‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 26 sur 133 · SIL · texte numérisé non relu

SIL

/({ marque , le i,igne d'une chose j. Demander la sifjni/icalidu d'une ehosc , c'est chercher à savoir quelle est son essence , sa nature , ce qu'elle représente , ce qu'elle est ; demander la sùjnifical ion ,û' un mot, c'est vouloir connaître l'idée parliculicre dont il est la représentation. — Dans la langue du droit, le mot sifjni/lcation exprime un acte de procédure qui a pour objet de porter un fait à la connaissance d'une personne [)ar un mo} en légal, à l'aide de l'entremise d'un officier public.

Silence (d'un mot latin signifiant se taire). Nom dune divinité du 3^ ordre, née de l'imagination des Grecs, qui honorèrent sur la terre jusqu'au mutisme. Toutefois, elle tire son origine d'Harpokrat, dieu égyptien, que les descendants de Cadmus et de Cécrops , durant le régne des Ptolémées seulement , révérèrent sous le nom d'IIarpokraès, d'Harpocrate (v.), du Dieu-Soleil. — • En physicjue, le silence est l'opposé, l'absence du bruit. — Dans l'Ecriture , le silence est prié a^ii figuré, pour le repos , la ruine et la mort. — En musicjue,' oi*i '.appelle silences des signes correspondant aux véritables valviirs des notes, et marquant l'interruption des sons pendant ts^ute' la durée de ces mêmes valeurs. Le s('/e/ice d'une ronde se non^me pause et se marque par une petite barre horizontale; celui d'tiWfi 'blanche, cZem/-pause, et se figure de même, à cela près d'une, .légère différence de position. Le silence d'une noire s'appelle ' Siujj/r ; celui d'une croche, demisoupir: celui d'une double ci'oolle, quart de soupir, et ainsi de suite.

Silène, fils de Pan et de la Terre, à qui Jupiter confia l'éducation de BaccJins (v.). Ses c^/'-aVaissances variées dans les sciences naturelles furent très-utiles 'à'ÎJacchus, qu'il égayait par son h.unietir liouH'unne, jiar les saillies j^'iqyantes que le vin lui inspirait , j/ar son talent pour la musique, '.et souvent par son peu d'aplomb sur l'une qui lui servait de monture.

Chef respecté des satyres, considéré des dieux et vénéré des mortels , le bon Silène eut l'honneur d'être célébré par Orphée, qui lui adressa un hymne qu'on chantait en brûlant de la manne en son honneur aux fêles de Bacchus. Drodore de Sicile le représente comme un général habile, un philosophe profond et le conseiller de lîacchus dans les expéditions lointaines. — Il ne faut pas confondre le Silène des poètes, des myllio-

Page 1