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Silence qui avait siijnalé les derniers temps de sa léi-'islaturc à rassemblée constituante. Le 9 thermidor, en rendant à la discussion la liberté (|ue lui avait enlevée la terreur, fit de Siéyes un des chefs du parti modéré qui venait de triompher. Nommé successivement président de la convention et membre du nouveau comité de sulut public, il prit part, en cette dernière qualité, à toutes les négociations diplomati(iues qui s'établirent entre les puissances coalisées et la France victorieuse. 11 refusa d'être compris au nombre des membres du directoire, mais accepta les fonctions d'ambassadeur de France près la cour de Berlin, mission dans laquelle, du reste , il réussit assez mal, et revint à Paris, en 1799 , au bout d'une année d'absence. La journée du 18 brumaire eut lieu de son aveu, et il en fut une des dupes, car il était convaincu qu'elle se faisait au profit des idées constitulionnellcs qu'il élaborait , tandis qu'il lui fallut reconnaître, dès le lendemain, que le jeune général de l'armée d'ilalie et de l'armée d'Ég\ [)lc n'avait vaincu les conseils que pour se mettre à leur place. Il dit alors tristement : « Nous avons un maitre; il mil tout , // peut tout et il veut tout. Dès ce moment Sièyes termina volontairement son rôle et refusa d'être nommé second consul et collègue d'un homme duquel il disait : « lows verrez où il nous mènera; mais il le faut! » — Quand l'empire vint, Sièyes ne refusa point son concours à Napoléon ; il accepta de lui les fonctions de sénateur et le titre de comte , et fut proscrit par la restauration en raison de son vote régicide dans le procès de Louis XVI. Il ne put rentrer en France que grâce à la révolution de juillet, et mourut laissant la réputation d'un penseur profond, d'un homme d'état, théoricien habile, mais qui n'avait jamais enl(Hi('iu le côté pratique des affaires et des questions.
Sigismond. L'hisloire compte plusieurs hommes remarquables de ce nom. — Le premier, saint Sigismond, dont l'église romaine honore la mémoire le 1*'" mai, connue martyr, était roi de Bourgogne, et avait succédé, en l.'ilG, à son père Gombaud ou Gondebaut. Sigismond établit la religion de Rome dans ses états. Ses sujets s'étant révoltés à l'instigation du roi d'Orléans, Ciotlomir, ce dernier lui enleva son trône, et le fit conduire avec toute sa famille à Orléans où, suivant les uns, il eut la tète tranchée, et suivant d'autres, il fut jeté dans un puits avec sa femme et ses enfants. — Sif/isinond , empereur dAllemagne , fils puîné de Charles IV et frère de Wenceslas, naquit en ISOG, e! fut élu roi de Hongrie en 'I.'5<S(); mort en 1137. — Sigismond, roi de Pologne, surnommé le Grand , était le .")" (ils de (Casimir IV et d'Klisabelh. Il fut élu roi en 1307 après la mort d'Alexandre Jagellon son
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l'rére. Doué de toutes les qualités (jui font uu yiand roi, il uiouiut en 1518, laissant une mémoire vénérée de tous ses sujets. — Sigismoiul II , dit Auguste, (ils du précédent, lui succéda en 1548 Il mourut en 1572, après un régne de 24 ans, sans laisser de postérité. Avec lui finit la branche mâle de la race des .la2;ellons : Il eut pour successeur le duc d'Anjou, depuis roi de France sous le nom de Henri III. — Shjismond III, neveu du précédent, et fils de Jean lU, roi de Suède, fut couronné roi de l'oloj;;ne en 1587. A la mort de son père il réunit la couronne de Suède à celle de Pologne; mais son attachement à la religion catholique l'ayant rendu suspect aux Suédois, luthériens comme on sait, ceux-ci le dépossédèrent de lacouronneen 1604.11 mourut à l'âge de 66 ans, en 1632.
Signal, signaux, signalement, movensemployéspour transmettre des ordres t)u des avis à certaines distances. Des coups de canon, des drapeaux, des pavillons, des appareils télégraphiques, des feux, des fusées servent de signaux par la manière dont ils sont combinés , lorsque ces combinaisons sont connues d'avance de ceux à qui ces signaux s'adressent. — Le signalement est la description de tout l'extérieur d'une personne qu'on veut faire reconnaître : on donne à la gendarmerie Ics^s/^y/ia/cmen/s des déserteurs, des accusés contumaces.
Signature ( d'un mot latin signifiant apposition du sceau, du cachet). Anciennement on ne signait pas les actes, le sceau ou le cachet des contractants tenait lieu de ce que nous appelons aujourd'hui signature, et rjui est la souscription, l'apposition de son nom au bas d'un acte. — L'usage des signatures, tel qu'il est établi encore aujourd'hui, ne s'est guère introduit en France que dans le cours du \iii^ siècle, époque à laquelle l'institution des notaires commença à prendre une véritable importance.
Signe, indice, marque d'une chose présente, passée ou à venir; signe certain, infaillible, non écjuivoque, diagnostique. L'intermittence du pouls tst souvent un signe de mort prochaine. Quand les hirondelles volent bas, on croit que c'est signe de i)luie. L'arc-enciel fut un signe d'alliance entre Dieu et Noé. La croix est le signe du salut.*— S////?e désigne aussi certaines marques ou taches naturelles qu'on a sur la peau. — Ce sont encore certaines démonstrations extérieures que Ton fait pour donner à comprendie ce que l'on pense, ce que l'on veut faire : faire signe de la tète ; signes d'amitié, d'intelligence. — Signe désigne en astronomie la douzième partie de l'écliptique ou du grand cercle de la sphère céleste que le soleil semble ])arcourir dans l'intervalle dune année. C'est aussi le douzième de la zone zodiacale.
Signification (d'un mot latin qui veut dire faire savoir, donner