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système, et recul avec solennité labjuralion de 1 hérétique (17 septembre 1719), qui, en récompense, lui donna les moyens de s'enrichir par ragiotage. Peu de temps après, malgré une condamnation comme sinioniaque, il fut employé 'par Tabbé Dubois auprès de la cour de Rome qu'il trompa, et obtint pour cet infâme ministre du régent le chapeau de cardinal. A son retour en France, Tenciu fut nommé à larchevèché d'Embrun (I72i), puis promu au cardinalat en 1739. Il mourut le 2 mars l7o8, à près de 80 ans.
Tencin (Claudine-Alexandrine Guérin de), sœur du précédent, naquit à Grenoble en 1681. Elle se rendit célèbre par son goût pour l'intrigue, et par les charmes d'un esprit agréable, qui firent de son salon le rendez-vous de tous les hommes distingués par leur génie ou par leurs talents, pendant la première moitié du xvni" siècle. Destinée par sa famille à la vie religieuse, pour laquelle elle n'avait nul penchant, elle n'eut ])as plutôt prononcé ses vœux, qu'elle protesta contre !a contrainte qu'elle disait avoir subie, et obtint sa sécularisation vers 1714. — Sa maison devint bientôt le centre de la plus brillante société de Paris. Cest dans son salon que se préparaient les élections de l'Académie, et elle donnait par •semaine deux dîners où elle réunissait des hommes d'esprit qu'elle appelait plaisamment ses béies ou sa ménagerie. — Elle mourut à Paris le i décembre 1749. On cite d'elle une foule de mots pleins, de finesse. Elle a publié quelques romans, dont le plus estimé est le comte de Comminges , et qui tous se distinguent par la justess d'observation et par la délicatesse du style.
Ténédos OU Bi)gJjci, île de la Turquie d'Asie, dans lArcliipel sur les côtes de l'.Vnatolie. Sa fertilité est devenue proverbiale Elle produit du coton, du blé et d'excellents vins. De bonne heur( elle passa sous la domination des T'jrcs, qui l'ont conservée do- [)uis IGo8. — La ville de TcnéJos ou Bogdja est bàlic en demi-cerclej dans un vallon, sur le penchant de deux collines. Le climat y Ci^ très-doux. La population s'élève à G, 000 âmes, dont un tiers ap-î partient à la religion grecque. Tihicdox a d(^s rapports fréquents avec Constantinoplc.
Ténériffe d'ancienne Xivaria et l'iuitalia., la plus grande d( îles Canaries, située à 4 4 kilomètres N.-O. de celle de Palma. ElU a environ 96 kilomètres du N.-E. au S.-O., i\ de large, 260 d( circonférence, 520 carrés de superficie. Population, 73,32b individus. Son fameux pic, qu'on aiierçoil de 160 kilom. au large par im temps favorable, s'élève à près de 4,000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Cette île, ipii n'a point de rivière, mais ik's torrents et un grjnd nombre de sources, jouit d un climat au?.si
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agréable que sain. Le sul des |)ai lies cultiNées est tics-l'erlile. Les {■ollincs sont couvertes de vignobles jusqu'à leur sommet; et les vallées, d'orangers, de palmiers, de dattiers, d'agaves, de bananiers, de cannes à sucre, d'arbustes odoriférants, etc. Ses produits consistent en froment, orge, maïs, huile, fruits délicieux, vins dits de Viduenu (Vidognc) et de Malvoisie, très-ieclierchcs, etc. On y élève de gros et de menu bétail. Le seul animal sauvage qu'on y rencontre est une espèce de chèvre dont le type n'existe nulle part ailleurs. Le chef-lieu actuel vslSanta-Cruz. Au xvi"^ siècle, ïénérilfe fut prise sur les Guanchcs par Fernandez de Lugo, qui extermina ce peuple. Elle a toujours appartenu depuis à l'Espagne.
Ténia (ver solitaire). C'est, de tous les vers intestinaux, celui (|ue l'on redoute le plus et auquel on attribue une longueur extraordinaire; la cause de cette erreur vient de ce que les observateurs, se fondant sur la fausse dénomination de ver solitaire, ont
Fra/jmriil de Tihiia.
considéré comme un seul ver plusieurs de ces animaux réunis. On a dit (|ue la longueur du ténia [xjiivait dépasser 30 mètres; c'est une erreur; l(>s auteurs les [)lus dignes de foi la porlenl a 10 mètres au plus. Le ténia est plat, transparent; sa tète est extrèmeinent petite, et son corps est articulé dans toute sa longueur. Le remède le plus efTicace contre cet hôte incommode est la décoction de l'écorce de grenadier.
Teniers (les), peintres llamands. — Teniers (David', dit le Vieux, né à Anvers en 1582, fut élève de Hubens, et commenra par faire de grands tableaux ; mais la nature ne l'avait pas créé pour le genre historique. A Home, où il était verni terminer ses études, il ne lit plus que des tableaux de chevalet. De retour à Anvers , il s'attacha à représenter la naliu-e llamande dans toute sa na'iveté : des réunions de buveurs, de fumeurs, des chailatans, des kermesses ou fêles de village, etc., tels sont les sujets auxcpiels il consacra son pmceau, et ipi il reproduisi! a\ec autant d(> talent que de lidélit,''. Il mourut dans sa ville natale, en I (l iO, à l'âge de 67 ans, et laissa 2 (ils, David et Abraham, tous deux peintres, tous deux ses élèves; nuiisle dernier n'eut j.imaiscpi'un laleiil médiocre. — Tcnicrs-le-Jcune X. 17
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(ainsi uomiuo pour le disliiigucr de sou père) senlil he'.irenscnicnt de bonne heure la nécessité d'être autre chose qu'un habile copiste, et (juitta sa ville natale pour se retirer dans un villa2;e entre Malincs et Anvers, afin d'étudier la nature. Sa retraite devint bicnlôt le rendez-vous de toute la noblesse du pays. L'archiduc Léopold le fit gentilhomme de sa ciiambre; la reine Christine lui donna son portrait avec une cliaîno d'or; enfin le roi d'Espagne, le prince d'Orange et plusieurs autres grands seigneurs l'honorèrent d'une protection éclairée et généreuse. Né en 1610 à Anvers, il mourut à Bruxelles en 1794. Une grande vérité d'observation , une touche s[)iiituelle et fine, une couleur bien graduée, telles sont les qualités qui distinguent son talent et qui donnent encore aujourd'hui un grand prix à ses moindres ouvrages.
Ténor, terme de musique emprunté de l'italien {rnore, et qui s'applique à l'espèce de voix d'homme qu'on désignait autrefois sous le nom de taille (v.). Le ténor a la même étendue que le soprano ou dessus, voix ordinairement des femmes et des enfants, mais il se trouve naturellement une octave plus bas. — Le mot ténor s'applique aussi au chanteur qui possède une voix du g(înrc de celle qui vient d'être définie.
Tension, état de 00 qui est tendu. Une corde rend un son plus aigu ou plus grave, selon quelle a plus ou moins de tension. — Tension d'esprit, grande ai)plicalion.
Terburg (Gérard), habile artiste, dont les ouvrages sont plus que jamais recherchés, eu! le mérite de créer un genre qui forme une subdivision des plus distinctes dans l'école flamande et hollandaise. Ce maître se recommande ])ar une intelligence de la nature noble, belle, simple et vraie. Coloriste agréable, il n'employa presque jamais son pinceau à représenter la grossière gaieté llamande, les buveurs de bière et les fumeurs, les corps-de-garde, les sabbats; mais il choisit les sujets de ses tableaux dans un monde élégant et poli. Ce sont presque toujours des concerts bourgeois,] des collations en famille, des visites d'amis, gens d"es|)rit et bionj nés, cavaliers galants, jeunes pages vêtus de velours et de satin, | femmes jolies, coquettes au regard doux, aux mains blanches, à h taille un peu chargée d'einbon[)oint. Ses intérieurs sont ornés de soyeuses tentures, de riches ameublements : rien n'est oublié, ni les lapis aux vives couleurs, ni l'épinette, ni le sopha, ni les porcelaines.— Gérard Terburg naquit, en |608, à Zwol, dans la province de Over-Issel, et mourut en 1681, à l'âge de 73 ans. On ne saurait porter plus loin que ce peintre l'intellige ce du clair-obscur, 11 avait un talent unique i)our peindre les élolfes, et particulière- j ment le satin.