‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 4 sur 133 · SAM — 20 — SAM · texte numérisé non relu

SAM — 20 — SAM

ville (le Somnric, niitour (h l;u|ii('llo ils \ ivniont. L()rs(|uo les Juifs, à leur retour de la cajjlivité de Babjlone, réédilièicnt le tem|)le de Jérusalem, les Samaritains leur proposèrent de prendre part aux travaux; mais cet t(>oirre l'ut rejetée, et de là vint une iiaine profonde entre les Juifs et les Samaritains, haine qui durait encore à l'époque où vivait Jésus. Atteints par la proscription qui envelojipa la nation juive tout entière, les Samaritains se retirèrent à Naplouse, l'ancienne Sicliem, et à Jaffa. Leur population s'est tellement affaiblie sous l'oppression des Turcs, qu'en IS'i'l ils ne comptaient plus que 30 familles ou 200 individus. Leur religion a des rapports avec celle des .luifs, mais elle n'admet àeV Écriture sacrée que les 3 livres de Moïse et le livre de Josué.

Samedi, ce nom du 1^ et dernier jour de la semaine vient d'un mot hébreu sabbath qui signifie repos et d'un terme latin qui veut dire jour. Le samedi était consacré au repos en commémoration de ce que Dieu , après avoir créé le monde en 0 jours, s'était reposé le 7*^, et avait lui-même ordonné à Moise d:- sanctifier ce jour. — On appelle samedi f/ras celui qui précède \e mardi (jras, dernier jour du carnaval. — Le samedi saint est celui qui précède le jour de Pâques.

Samnites, habitants de l'ancien Samnium, dans l'Italie inférieure. L'histoire nous les fait connaître comme un peuple belliqueux et jaloux de sa liberté, que les Romains ne purent soumettre entièrement qu'après 70 ans de guerres sanglantes. Ce sont eux qui firent passer sous le joug une armée romaine, l'an 321 (v. Fourches Caudines ) ; mais s aincus successivement par les consuls Fabius Maximus, Curius Dentatus, Lucinius Fabricius, ils se virent forcés d'implorer la paix, et l'obtinrent en 272. La forme de leur gouvernement était démocratique.

Samos, île de l'Archipel grec, vis-à-vis des ruines d'Éphèse et du promontoire de Mycale, fut dans l'antiquité la plus puissante des iles Ioniennes. Elle est célèbre depuis la tyrannie de Polycrate, soit dans l'histoire des arts et des sciences, soit par le culte de Junon qui y était née. Ses Hottes se rendirent souvent redoutables aux Perses. Dans cette île furent fondues les premières statues de bronze. Là, Rhœciis et ses fils, Théodore et Téléclès, se signalèrent comme sculpteurs. — Samos perdit la dernière ombre de sa liberté républicaine sous l'empereur Vespasien (60 ans après J.-C). Elle a une étendue de 33 kilomètres carrés, et est très-fertile, quoique montagneii.se. Population, .'ïO.OOO âmes. Cora en est la caitilalo.

Samotbrace (uujuurd'liiii Sdiiuindraclii), île de l'Archipel, située

vis-à-vis de l'embouchure de l'Èbre, dont elle est distante d'environ 48 kilomètres. Quoique petite et peu importante, elle fut cependant le foyer de certaines doctrines religieuses qui prirent une physionomie particulière et distincte de celles de la Grèce. Les dieux de Samothraco étaient les Cabiies, parmi lesquels ylx/eros et Axiochersos représentaient le ciel et la terre, tous deux à la fois rnàles et femelles.

Samoyèdes, peuples habitant le nord de l'Europe et de l'Asie et dont une partie a été soumise par les Russes dès 1.525. Leur religion est le christianisme; un petit nombre seulement ont conservé leurs anciennes croyances. Les Samoyèdes de la Sibéi'ie, à l'est de rOm-al, vivent nomades dans les vastes désertsdu gouvernement de Tobolsk, à l'embouchure de l'Obi.

Samson, lils de Hanué , de la tribu de Dan, naciuit l'an du monde 2859. Doué d'une force prodigieuse, il tua mille Philistins avec une mâchoire d'àne, enleva un jour les portes, les gonds et les verroux de la ville de Ga^'a, et les transporta sur une haute montagne vis-à-vis d'Hébron. Épris d'une fennne philistine nommée Dalila, il eut la faiblesse de lui révéler le secret de sa force, et cette i'cnune le vendit aux Philistins. Quand on lui eut coupé les cheveux et crevé les yeux, on l'employa à tourner la meule d'un moulin. Mais, avec ses cheveux, renaquit sa force. Trois» mille Philistins l'avaient fait venir dans le temple de Dagon pour en faire un objet de risée ; Samson s'approcha d'une des plus fortes colonnes de ce temple , l'ébranla , et s'ensevelit sous ses ruines avec ses op- ])resseurs.

Samuel, hls d'Elcana, de la ti'ibu deLévi, consacré dès sa naissance au service du temi)le, grandit et se fortilia sous les yeux du grand-prètre Héli, aucpiel il succJda. Samuel gouverna le peujjle d'Israël jusqu'à ce qu'étant devenu vieux il établit ses fils conune juges à sa place; mais ceux-ci se laissèrent corrom[)re et rendirent des jugements iniques. Alors, les anciens allèrent à Samuel, et lui demandèrent un roi. Le prophète, après avoir cherché inutilement à les détourner de cedessem, sacra roi Saiil, la fleur d'Israël. Plus tard Saiil méprisa les ordres du Seigneur, et hit abandonné de Dieu. Samuel alors sacra un autre roi nommé David, puis il mourut l'an du montle 2947, à 98 ans. — On attribue à ce prophétie le Livre des Jui/cs, celui de Ruth, et le l*-"'" des Rois. C'est lui (pii commence la longue chaîne des prophètes, laquelle ne fut interrompue qu'à Malachie.

San benito (contraction des mots espagnols sacco beuito, sac bénil), nom qu'on donnait en Espagne et en Portugal à l'habit dont

on revêtait los linvliques, condamnés par l'inquisition; à l'oxemple de la i)r('init'n' éiilise où l'on revêtait les criminels d'un sac qu'on appelait ('"Lralement bénit.

Sanchoniaton , auteur phénicien , fut l*"'' hiérophante. Plusieurs le l'ont naître à Béryte, au temps de Gédéon, juge en Israi;'! (1197 années avant notre ère). 11 est, avec Mo'i'se, le plus ancien historiographe des temps primitifs, mais il ne nous reste de ce grand-prètre tyrien qu'un long fragment de la traduction qu'en avait faite le juif Pliilon, et qui fut cité par Eusèbe, évèque de Césarée.

Sancir, coulcr bas. Un vaisseau sancit, lorsqu'environné de fortes lames, par un très-mauvais temps, il en est enveloppé, couvert et submergé.

Sanctification, action de la grâce qui sanctifie, action par laquelle on bénit, on rend saint : la sanctification des fidèles. — La sanctification des dimanches, des fêtes, est la célébration de ces solennités suivant la loi et l'intention de l'église. — La sanctification du nom de Dieu est sa louange, sa bénédiction. Sanctifier, c'est rendre saint. La charité sanctifie les richesses. — C'est aussi louer, bénir, déclarer saint, célébrer.

Sanction (d'un mot latin signifiant décret, ordonnancé), acte par lequel le roi exerçant une partie de l'autorité législative, donne à une loi l'approbation, sans laquelle elle ne serait point exécutoire. Ce niots'a])plique par extension à la simple approbation qu'on donne à une chose : le public n'a pas donné sa saiiction à cet établissement.— Saiiction se dit aussi de la peine ou de la récompense qu'une loi décerne, pour assurer son exécution : sanction pénale. — 11 signifie en outre, constitution, ordonnance sur les matières ecclésiastiques, mais ne so. dit guère en ce sens qu'a\ec le mot pragmatique (v.).

Sanctuaire (dérivé par contraction de 2 mots latins signifiant Saint des Saints). C'était le lieu le plus reculé, le plus saint du temjjle de .lérusalem, où l'on conservait l'arche d'alliance, et, où le grand-prêtre seul avait le droit d'entrer. — C'est, dans nos églises, la partie du cœur où se trouve le tabernacle et où repose le Saint-Sacrement.

Sand (Charles-Louis), né le B octobre 179") à W'unsiedel, dans la pi'incipauté de Baireuth, était étudiant, lorsqu'en \S\'6 le renou\ellemeiit de la guerre l'appela aux armes. Dominé par un mysticisme religieux et politique alors trop conuuun parmi les étudiants allemands, il assassina Kotzehue (v.) à Manheim en 1819, et se perça du même poignard cpù lui avait servi à commettre son crime. 11 ne mourut pas de ses blessures, et subit en

1820 la peine capitale, après une instiiiclion longue et pénible (v. R'otzpbue).

Sandal OU Sa«/a/ ( mot arabe ) .. bois de teinture originaire de L'Inde. On en connaît 3 esi)ères : le blanc, le citrin et le rouye. On apporte le blanc des îles de Timor et du Solor. Le citrin vient de la Chine et de Siam; il est d'un goût aromatique, un peu amer, d'une odei:r douce qui se rapproche d'un mélange de musc, de citron et de rose. Le rouge croît dans les Indes orientales en de^'à du Gange. — Ces différents bois sont fréquemment employés en teinture et en tabletterie.

Sandjiak OU Saudschalc (mot turc qui signifie élnndarcl). C'est, dans l'armée turcpie, un oflicier d'un rang secondaire qui ne peut faire ])orter devant lui, comme marque d'honneur, ([u'une seule queue de cheval, tandis que les pachas en ont deux ou trois. Les sandschaks sont aussi les gouverneurs de petites divisions territoriales, qui , du nom de leurs fonctions, ont été appelées sandschiakats. Trois ou quatre de ces divisions forment un pachalik.

Sandwich (les îles). groupe d'îles de l'océan Pacifique, au nombre (le 1 1. dont 7 sont habitées et 4 désertes, entre le 19'-" degré et le 2-î'' de latitude nord , et le Io4'^' et le IGo'' de longitude ouest du méridien de Green^vich. Elles furent découvertes par le célèbre Cook dans son 3" voyage autour.du monde, et on les appela ainsi en l'honneur de lord Sandwich, alors !''■' lord de l'amirauté. Superficie totale 3G() milles carrés. La nature de leur sol est volcanique. On y trouve de l'eau en abondance. Plusieurs animaux domestiquesde l'Europe y ont été natui'alisés. Elles produisent l'igname, l'ananas, la patate, la canne à sucre, l'arbre à pain, le cocotier, le bananier, etc. Les habitants, au nombre de 440,000, appartiennent à la race malaise. Us sont doux et assez industrieux. La plus grande île de ce groupe est Oicaihi, et la plus fréquentée, Oahu ou Wuahu. Le roi Taméhaméha, mort en 1813, a rendu son régne remarquable par les progrès qu'il a fait faire à la civilisation. Il a soumis la [ilupart de ces îles et fixé sa résidence à lianarm-a, dans l'île Woaliu. Hio-Lio, son fils et son successeur, vint à Londres avec son épouse en I82i. Us y moururent tous les deux. C'est sous son règne que les missionnaires prêcheront le christianisme dans ces îles, et convertirent les habitants à la religion protestante. Tamehanieha III, né en 1814, a succédé à son frère.

Sang, lluide sans cesse agissant dans l'économie animale. Son inllucnce est indispensable à la vie. Il entretient le mouvement organique chez l'homme et les animaux supérieurs. Lorsque sa circulalion est momentanément suspendue, la faiblesse, le froid se font

biontôt sonlir, et si le temps de la suspension se prolonge, la syncope arrive et la vie s'éteint. C'est au moyen des divers principes qn'il renferme que le sanjz; enirelient la nulrition de nos organes, ('."est ainsi cpi'il fournit aux nuiscles la fibrine dont ils se composent; cette substance est liquide dans le sang, elle devient solide dans les muscles. Le sang est encore la source de la sécrétion de toutes nos btunours. Des appareils particuliers sont chargés do faire un choix, de s'assimiler, en un mot, les principes (pii conviennentaux fonctions qu'ils ont à remplir. — Le sang n'est pas de la même couleur chez tous les animaux ; les uns ont le sang rouge et les autres le sang blanc. Chez les animaux à sang rouge, le fluide affecte deux teintes; dans les veines il est noirâtre, dans les artères il est toujours d'un rouge vermeil , ce qui est dû à la décarbonisation du sang veineux par l'oxygène de l'air pendant l'acte de la respiration (v. Circulation). La tem])érature du sang varie aussi chez l'homme et les animaux; elle s'élève chez les mammifères ta 35, 36 , 37, 40° centigrades; chez les reptiles et les laissons, elle est à peine au-dessus de la température du lieu où ils vivent. — Le sang de l'homme et des mammifères est légèrement visqueux. Peu de temps après sa sortie des vaisseaux , il se sépare en deux parties, l'une rouge concrète appelée caillot., l'autre lirpiide d'une couleur jaune verdàtre dite sérum. Le caillot, composé en grande partie de fibrine, devient proportionnellement moins considérable que le sérum à mesure que l'on descend vers les animaux élémentaires. Sous le rapport chimique, la connaissance delà composition du sang laisse encore beaucoup à désirer. La divergence des résultats obtenus par un grand nombre d'analystes diminue la confiance que l'on pourrait avoir dans leurs découvertes. A part })lusieurs substances qui n'ont pas été rencontrées par tous les chimistes dans l'analyse du sang, nous nommerons celles qui se trouvent dans la i)lupart des analyses, ce sont l'mu, ï albumine , la fibrine, la substance colorante appelée héinatotine, du fera l'état d'oxyde, du sulfate de potasse, du phosphate de chaux et de magnésie, de sel marin, etc. — Le sang, suivant les inlluences qu'il subit dans l'économie, s'altère plus ou moins; les mauvais aliments, les boissons malsaines, l'excès de travail, les miasmes deviennent la cause immédiate de maladies dans lesquelles on reconnaît que le sang est manifestement altéré. Diverses observations font admettre aujourd'hui que la matière cancéreuse existe dans le sang. Des faits démontrent également que les afîeclions goutteuses, calculeuses, les scrofules et la phthisie tuberculeuse résultent de l'altération du sang. Celle altération est surtout évidente dans le choléra asiatique, cl dans les maladies pestilentielles.

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