‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 20 sur 133 · SEP 80 — SEP · texte numérisé non relu

SEP 80 — SEP

païenne. On le retrouve à r-haque iii>tanl dans rKcriUire : il y est parlé (le sept églises, de sept chandeliers, de sept lampes, de sept étoiles, etc. On atïecta ce nombre dans la plupart des cérémonies religieuses, et il s'est perpétué dans les dogmes et les cérémonies du christianisme, où il y a sept sacrements, sept psaumes de la pénitence, sept péchés capitaux, etc. Daus les solennités du culte païen, les autels, les victimes, etc., se comptaient par sept. La Grèce avait ses sept sages, le monde des anciens ses sept mer\ eilles. — L'originelle cette faveur dont jouissait le nombre sept n'est pas douteuse chez les .Juifs: c'était la tradition primitive de la créalion du monde.

Septante. On appelle ainsi les auteurs d'une célèbre traduction grecque de l'Écriture que Ptolomée Philadelplie, roi d'Egypte, lit faire l'an 277 av. .l.-C. par 70 Juifs que lui avait envoyés le grandprêtre Éléazar. — On appelle chronique des septante un calcul des années du monde fort dilférent de celui du texte hébreu. — Septante se dit aussi des semaines de la prophétie de Daniel : ce sont des semaines d'années marquant lavènemenl du Messie.

Septembre, l*-' mois des Romains, et le 9" depuis que l'année commence au mois de janvier. — Journées de septemlire. Le dimanche 2 septembre 1792, le bruit de la prise de Verdun [)ar les Prussiens se répandit dans Paris et y jeta un effroi général. Quelques centaines d'égorgeurs se portèrent successivement sur toutes les prisons de Paris et assassinèrent ceux qui y étaient détenus, sous le prétexte que la plupart d'entre eux faisaient des vœux pour le triomphe de l'invasion étrangère. Les journées de septembre ouvrent dans les fastes révolutionnaires cette triste série de sanglants désordres que tout ami de l'humanité voudrait pouvoir effacer de notre histoire.

Septennalité. Ce mot ne se dit guère qu'en parlant des assemblées politiques dont la durée est de 7 ans.

Septentrion (de deux mots latins signifiant sept et laboureurs), le nord (v.) , celui des pôles du monde qui, dans nos climats, est élevé sur l'horizon. — Les laboureurs romains donnèrent le nom de septentrion aux 7 étoiles qui composent la Grande et la Petite- Ourse, parce qu'ils les regardaient comme des bœufs attelés à une charrue.

Septime-Sévère. empereur romain né à Leptis en Africpie, le 8 avril 144 de notre ère, mort en 21 1, régna 18 ans et montra sur le trône d'excellentes qualités et de grands défauts. Il défit les Bretons, et fit construire un rempart jiour protéger l'Angleterre contre les Pietés

Septuagésime. On nommc ainsi , dans le calendrier ecclésiasti-

SÊI' — 81 — SKR

(pie, II' (limonclio (jui précède la sexagr'iimo, et qui e<l le li- nvnnt le (liinanclie de carême.

Sépulcre. Ce mot , dérivé du latin et assez peu Usité, au raoins^ dans le langage ordinaire, est à peu prés synonyme de tombeau, et sert à désigner un lieu destiné à recevoir un mort. — V ordre du St-Sépukre fut fondé, dit-on, en Palestine par Godefroy de Bouillon, en 1099. Les clievaliers en portent les insignes suspendus à un ruljan noir.

Séquestration, séquestre (d'un mot latin Sii^nifiant Ordredu Snint-

dé[)ut]. (les deux mots, qui ont la même signification, (Paicstinei. expriment l'action do mettre une chose à part, alin qu'elle puisse être retrouvée dans l'état où on l'a laissée. — Il faut remarquer cependant ([ue le mot st'</wcs/ra//on s'applique aux personnes, et le mot séquestre aux biens contentieux, et sur lesquels les tribunaux sont appelés à ])rononcer.

Sequin. On appelait ainsi les pièces d'or de Venise; plus tard, ou donna en Italie le même nom à celles d'autres pays, tels que les états du pape , la Turquie, etc. C'est la monnaie courante dans le Levant.

Sérail (en turc sera)') signifie yjfl/a /s, Scquin de Venise.

hôtel ou même hôtellerie, et non pas seulement une enceinte réservée aux sultanes, une sorte de prison où l'on lient renfermées les femmes du grand-seigneur. 11 y a aussi bien à Constantinople le sérail des finances, delà guerre, de la marine, c'est-à-dire les hôtels de ces diverses administrations, que le sérail du sultan. On appelle même kervan-serai un hôtellerie où l'on reçoit pendant la nuit les caravanes. Harem est le seul mot qui doit être employé pour désigner la partie du sérail habitée jiar les sultanes. — Le séraiU^^l un monde à i)art; c'est une capitale dans la capitale. Plus de 6,000 personnes y vivent enfermées sans communication avec hî dehors qu'elles dédaignent et peu soucieuses de sortir du cer(;!e d'habitudes fastueuses qu'elles ont prises dès leur enfance. Le sérail est ^éritablement le centre de la civilisation orientale.

Séraphins (mot liébrou qui signifie ardent, enllammé d'amour), anges de la première hiéraichie des clueursou des es[)rils célestes. — La Suède a un ordre de chevalerie de ce nom, le plus ancien de tous ceux du pays. Il a pour insignes une cioix romaine en forme d'étoile, éniaillée de blanc, avec les lettres .L II. S. Elle est suspendue a un ruban bleu.

Sérasquier OU plutôt si'riasqnier (mot tnrc dérivé du persan et de riiiiilx', si;^iuliiinl chef d'arink). C'est le nom que les Tnrrs dunnenl, à leurs L;énéraux ou à eeux qui commandent en chef leurs armées.

Serein (de l'italien serotino, fait de deux mots latins signifiant air du soir), humidité résultant de vapeurs exhalées de la terre, avant et plus souvent après le coucher du soleil. Le serein tonibe quelquefois sans qu'on aperçoive le moindre nuage au ciel. On l'observe surtout dans les vallées, les plaines basses, à peu de distance des lacs et des rivières. Il tombe abondamment après un jour chaud. Nulle humidité n'est plus pénétrante : rien n'y résiste, ni les tissus les plus serrés, ni même le cuir.

Sérénade (de l'italien sere7}afa, fait d'un mot latin signifiant soir). On appelle ainsi, à l'imitation des Italiens, des concerts donnés le soir, en plein air, et ordinairement composés uniquement de musique instrumentale ; queliiuefois cependant on y introduit des voix. Quand le concert à lieu le matin, à l'aube du jour, on l'appelle aubade.

Sérénissîme (superlatif d'un mot latin signifiant jour sans nuarje), qualification honorifique ])rise autrefois par les rois eux-mêmes et par les évèques. Depuis que le titre de majesté est devenu commun aux tètes couronnées, celui de sérénissîme est resté aux souverains (pii ne sont pas rois et aux princes issus de maisons souveraines.

Serf, serve, servage (d'un mot latin signifiant esc?a?;e). Au temps de la féodalité, et aujourd'hui encore dans les pays où cet ordre social n'a pa^ été détruit, on entend par serf un homme de condition servile, soumis à certaines redevances et à certains droits envers son seigneur. L'état des personnes dans les Gaules était resté tel qu'il était sous la domination théocratique des druides, et n'avait changé qu'après la conquête de ces vastes contrées par les Romains. Depuis cette époque juscju'à la chute de l'empire, il n'y eut dans les Gaules que des patrons et des clients. A l'époque de Tinvasion des peuplades armées, le régime dominant était celui des clientèles. Les vainqueurs appliquèrent aux nations envahies le droit de la guerre dans sa plus rigoureuse acception. Le territoire et les populations furent confondues dans le butin. Les bénéfices, d'abord viagers et révocables, devenus héréditaires par l'usurpation des titulaires, constituèrent les pefs. Ce changement eut lieu sous les faibles successeurs de Clovis ; la royauté elle-même ne fut considérée que comme un grand fief. Ainsi se forma la féodalité, dont le !<erraije était l'un des éléments.

Serge. On compte quatre papes de ce nom. — Le I""", qui fut le 8()^ de la nomenclatuic. naquit à Talerme. et fut porté au sainl-siége

Page 1