‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 22 sur 133 · SER — 86 — SES · texte numérisé non relu

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avait alors li ans. Ce savant médecin passe pour avoir découvert, au moins en partie, le grand phénomène de la circulation du sang.

Servie, principauté tributaire de la Porte, mais dont le gouvernement est héréditaire. La Servie touche à la Valachie, à la Bulgarie, à la Macédonie. à l'Albanie, à la Bosnie et à la Hongrie. Le Danube la sépare de ce dernier royaume : sa superficie est de GOO kilomélres carrés et sa population d un million d'habitants. — Bclf/rade en est la capitale. — La langue servienne, un des quatre dialectes prmcipaux de la langue slave, fait le fond de celle des Slaves de l'est, et se lapproche plus du russe (|iie du polonais et du bolième. — La Servie a une littérature nationale, dont les principales créations sont des chants héroïques.

Servitudes OU services fonciers [i\\m mot latin signifiant eïre esclave). En droit on nomme servitude une charge imposée sur un héritage pour l'usage et l'utilité d'un autre héritage appartenant à un autre propriétaire. Il y a des servitudes naturelles, légales ou conventionnelles. Ces divers caractères sont décrits au Code civil. Les servitudes sont soumises à toutes les règles ordinaires des contrats, et font l'objet d'un titre particulier du Code civil.

Servius TuUius, l'un des plus remarquables rois de Rome, et le G"^ par ordre de succession, régna de lan 08 1 à l'an o37 av. J.-C. Tullius succéda à Tarquin-l'Ancien et acquit des titres à la reconnaissance nationale par d'utiles inslitulions; entre autres améliorations, il divisa la ville et la campagne en plusieurs tribus, les citoyens en six classes, chaque classe en centuries; et il établit le cens. 1! passe pour avoir fait frapper les premières monnaies romaines.

Sésostris. Ce nom, l'un des plus brillants qui nous apparaissent dans les ténèbres de l'antlipiité, fut probablement porté par plusieurs rois d'Egypte que les traditions ont confondus. Celui à qui l'histoire prête de si glorieuses actions passe pour avoir été fils d'Amenophis et avoir vécu quelques siècles avant la guerre de Troie. Les expéditions guerrières accomplies par Sésostris furent gigan- (es(iues. On lui attribue le projet diin canal de jonction de la mer Rouge à la Méditerranée. Ses institutions politiques furent celles d'un desi)ole de l'Orient, mais d'un despote qui n'était pas sans grandeur. Devenu aveugle, Sésostris se donna volontairement la mort, ajtres i2 ans de règne.

Sesterce, monnaie d'argent romaine équivalant à deux as et demi. Sa valeur était variable. Il faut se garder de confondre le seslertius avec \e sestertium. Celui-ci, plus souvent employé, n'était pas une monnaie réelle. Il n'avait qu'une valeur nominale de 1,000 sesterces, soit environ 200 francs.

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Séton (d'iiii mot lalin siLrnifiiiiit inrchc) , Ojiération chiniri^icale par laquelle on ititrodiiil dans les tissus sains ou malades imc handelctle de linge ou une mèche de coton. Il s'établit là une supjiuration plus ou moins abondante. Ce moyen est employé dans Fintenfion de détourner une ii-ritation fixée sur un organe im|)Ortant afin de l'attirer sur des parties non susceptibles de compromettre la vie du malade.

Sève, liquide nutritif en circulation dans les végétaux et pouvant être regardé comme le principal phénomène vital chez ces êtres. — La circulation de la sève fut ciécouvcrte par le médecin du pape Innocent XII.

Sévère (.Uexandre [y. Alexandre-Sr-vère]).

Sévère (Scptime [v. Scptime-Sévère]).

Sévère (Sulj)ice [v. Siilpice-Sévère]).

Séverin, 7,3'' pape, succéda à Honoré F'" en 639, après une vacance de plus d'une année. Il mourut le 2 août 6i0.

Sévigné (Marie de Rabutin Chantai, marquise de) naquit en Bourgogne le B février 1627, mais on ne sait pas avec certitude en quel lieu. Privée dès sa plus tendre enfance de son père et de sa mère, Marie de Rabutin épousa à l'âge de 18 ans le marquis de Sévigné, dont elle eut deux enfants. L'un d'eux, madame de Grignan, suivit son mari en Provence ; et alors commença une séparation qui désola le cœur de madame de Sévigné et donna lieu à la correspondance qui devait la rendre immortelle. Néanmoins la mère et la fille ne furent séparées que pendant sept ans; tantôt madame de Grignan venait à Paris, tantôt madame de Sévigné habitait avec elle la Piovence. Certes, les lettres qui sont adressées à d'autres qu'à sa fille, et qu'on a conservées, sont très-remarquables ; mais elles n'ont pas ce cachet de vérité, de grâce, de naturel, de tendresse (|ue portent toutes celles qu'elle écrivait à madame de Grignan. Comme on l'a fort bien dit, dans ses lettres à Bussy-Rabutin, on s'aperçoit qu'elle écrit à son cousin ; dans ses lettres à madame de Grignan, on sent qu'elle parle à sa fille. C'est aussi que ])our lui écrire elle choisit son tenii)s ; ce n'est point une affaire, une occupation, elle s'y met avec délices; elle ne cpiitte la plume qu'avec regret; ses meilleures pensées sont pour elle; elle ne lui écrit (pie lorsque son imagination n'est pas trop fatiguée; elle choisit les plus fraîches images, la lleur do ses idées; enfin elle lui doune le dessus de tous ses paniers, selon sa propre expression. — ijuand madame de Sévigné habitait Paris, elle était avec madame de La Fayette, son amie tl'enfance, le centre d'une société où se rencontraient Racine, Hoileau. La Rochefoucauld, etc. — Celle femme célèbre mourut de la

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pflilo-\(''mIolp 18 avril lOOfi. Ln flornière lettre qiio nous avons d'elle (St datée du 29 mars de cette même année. Elle fut enterrée dans l'ancienne éjîlise collégiale de Grip;nan, où se trouve encore sa tombe.

Séville, jadis la plus i^rande ville de l'Iispagne, aujourd'hui la ]iremiere après Madrid, est située dans la Basse-Andalousie. Capitale de la province du même nom, c[ui a 423 kilomètres carrés de superficie et 790,100 habitants, elle ne conipte plus qu'une population de 9fi,000 habitants, après en avoir eu 400,000. Parmi ses monuments, on cite la cathédrale, d'architecture mauresque, la plus grande de l'Espagne, riche en précieux ornements et en tableaux estimés. — On voit aux environs de Séville les ruines d'un amphithéâtre et d'une ville qu'on suppose être l'ancienne Italica et qu'on nomme aujourd'hui Vancienne Séville.

Sevrage (d'un mot latin signitlant séparer), époque à laquelle les enfants cessent de puiser leur nourriture au sein de leur nourrice ou au biberon. Cette époque varie selon quelques circonstances. Quand l'enfant s'est bien dévelo]i])é. le sevrage a lieu vers le 1 2'" ou le l.'i'' mois. L'apparition des premières dents indicpie tout naturellement que la succion n'est plus pour lui le seul moyen de prendre son alimentation .

Sèvre (la). Il existe deux rivières de ce nom en France, toutes deux ont leurs sources dans le département des Deux-Sèvres. L'une est la Sévre Nantaise, l'autre la Sêvre Niorlaise.

Sèvres (le département des Deux-), à l'ouest de la France, doit son nom aux deux rivières qui y ont leurs sources. 11 est formé de parties du Poitou, de l'Aunis, de la Saintonge et des Marches; sa superficie est de o8o,273 hectares, et sa population de 294,8;)0 habitants. Le pays est agricole et le commerce y est princijialement alimenté par les produits territoriaux. La principale \ ille du département est Niort (v.).

Sexagésime (d'un mot latin signifiant soixante). On appelle ainsi en style liturgique le dimanche qui précède de 25 jours Je premier dmianche de carême.

Sextant (d'un mot latin signifiant la sixième partie d'un tout). On nomme ainsi en marine un instrument à rédexion, servant ordinairement aux observations nautico-astronomiques, qui ont pour but de déterminera la mer la positioh du bâtiment, tant en longitude qu'en latitude; on l'ajjpelle sextant parce (pie son arc est formé seulement de la sixième partie du cercle ou de 60 degrés.

Sexte (d'un mot latin signifiant sixième), l'une des heures canonicales dui'ant lesquelles on prononce certaines prières dans les églises catholiipies. — .Au masculin, c'est le nom d'une collection de décrétales faites par ordre de JJoniface VIII.

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Seykeg, Sykes OU .S>/7.s, pouplos (lo riliiidouslan répaiidiis dnn^^ \o Liiliorc et dans difleronlcs parties du Mûultan, du Siiide, du Dellii et de l'Agra.

Seymour (Jeanne) , femme de Henri VllI et mère d'Edouard VI, rois dAn.ulcterre , était attacliée en qualité de dame d'iionneur à Anne de Boleyn , lorsqu'après l'exécution de celte infortunée elle fut choisie pour la remplacer auprès du sani^lant monarque. Elle mourut deux jours après la naissance d'Edouard VI, en '1537. — Les frères de Jeanne Seymour dévinrent la tige des ducs de Somerset et des comtes de Hertford.

Seymour (Thomas), lord Dudley, grand amiral d'Angleterre sous Henri Mil et membre du conseil de régence pendant la minorité d"Édouard VI. 11 fut enfermé à la Tour de Londres et décapité en J.'JiS.

Sforoe (Sforza Attendolo Giacomuzzo), l'un de ces condotlieri (v.) partisans ou chefs de corps francs c{ui, aux xv*^ et xvi'' siècles, se firent en Italie une sorte de réputation militaire , parvinrent à la fortune et s'établirent comme souverains d'états plus ou moins considérables. Il eut pour père un cultivateiu- de Cotignola, village entre Imola et Faenza, et naquit le 10 juin 1369. Il fut le fondateur de c(iLte maison des Sforces, qui s'empara du pouvoir en Lomhardie et le conserva ou le reconquit sous le nom de ducs de Milan, jusqu'à l'époque où Charles-Quint fit la conquête du Milanais. — Sforce (Franrois-Alexandre) . lils du précédent, naquit le 25 juillet 1401 . Il se montra de bonne heure l'héritier de la bravoure et de l'habilité, comme de l'ambition de son père. Agé seulement de 23 ans, lorsque ce dernier se no^a dans la Pescara, il agit dès lors en général et en polilitpie habile. — Sforce (Ludovic) se fit reconnaître duc (le Milan, au [irèjudice de son petit neveu, malgré ses crimes. L'histoire doit lui tenir compte de la protection qu'il accorda aux arts. Ce fut à sa recommandation ([ue Léonard de Vinci composa le fameux tableau de la Cène, l'une des merveilles de la peiiitiu'e. Il laissa deux lils qui régnèrent après lui, Maxiinilien et François-Marie Sfiyrce. Avec eux finit, en 1535, la domination de la rac(i dAttendolo sur le Milanais.

Shaftesbury (Antoine Ashley-Cooper, comte de) était petit-fils du félèbie chancelier d'Angleterre qui avait porté le premier le litre de comte de Shaftesbury. Écrivain et moraliste , Shaftesbury n'a (lomié aucune grande composition, mais il ne fut pas sans action sur le siècle où il vécut. Il mourut en 1711 .àXaples, à l'âge de 42 ans.

Shako (v. Scluilios).

Shakspcare (William), le plus célèbre jioèle dramatique de l'Angleleire, na([uit le 23 avril ioOi-, à Stratford-sur-Avon, dans le

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