une de ses principales richesses. L'industrie manufacturière y a pour objets la fabrication des toiles et des cotonnades, des instruments de musique, la fiouterie, la coutellerie, l'exploitation des forges, des usines et des scieries. Kpiiial est le chef-lieu de ce département, qui compte 4H,034 habitants, et a une superficie de 498,917 hectares. — On a partagé ce pays en montagne et en plaine, division justifiée en outre par la différence qu'otTrent les populations. L'habitant de la montagne , occupé de travaux agricoles peu fatigants et rarement prolongés, vivant frugalement, respirant un air pur et vif, est fort et robuste, fier de sa liberté, de mœurs un peu rudes par suite de l'isolement dans lequel il vit; l'habitant de la plaine est moins vigoureusement constitué , se nourrit plus substantiellement, mais travaille aussi beaucoup plus. Un caractère bon et franc, généreux et hospitalier, beaucoup d'éronomie, de la bravoure, un grand amour de l'indépendance, une imagination vive et poétique, sont communs aux uns et aux autres. L'industrie agricole de la plaine est différente de celle de la 7no?itagne. Ici, par suite do la richesse des pâturages, l'éducation du gros bétail en fait la base. L'agriculture de la plaine est florissante ; les propriétés y sont très-divisées : on en exporte une grande quantité d'avoine. La récolte du vin y est aussi abondante.
Voss (.Tean-Ilenri), poète, littérateur, traducteur, critique allemand, auteur du poème de Louise, né à Sommersdorf, territoire de Mecklembourg , en '1751, mort à Heidelberg en 182fi.
Vossius, nom de plusieurs érudits, antiquaires, philologues et