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(Icroiilc au pit-d d une luoiilaiiiic , ;i I kiloiiiclic du lU'uvi' et sur sa livc i,'auilK\ 1.0 sultan Saladiu Iculouia dcMiiurailleâCty lilconstruiie plusieurs monuuu'uts. La liladoUo, qui domine toute la ville et s'élève au pied du iMoUalsaui, fut bâtie par ce prince en 1 166. lîlle a 3 kilomètres de eirooutèreiue. Parmi les monuments ([u'on doit aux souverains de IKgypte, on cite le Divan des janissaires, le Puits et le Divan de Joseph. Le Divan de Joseph est une vaste salle qui se trouve dans la citadelle et dans laquelle les Aïoubites (dynastie de princes qui ont régné en Kgypte et en Syrie) rendaient la justice; l'enceinte de cette salle est décorée de 32 colonnes de granit. Le Puits de Joseph, l'un des plus merveilleux de cette époque, sert à approvisionner d'eau la citadelle: il est taillé dans le roc vif; sa profondeur est de 90 mètres et sa circonférence de 20. Le Caire compte environ 260,000 habitants. Il est divisé en 53 quartiers, a 71 portes , possède 300 mosquées, i-j maisons de bains, des palais , des jardins, et plusieurs établissements publics. Cette ville fut prise par les Français le 23 juillet 1798 , et ils l'occupèrent jusqu'en 1801. Les ports de Boulaq et du vieux Caire servent d'entrepôt et de magasins aux produits du Delta et de l'Europe, de la Nubie et du Sa'ïd. C'est aux environs du Caire , et à 12 kilomètres de distance sur la rive droite du Nil , qu'on voit les célèbres i'yramides d'Egypte (v. Pyramides).
Caisse , caissier (déri\ é d'un mot grec signifiant cache). Par caisse, on entend généralement une boîte ou un coffre. Mais ce mot a reçu une acce[ition toute particulière en passant dans le commerce ou dans la finance. Caisse désigne les valeurs en numéraire qu'un banquier, un commerçant ou un simple particulier a chez lui ; c'est aussi le coffre qui les renferme, et la pièce où ce cofTre est placé. Le caissier est celui qui a la gestion et la responsabilité d'une caisse. — En termes d'art militaire, caisse est le synonyme de tambour: mais, pris dans cette acception, son étymologie est espagnole.
Caisse des dépôts et consignations, destinée à recevoir les dépôts de deniers (pii , dans certaines circonstances , doivent être consignés entre les mains d'un tiers. La première idée de cette institution date de 1791. En 1793, il fut ordonné que toutes les consignations seraient faites , à Paris , à la Trésorerie nationale , et, en province , dans les caisses des receveurs publics. La caisse des dépôts et consifjmitions fut long-temps confondue avec celle à' amortissement; mais elle en a été distraite par la loi du 28 avril 1816 et par une ordonnance du 22 mai de la même année.
Caisson , dénomination qui s'applique tantôt à une arme , tantôt à une machine de guerre , tantôt à un moyen de transport. Les troupes
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SI' sorvoni en clVt'l de caissuii» d'arlifices, qui sont des espèces de fouijasses ou de mines volantes; lescjnelles s'entrenièlenl de projectiles creux, et auxquelles un saucisson communique le feu. — 11 y a ensuite les caissons d'ambulance, pour transporter les blessés; les caissons de vivres, (rartillerie, d'infanterie, du génie. Les uns sont destinés au transport des munitions , les autres à celui des vivres du sjoldat. — C'est aussi un terme d'architecture , servant à nommer les com[)artimenls symétriques et renfoncés qui divisent et ornent souvent un plafond ou une voûte. On enrichit quelquefois les caissons avec des feuilles d'or ou autres ornements, et on place au milieu une rosace sculptée. Il y a en Italie des églises non voûtées dont les plafonds sont ornés de caissons. L'église Notre-Dame de Lorette à Cnin.wii. Paris otfre des exemples de ce genre d'ornement.
Cajolerie , louange , langage flatteur ayant pour but d'obtenir de quelqu'un des faveurs quek^onques. La cajolerie est une adulation habile et délicate, un genre de séduction personnelle où il n'entre ni avilissement, ni bassesse. Voilà surtout en quoi elle diffère de la flatterie. Cal, terme de pathologie, servant à désigner la cicatrisation qui s'opère entre les deux surfaces d'un os fracturé. Il y a le cal provisoire et le cal définitif. Le cal est la même chose que le calus. On n'a commencé à bien connaître la nature du cal que vers le milieu du siècle dernier.
Calabre, province d'Italie , formant la partie la plus méridionale du royaume de Naples. C'est une péninsule bornée au nord parla Basilicate et le golfe de Tarente , à l'est par la mer Ionienne , au sud et à l'ouest jiar la Méditerranée et le détroit de Messine , qui la sépare de la Sicile. C)n la divise en Calabre ultérieure et en Calabre citérieure , dont les populations s'élèvent ensemble à 800,000 habitants. Dans l'antiquité , la Calabre était habitée par les Bruttiens et autres colons grecs. Cette province, quoique montagneuse, n'en contient pas moins des campagnes fertiles et très-favorables à la culture. Elle a été dans presque tous les siè(-les désolée par des tremblements de terre, et surtout en '1638 , 1659 et 1783. Plus de 30,000 habitants furent victimes de ce dernier désastre. Les villes principales de la Calabre citérieure sont : Cosenza , Paola ou Paula, Bisignonlo, Cassano, Scalea , Caliati , Rossano , Ambriatico , Strongoli , Carenza, Martorano et Amantea. Celles de la Calabre ultérieure sont : Catanzaro , Crotone , Santa-Severina , Bola , Taverna , Nicastro , Belcastro , Sainte-Eiiphémie , Squillace, Tropea, Nicotera , Milelo. Oppido, rterace, Reggio et Bova.
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Calais (l\is-ilo- l(1Ô[);iiUmirmiI (liijj luriiiL' de l'Artuist'l do laBas^*c- Picardie, a pour diel-liou Arras. Il tire soii nom du bras do nier situé entre Calais et Douvres, el dont la largeur est de iH kilomètres environ. — Calais, ville maritime de ce département cpii compte près de 12,000 habitants, à ioG kilomètres de Paris, est un port bien fortifié, mais peu commode. Il est fréquenté par les paciuebots (pii vont de France en Angleterre, et cjui procurent à la ville un mouvement annuel de |)lus de 50,000 voyageurs. On y fait des armements pour la pèche de la morue et du hareng. Une industrie nouvelle, la fabrication des tulles, y fait vivre environ ;),0()0 individus. C'est aussi dans celte ville (|ue se confectionnent les métiers à tulle qui fournissent les ateliers du Pas-de-Calais , du Mord , de la Somme et d'autres départements plus éloignés. Il s'y fait un commerce extérieur aussi étendu que productif en bois de chêne et de sapin, en fers et autres productions du Nord. Calais n'a commencé à avoir quelque importance cjne vers le x'^ siècle. 11 fut pris par Edouard III, roi d'Angleterre, en 1347, après un siège d'une année ; et cet événement marque dans l'histoire par le dévouement héro'i'que û'Eustache de St-Pierre (y.) et de ses compagnons. Le duc de Guise reprit cette ville aux Anglais le 8 janvier 1 538. On rapporte que Bonaparte, encore premier consul , étant venu à Calais en 1803 , montra quelque prévention contre les habitants, qui souffraient extrêmement de l'état de guerre avec les Anglais. Le maire de la ville rappelait avec complaisance , dans la harangue olficielle d'usage, ledévouementd'Eustache de St-Pierre, Bonaparte l'interrompit en disant : « Mais votre Eustache de St-Pierre s'est rendu ! » Et cette brustjue interruption déconcerta fort l'orateur, comme on doit bien se le figurer.
Calamine , mélange de silicate et de carbonate de zinc avec des carbonates de fer et de manganèse, des calcaires et des argiles. Leur couleur varie du blanc au rouge, du jaune au gris. Elles sont souvent complètement à l'état terreux. Les procédés pour extraire le zinc de la calamine nous viennent, dit-on, des Chinois. La calamine sert à la préparation du laiton. — On appelle calamine électrique un composé de silice, d'oxyde, de zinc et d'eau, cristallisé en prismes à 4 ou 0 faces électriques par la chaleur. — C'est aussi le nom d'un genre de graminées dont les espèces sont originaires des Indes.
Calamité, malheur, infortune qui pèse sur les masses. La peste, \r,w exi'inple, est une calamité qui dépeuple une ville, mais à laquelle iilusieurs personnes i)euvent échapper. Le malheur et l'infortune mit (|uelque chose de |)lus individuel et de plus spécial.
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Calandre, oist'iui (lu i^ciirc dlnuclli' [\.). \i\\v i\ le plumage, les ailes el la ([iieiie seiiihlahks à ceux (le l'alouelle commune; elle a aussi les mêmes mœurs. C'est un oiseau de passage. Son chant devient fort agréable ({uand on a pu la mettre en cage toute jeune encore. — (Vest aussi le nom d'un genicï d'insectes coléoptères (|ui l'ont de grands dégâts dans les campagnes. Ils atta(iuent particulièrement les i)almiers et les graminées. — C'est encore le nom d'une machine ])our presser et lustrer les draps. Cet appareil avait été introduit en France par Colhert. On a substitué à la machine primitive une combinaison de cylindres à rotation continue, qui a été imaginée en Angleterre.
Calao, genre d'oiseaux omnivores, de l'ordre des passereaux, qui habitent les Indes, l'Afrique et la Nouvelle-Hollande. Ces oiseaux ont un bec énorme surmonté d'une proéminence en forme de casque , de corne ou de croissant , et qui devient aussi grosse que le reste de leur corps. Ils se tiennent habituellement perchés sur les arbres morts et dépouillés.
Calas (les), malheureuse famille protestante, qui, vers le milieu (lu wiii'' siècle, fut un déplorable exemple des funestes écarts auxquels se laisse facilement entraîner le zèle religieux. Cette famille se composait de Jean Calas et de sa femme, de quatre fils et deux lilles, leurs enfants. Jean Calas, presque septuagénaire, commerçant intègre, jouissait à Toulouse d'une haute estime, que ne lui refusaient pas les catholiques eux-mêmes. Un des fds Calas avait abjuré le ])rolestantisnie, et dès ce moment s'était constitué en hostilité avec sa famille. Marc-Antoine Calas, son frère aine, d'un esprit ardent et fier, d'une profonde et sombre mélancolie, qui avait exprimé hautement son dégoût de la vie, est trouvé un jour pendu à la porte du magasin de son père. Aussitôt, malgré la doideur et l'effroi de la famille, de trop fervents catholiques accusent le vieillard Jean Calas d'avoir donné la mort à son fils , jeune homme robuste et déterminé, parce que ce fils devait, disaient-ils, changer de religion comme l'avait déjà fait son frère. Aussitôt les Calas sont arrêtés et mis en jugement. Pendant ce temps-là , le corps de Marc-Antoine, qui, dans toute autre circonstance, aurait été traîné sur la claie, peine infamante inlligée alors aux suicidés, était porté soleiuiellement aux ])rocessions de moines. On proclamait le malheureux jeune homme martyr de la foi. Un premier jugement condanma Calas, sa femme et l'un de ses jeunes fils à la question ordinaire et extraordinaire. Sur l'appel de ces infortunés, le tribunal rendit un second arrêt condamnant Jean Calas à la torture et au supplice de la roue. f,e malheureux vieillard ne cessa de