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toujours vei'l , et prospoi'O clans les pays monlueux, sur lo penchant des collines. — Les provinces tlo Kiang-Nan, Kiang-Si et Che-Kiang fournissent le thé vert, celle de Fo-Kieii le thé noir. Le péko est le plus recherché de tous. — La première récolle a lieu vers le mois de- février :
VX""^ c'est le thé impérial ; il est >.'^X réservé pour l'usage de ^"^ l'empereur et de la cour.
La seconde récolte se fait au commencement d'avril, et la troisième dans le mois de mai. On fait ensuite sécher ces feuilles dans des maisons , d'abord au simple contact de l'air, puis dans des magasins chauffés; on les roule ensuite, puis on les e\i)édie en paiiuets. — Il paraît que le thé fut introduit en Europe par les Hollandais en IGIO, (|u'en I()3G il fut apporté en France, et en 166(3 de Hollande en Angleterre par les lords Arlington et Ossary. C'est aujourd'hui une des productions de la Chine qui olTre le débouché le plus facile et le commerce le plus avantageux pour ses habitants. La quantité énorme (pii en est exportée annuellement en Europe et en Amérique peut être évaluée à 80, 000, 000 de francs. — Les auteurs des Lettres édifumtea rapportent que les Chinois gardent pour eux le meilleur thé , et ils prétendent que celui qui est livré au commerce d'exportation a souvent bouilli plus d'une fois dans les chaudières de ce pays. — On a donné, par analogie, le nom de thé à un grand nombre de plantes exotiques dont les feuilles offrent la consistance et la forme du thé , et qui sont employées par différents peuples comme boisson d'utilité ou d'agrément. Tel est le fameux 7naié ou thé du panijjuaij , dont l'usage est général dans l'Amérique du Sud; il se prend par infusion comme le thé, et remplace ce dernier.
Théatins, Congrégation de cleics réguliers établie en liJI i par .Tean-1'ierie CarafTa, évoque de Théato (aujourd'hui Chieii) dans le royaume de Naples, qui devint pape sous le nom de Paul IV. Le but principal des théatins était de ramener le clergé à son état
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piimiliC de perfection; ils faisaient reniontei' leur origine jiisfin'aux apùtrcs, prétention peu fondétî, puis([iio les premiers de ces relii;ienx cpii se parèrent du litre de clercs réguliers ne datent, comme nous venons de le dire, cpic du xvi" siècle. — Les fenunes a|)|)artenant à l'ordre des Ihéatins sont sous la direction de ces religieux. Elles ont pour fondatrice la vénérable Ursule Benincaza, morte en odeur de sainteté dans l'année KM 8. Elles forment deux congrégations : les théatiues de la Conyrégati'm et les ihéalincs de l'Erwiiafjp.
Théâtre (d'un mot grcc signifiant lieu où l'on regarde) , lieu où l'on reitiésenle des spectacles dramati(|ues. Les anciens en possédaient de magnilitpies. Il serait très-ditlicilc de préciser l'époque de
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Plan d'tui Ihcûlre romuiit.
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la constriirtiiiu dv:^ premiers lliéàti'es dans l'Iùirojie luoileiiic. Ce ne lui que dans le wi'^' siècle que des archilectes italiens édilièrenl des salles de spectacles fixes. — Le premier théâtre de pierre fut construit chez les Grecs par Thémistocle, dans la ''6'^ olympiade, peu après la défaite de Xerxès. Ce théâtre était adossé à rarropolc d'Athènes, et on en reconnaît encore la forme à la dépression du terrain. Il ne reste guéie plus de traces à Rome du premier théâtre romain , érigé par Pompée l'an de Rome 699. — Le théâtre antique se composait de deux parties principales : 1" la partie semicirculaire appelée le creux , en latin cavea, et réservée aux spectateurs; 2° la scène destinée à la représentation. — Le creux ou cavea, en italien (jfrad/?îato, et que nous appelons à tort l'am/)/;/ihéâtre, était garni de rang de gradins, séparés en plusieurs étages l)ar des galeries également semi-circulaires nommées ceinture chez les Latins, prœcinctio. Les étages de gradins étaient eux-mêmes divisés par des escaliers rayonnant autour du centre en portions (pie leur forme avait fait appeler navettes et coins. — L'orchestre était la partie semi-circulaire comprise entre le creux ou cavea , et la ligne j du proscenium ou avant-scène. — Chez les Grecs, le chœur se [)Iaçait ] dans Yorchestre, au milieu duquel était le thyméle, petit autel sur lequel on sacrifiait à Bacchus au commencement du spectacle. Comme dans les théâtres romains il n'y avait ni thymèle, ni chœur, l'orchestre était moins étendu, et était réservé aux personnages les plus j distingués. — Le mot scène avait une signification plus étendue dans j les théâtres des Grecs et des Romains que dans les nôtres. On appelait ainsi toute la construction rectangulaire qui faisait face à ram[)hithéàtre, et formait le fond du théâtre. — La scène com-j ])renait donc Vavant-scène , les dessous, la scène proprement] dite , et le derrière de la scène. — La scène proprement dite correspondait à notre toile de foiui, avec cette diflerence (pic c'était une construction solide, embellie des plus riches ornements de rarchi-j tecture. En avant était une plate-forme on bois appelée pulpitum,\ sur laquelle se tenaient les acteurs. — Chez les Grecs comme chez les Romains, régnait souvent, derrière la scène, un portique pour mettre! les spectateurs à couvert eu cas de |)luie. — Par extension , le inotj théâtre se dit des règles de l'art dramatique, de la poé'sic dramatique] elle-même. Il désigne encore des œuvres complètes d'un auteur dramatique : le théâtre de La Harpe, de Ducis, etc. — Par coup de thcâfrel on entend un événement inattendu qui , dans une pièce , étonne et] frappe les spectateurs; cette même expression s'applique aussi an.xj événements imprévus qui arrivent dans le monde. — Enfin le motl théâtre . pris au figuré, désigne encore le lieu, la ville, le pays où