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romté (lo A\'iir\vi(k, d un p('rc m;ircliiin(l de loino, reçut lo? \\rcniiors ôlémcnls (ies lettres à Técole de son villaj;;e, brillii d alioid parmi les braconniers par son adresse et sa résolution, et lut pour certains hauts faits de braconnasse réduit à se réfugier à Londres, où i! se lia bientôt avec des acteurs dans la troupe desquels il finit par s'engager. Daclenr, il ne tarda pas à se faire auteur dramatique ; et son théâtre nous représente i'histoire des cent années qui précédèrent sa naissance. C'est une galerie clievaleresque : là sont suspendues les cottes de mailles et les masses d'armes du xiv'" et du w"^ siècle. Vous voyez réunis sous leurs gonfanons et leurs bannières les fiers paladins de cet antique brigandage; car, il faut le remarquer, l'auteur le plus ))opulaire de la Grande-Bretagne en est peut-être le moins démocrate. Ce dut être vers 1614 qu"il se retira du théâtre. 11 ne jouit pas long-temps du repos qui semblait promis au reste de sa carrière. Il venait de marier sa seconde iille, lorsqu'il succomba, le 23 avril 1(116, dans sa '61" année.
Sheridan (Riehard Brinslev). poète dramatique distingué et l'un des plus grands orateurs qu'ait produits l'Angleterre, naquit à Dublin, le 4 novembre 1751. Sa conduite privée a laissé des taches à .-a mémoire , et il était devenu totalement étranger aux grands événements de l'Europe lorsqu'il mourut misérablement, en juillet '1SI6. à l'âge de 65 ans.
Shérif (v. Cher if).
Shetland, groupe d'îles appartenant à l'Ecosse et connues aussi sous le nom de Hitland , que lui donnent les marins hollandais et Scandinaves. Elles sont situées entre l'Ecosse et la Nor^vége. Depuis '1742, les lies de Shetland sbnt la propriété de la riche et puissante famille des Dundas. Le groupe entier se compose de 86 îles plus ou moins grandes. Trente seulement sont habitées et ont une population de 30,000 âmes. La plus grande est Shetland ou Mainland, dont la capitale Leruick renferme 15,000 habitants. La côte occidentale est formée d'une muraille de rochers de 2 à 400 mètres de hau(eur.Sunkee,lepointculminant,està 4.")5m. au-dessus du niveau de la mer.
Shilling ou shelliiig, monnaie d'argent en usage en Angleterre. 11 vaut en monnaie de France 1 franc 20 centimes. Il y a aussi des schilhngs en Hollande, en Flan'lre et en Allemagne:
mais ils ne sont ni du même poids, ni
du môme titre. shilling [Angleterre).
Shore (.lanei. e(''|èbre |»arsa beauté et surtout par ses infortunes,
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semhlnil do^linro à uno vio ol)>(ur(' , ninis hoiireiiso. Ello avait épousé un riche orfèvre de Loiulres, lorsqui; Kdoiianl IV la fit enlever. A la mort du roi , .lane Shore s'attacha au lord Ilaslin;^>, l'un de ses ministres, llastings périt à son tour, et Jane fut accusée de sortilège à l'instigation du duc de Glocester , qui voulait donner le change sur les assassinats qu'il commettait. Jane fut condamnée à faire pénitence publique, et tous ses biens furent confisqués.— On a prétendu qu'elle fut enfermée dans un cachot où elle mourut du plus horrible des supplices, la faim. Des historiens dignes de foi attestent cependant qu'elle survécut long-temps à ses malheurs. — Jane Shore a fourni, en Angleterre et en France, le sujet de plusieurs drames.
Si, note de musique, ('/est le septième degré île notre échelle musicale dans le mode majeur, et le second dans le mode mineur.
Siam, royaume de l'Indo-Chine, au delà du Gange. Sa surface est d'environ 15,000 kilom. carrés, et sa po[)ulation de .3,000,000 d'hab. 11 est borné à l'est par l'Anam et le Laos^ an sud par le Malacca et le golfe de Siam, à l'est par l'empire des Birmans et au nord par la Chine. Les Siamois descendent en partie des Mongols, en partie des Malais. La religion dominante est le bouddhisme. L'histon-e connue de ce peuple ne remonte pas au delà de 1547,
Sibaris, sibarite (v. S)/6rtr/.s).
Sibérie, partie de l'em[)ire de Russie qui comprend tout le nord du continent asiatique, au delà de la Tatarie indépendante, delà Mungoli(> et de la Manlchourie. On évalue sa superlicie à 2,I()0,000 kilomètres carrés, et par conséquent elle est plus grande (jne toute l'Europe et que le quart de l'Asie continentale. Sur cet immense espace on ne comptait guère, au commencement du siècle actuel, que 1, (100,000 habitants, ou à peu près .3 par i kilomètres carrés. La Sibérie contribuera quekpie jour à établir des communications plus intimes avec la Chine , le Japon, l'Amérique et l'Océanie, et sous ce rai)port elle mérite l'attention et les vœux de tous les amis de l'humanité.
Sibylle, sibyllin, mots dérivés d'uu coiuposé grec , signillant conseil divin, parce qu'on regardait les s/6(///c.s comme inspirées par un dieu, au nom duquel elles rendaient des oracles. — Le nom de sibjille fut dabord donné, à ce qu'on croit, à la prophétesse de Delphes qui vivait très-lung-temps avant le siège de Troie; par la suite il devint commun à toutes les femmes et lilles ipii rendaient (l(\s oracles. — On appelait livres ou vers sibyllins les livres contenant les prédictions des sitniUos. Ces livres, qui axaient une grande autorité parmi les Uomains, sont aujourd'hui au nombi-o
sî<; 92 sir,
fie 8 : ils contiemionl. ])lusi(Mii's vers i^rccs pr()phéti(iu('s; mais les savants no croient pas à leur atitlicnticité et ostinient qu'ils lurent fabriqués sous le règne d'Antoninou do Marc-Auièlo. Celle de Cumcs fut la plus célèbre; mais non loin de là, à ïibur sur le Tèvéron, les honneurs furent rendus à la sibylle Tiburno, aussi appelée All)usnée.
Sicaire (d'un mot latin signifiant yjo/f/narrf). Avant le siège de Jérusalem, les sicaires étaient des voleurs de Palestine répandus dans ce pays, excitant le peuple à la révolte et ])illant les maisons de ceux qui obéissaient aux Romains. 'Comme ces brigands étaient armés de sicas, poignards recourbés comme le sont encore aujourd'Iiui ceux des Perses, les Romains les api)elèrent sicarii, d'où nous avons fait le mot sicaire, qui dans le style noble est synonyme de coiiju'-iarret et LVassassin.
Sicambres (les), une des nations occidentales de la Germanie, habitaient près du Rhin et poussèrent dans la suite leurs limites jusqu'au Weser. Ce peuple belliqueux prit une part active à la lutte de la Gaule et de la Germanie contre Rome. Vers la décadence de l'empire, les Sicambres quittèrent leur nom et se fondirent dans la tribu des Franks, dont les destinées, alors obscures, n'annon(;aient pas encore les futurs fondateurs de la monarchie française.
Sicard (l'abbé Rocli-Ambroise Cucurron) naquit le 28 septembre Miî, au Fousseret, près de Toulouse. 11 succéda, au mois d'avril 1790, à l'abbé de LÉpèe (v.), dans la direction derécole des sourdsmuets de Paris. Exclu au 18 fructidor de l'Institut, il y fut rappelé en I SOI sous le consulat, et mourut le 1 0 mai 1822 à l'âge de 80 ans. L'abbé Sicard est un de nos bons grammairiens.
Siciles (royaume des Deux-). Il se divise en deux parties, les domaines en deçà du Phare, ou le royaume de Ao;5/cs(v.), et les domaines au delà du Phare, ou la Sicile — La S/cî'/e est la plus grande île de la Méditerranée. Elle est séparée du royaume de Naplos par un détroit appelé le Phare de Messine. Sa forme est triangulaire, les sommets de ses angles sont autant de caps, et sa population s'élove à 1,800,000 habitants (v. Nciples).
Siciliennes (Vùprcs). Charles d'Anjou , frère de Louis IX, roi de France, régnait à Naples et en Sicile au xiii'" siècle. Les agents de ce j)rince s'étaient rendus odieux aux Siciliens par leurs vexations. Charles d'Anjou faisait sa résidence à Naples, tandis que dos chefs militaires et des magistrats de son choix et tons Français gouvernaient la Sicile : Jean Prochita ou Procida, qui croyait avoir reçu un affront personnel, avait d'abord conçu le projet de soulever contre les Français les populations des deux royaumes ; mais il avait ensuite loslreint ^vi\ plan à la Sicile. (Commencés le lundi de Pâques