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(.{0 mnr> 1282), ù Flioure dos \r|»re.-;, i'i Palermo, los égorgements jic cessèrent qu'à la fin d'avril. L'exemple de la capitale fut suivi dans toutes les localités de l'ile. On a évalué à 28,000 le nombre des victimes de cette sani^lante réaction.
Sidoine Apollinaire (Caius Sollius) , évèque (le Clcrmont en Auv('rtj;ne, homme d'état, ^orateur et poète, naquit à Lyon le ."i novembre i.'JO, et mourut vers l'an 488 dans la 58" année de son âge, et la ]S° de son épiscopat, la 7" du règne de Clovis. La maison de Polignac prétend être issue du frère de ce prélat, et soutient que du nom d'ApoUinaii'e s'est insensiblement formé celui de Polignac. — Les traducteurs des œuvres de Sidoine ont pris pour épigraphe cette phrase : Sidoine esl pournos Gaulois k César et le Tacite dumoyen ûfje.
Sidon , grande et célèbi'e ville de la Phénicie , située sur le bord de la mer, à environ 200 kilomètres de Damas et à 96 de Tyr.
Siècle n'a pas toujours signifié un espace de cent années; les druides, au dire de Pline, entendaient par siècle une période de 30 années; mais pour les llomains ce mot indiquait le même nombre d'années qu'il représente |)our nous. — Siècle se dit aussi d'une certaine période historique : la siècle de Louis X IV .
Siège. Ce mot, dans son acception la plus ordinaire, désigne un meul)le fait pour s'asseoir : il y en a un grand nombre de variétés qui prennent difTérents noms, suivant leur forme et la nature des matériaux dont ils sont construits : tels sont les chaises, les fauteuils, les bancs, etc. Rien n'a plus varié que la forme des sièges ])armi les divers peuples de l'antiquité. — On nomme aussi siège la ])lace où s'assied le juge jiour rendre la justice. — Par extension, on désignait autrefois ainsi le lieu même où se rendait la justice; et l'on dit encore : le siège d'un tribunal, d\me cour, le siège du gouvernement. — Le saint-siège ou siège apostolique est l'église romaine, représentée [)ar le pape, évêque de Rome. — Siège, en termes d'art militaire, est l'action datta(|uer une place fortifiée pour s'en rendre maître.
Sierra-Iieone, partie de la côte de la Guinée septentrionale qui s'étend depuis la colonie américaine de l'Ibérie jusqu'à la Sénégambie. Sierra, en espagnol, signifie montagne. — La colonie anglaise de Sierra-Leone est formée en grande partie de la Péninsule de ce nom. Sa population, de 13,000 âmes environ, se compose de colons nègres venus de l'Amérique septentrionale, de nègres marrons venus de la .lamaïque, d'esclaves de la Barbade, de soldats nègres pensionnés, etc. — On en exporte du café, du riz, de la poiidie d'or, do l'argent, des peaux de penthères, etc., etc.
Sieste (dérivé du mot espagnol siesta (>t du \t'rbe seltear], signj-
SIE — Oh — SIK
(ic faire la méridienne on dorniir jiprts midi. — En Orient, on Espagne, en Italie, dans Ions le» pays chauds, le inol sieste indique d'une manière générale le temps qu'on donne au sommeil pendant la journée. Mais dans la plupart de ces pays, le dîner ayant lieu vers le milieu du jour, le mot sieste indique Taclion de dormir après dfner. Sièyes (Emmanuel-.Ioscph), né le 3 mai I7i8, à Fréjus, mort à Paris en 1836. Desliné à l'état ecclésiastique, ce hardi novateur politique fit ses études dans un séminaire , prit sa licence en Sorl)onne, reçut les ordres, et était vicaire-général de l'évèché de Cliarires, quand éclata la révolution. Il en embrassa les principes avec enthousiasme et fut élu député du tiers aux états-généraux par le bailliage de Chartres. — De tous côtés on se demandait quel serait, dans cette assemblée, le rôle du tiers-état ; s'il obtiendrait une représentation égale en nombre à celles de la noblesse et du clergé réunis; si l'on délibérerait par tète ou par ordre, c'est-àdire, si le tiers n'aurait qu'une seule voix représentant 2o, 000, 000 hommes, contre les deux voix de la noblesse et du clergé représentant au plus 1")0,000 privilégiés. L'abbé Siéyes aborda cette discussion importante et y déploya un talent énergique , amer, concis et )>lein de lucidité. Rien n"égale Tefrct que produisit la brochure qu'il publia sur ce sujet , éloquent manifeste de la classe moyenne qui se résumait en trois questions et en trois réponses. 1" Qu'est-ce que le tiers-état ? — Tout. 2° Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique? — Rien. S^Que demande-t-il? — A être quelque chose. — Quand les états-généraux furent réunis, et lorsque la cour, effrayée de l'esprit et de la tendance que manifestait l'assemblée , » essaya de la dissoudre , en envoyant M. de Dreux-Brézé ordonner aux communes d'avoir à se séparer , rénergi([ue apostrophe de Mirabeau au grand-maître des cérémonies décida du sort de la révolution, qui fut irrévocable quand Sièy^es eut lait déclarer par ses collègues qu'ds formaient Vassetnblée nationale. Dès lors on voit Sièyes figurer au premier rang parmi les hommes chargés d'élaborer la' constitution nouvelle ; ses idées personnelles en matière de gouvernement sont adoptées sur un grand nombre de points, et c'est à lui qu'on doit, par exemple, entre autres innovations utiles, l'anéantissement desdémarcations provincialeset la division du terrilou-e en départements. Mais il ne put faire préviiloir ses vues sur la question des dîmes; elles furent abolies, et ce fut alors qu'il prononça ce mot si amer : « Ils veulent être libres et ne savent pas être justes ! n Dès ce moment il s'isola et se renferma dans un silence ob.-;tiné. Après avoir refusé d'être évèque de Paris , il accepta un pianilal électoral sous la convention, mais s'v condamna au même