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les frères qui triihissaienl. I.o carbonarisnu' n'avait aucune unité de doctrines : parmi ses membres les uns convoitaient la république, d'autres a[)pelaient de leurs vœux la race de Napoléon avec le système constitutionnel.
Carbonate, nom généricpie des sels neutres , composés d'acide carbonirpie et d'une base quelcon([ue. On les appelle sous-carbonates lorsqu'ils présentent un excès de base. Beaucoup de substances trèsconnues sous des noms vulgaires portent en chimie le nom généri([ue de carbonates, telles sont : l'alcali volatil (sous-carbonate d'ammoniaque), la craie de marbre et la pierre calcaire (sous-carbonate de chaux), la potasse du commerce et le sel de tartre (sous-carl)onate de potasse).
Carbone , corps simple , non métallique. Combiné avec l'oxygène , il forme l'acide carbonique; combiné avec du fer, il forme l'acier. On retrouve le carbone dans presciue toutes les substances animales ou végétales, l'anthracite et le charbon de bois sont composés en grande proportion de carbone mêlé avec d'autres substances terreuses ou végétales. Le carbone n'a ni odeur ni saveur : dans son état de complète pureté et d'agrégation extrême, il forme la magnifique cristallisation ([u'on appelle diamant.
Carbonisation. Opération chimique par laquelle on réduit un corps en charbon. Elle consiste à dégager des substances animales ou végétales tout le carbone qui n'est pas susceptible de former des composés volatils, et à l'obtenir aussi pur que possible. Il reste ordinairement mêlé à des sels fixes et à d'autres éléments qui constituent les cendres que l'on retrouve après la couibustion du charbon. Il y a deux procédés de carbonisation : l'un, que l'on emploie dans les forêts pour la fabrication du charbon ; et l'autre, qui consiste dans la distillation des suijstances que l'on veut carboniser.
Carbure, corps formé par la combinaison du carbone et d'une substance simple. L'acier n'est rien autre chose que du proto-carbure de fer. Le gaz hydrogène carburé ou combiné avec du carbone est employé pour l'éclairage. Il détone par l'étincelle électrique, lorsqu'il est mis en contact avec l'oxygène.
Caroan, cercle de fer avec lequel on attachait par le cou, à un poteau , celui qui avait été condamné à cette peine. Ce supplice était connu des Romains; le condamné ([ui y était attaché portait sur sa l)oilrine une alliche ([ui in(li(|uail son nom et le crime qu'il avait commis. Dans le moyen âge, le carcan et le poteau auquel il était lixé étaient le symbole de la haute-justice qui appartenait au seigneur féodal. — Une loi de 1832 a fait disparaître cette peine inlaniante de nos codes.
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Carcasse i^do tleiix mots latins siiïnilianl chair vide), (li'isiii;ii(' dans le liinL:;aL!;o vulgaire le squclellr d'un animal vertébré, dépouillé de ses cliairs , et s'applique aussi à ce qui reste d'nn coriis quand on en a retiré les membres : carcai^se de poulet , de dinde. — Ce mol sijinitle encore au ii.mu-é : I" ime machine de i>u('rre (|u'on remplit de i^renades et de bouts de canons de mousquets chargés de grenailles; 2" un bâtiment sans bordage, les débris d'un navire jeté à la côte, etc.
Carcassonne,chel'-lieu de préfecture du département de VAude (v.) sur la ri\iere du même nom, à (i^Ji kilomètres de Paris; population, 17,500 habitants. En 4iO cette ville fut con(|uise par les Vi.sigoths; en 724 elle passa aux Sarrasins d'Espagne, et leur fut enlevée par Pépin-le-Bref en 759. Elle eut beaucoup à souffrir de la guerre des Albigeois et ne fut réunie à la couronne qu'en 1 247, par la cession qu'en fit Louis IX au dernier comte Raimond de Trencavel. L'évèque de Carcassonne est sulîragant de l'archevêque de Toulouse. Cette ville renferme les principales manufactures de draps du Midi et en fait un commerce considérable avec le Levant.
Cardan, né à Pavie le 24 septembre 1501 et mort le 21 septembre 1576. 11 s'occupa de philosophie, de médecine et d'astrologie judiciaire, professa la médecine clans plusieurs villes d'Italie, refusa une chaire à l'imiversité de Copenhague, dut à sa grande réputation une pension du pape, et s'attira par ses critiques et par son caractère altier l'mimitié de presque tous ses confrères. Il publia beaucoup d'ou\ rages qui forment 10 volumes in-fol. et qui sont vm mélange de rêveries et d'observations ([uelquefois intéressantes. Il se laissa mourir de faim pour accomplir un lioroscope qui ne lui donnait que 73 ans à vivre.
Cardeur , ouvrier qui carde. — On appelle cardiers les ouvriers qui fabriquent des cardes, instruments à l'aide desquels on peigne la laine, le coton, etc., alln de les démêler et de les disposer à la filature . Ces instruments consistent en une planche munie d'un manche et garnie d'un côté seulement d'un grand nombre de petites pointes en fil d'archal très-fin légèrement courbées. On se sert de deux cardes dont l'une est tenue fixe, tandis que l'autre passe dessus et dresse les fils qui sont entre-deux. On fait aussi des cardes cylindriques mises en mouvement par une mécanique.
Cardinal , un des 70 prélats qui composent le sacré collège , qui ont voix active et passive dans l'élection du pape, et parmi lesquels le pape est ordinairement choisi. On croit que le nom de ces prélats vient du mot latin cardo , gond ou pivot , parce qu'ils sont le pivot du gouvernement de l'église. On aitpelait autrefois cardinaux les iirètres
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qui desservaient les principales paroisses (](" Rome, ils n'étaient pas même évoques. Ce fut en I0;)9, après de longues contestations avec le saint cmpii'e, que le pape Nicolas H décida au concile de Rome que désormais les caidinaux seraient charités de rélection des papes, le droit d'approbation étant réservé au clergé et au peuple. En 117!) ce droit leiu- lui même retiré et les cardinaux restèrent électeurs exclusifs. Le costume de ces prélats est rouge, rose sèche ou violet suivant la ditlérence des temps; ils portent pour coitrure un chapeau de forme basse, à larges bords, d'où pendent de longs cordons de soie rouge. — Employé adjectivement, le mot cardinal emporte toujoiu's l'idée de préférence, de supériorité.
Cardinales (vertus) : ce sonl\a prudence , \a justice, la force, la tempérance; on les appelle ainsi, dit-on, parce qu'elles sont la base de toutes les autres vertus.
Cardinaux (points). On appelle ainsi en géographie et en astronomie quatre points fixes aussi invariables que la sphère , le nord, le sud, Vest, Vouest (v. ces mots). Les vents cardinauxsoni donc ceux qui soufflent de ces quatre points pruicipaux de la sphère. — Les nombres cardinaux sont ceux qui désignent une quantité sans inarquer Tordre et qui restent indéclinables : un, deux, trois sont des nombres cardinaux, opposés, par conséquent, aux mois premier, seco7ul, troisième, et qu'on appelle nombres ordinaux.
Cardon. Plante du genre artichaut. Elle est bisannuelle et originaire de la Barbarie. Elle fut d'abord transplantée en Espagne , mais elle a été cultivée aussi en France ; et le cardon de Tours , plus gros et plus al)on;lant en substance alimentaire, est aujourd'hui le plus estimé. Il produit deux soua-\aii''tés, le cardon plein et le cardon à côtes rouges, dépourvus tous deux d'épines.
Carélie (v. Karélie).
Carême (qui a pour étymologie le mot latin quadragesima, quarantaine). Jeune annuel qui comprend 46 jours et dure depuis le mercredi des Cendres jusqu'au dimanche de Pâques. Il est imposé aux fidèles en mémoire du jeûne de J.-C. On croit que l'institution de cette abstinence remonte aux apôtres eux-mêmes. Autrefois, pendant le carême , non-seulement on ne mangeait pas de viande , mais on ne faisait qu'un seul repas après le coucher du soleil. L'église grecque et l'église romaine n'ont jamais été d'accord sur la fixation du temps du carême; il était de 7 semaines à Constantinople , mais on ne jeûnait que '6 jours par semaine. Outre le carême de Pâques, les Grecs avaient encore celui des Apôtres, celui de l'Assomption et celui de Noël. Charlemagne , par un capitulaire , punit de mort ceux qui , par mépris pour la religion , font gras pendant le carême (789).
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Aiilrefois riiù[)i(al de l'Hùtel-Dioii ;i Paris avait seul le droit , pendant la durée du carême, de débiter et tie vendre de la viande.
Carême, nom du plus rélebre cuisinier de ce siècle; il déijuta dans la carrière, par diriger les l'ourneaux de M. de Talleyrand, ministre des affaires étran,i;ères de Napoléon, fut successivement cuisinier du prince régent d'Angleterre , de l'empereur Alexandre , et mourut à 50 ans, en 1831, contrôleur de bouche dans la maison de }tl. de Rothschild, ce roi des banquiers et ce banquier des rois. Carême en 25 ans (it faire à Vart plus de progrès qu'il n'en avait fait en 2,000 ans.
Carène. C'est la même chose que la quille. Longue pièce de bois qui sert de fondement au navire. On entend encore par carène la quille et les bordages extérieurs du navire jusqu'à la ligne de lloltaison. — Ce mot désigne aussi le pétale inférieur des fleurs papillonnacées , parce qu'il ressemble à la carène d'un bâtiment.
Cargaison, l'ensemble de toutes les marchandises qui composent la charge d'un navire de commerce.
Carguer, plier, retrousser les voiles contre les vergues par le moyen tles cargues ou cordes qui sont amarrées aux coins ou aux côtés de ces voiles, et qui viennent, en passant par des poulies, se ranger sur le pont du navire. Quelquefois le vent est si fort qu'il empêche de carguer, brise les cargues et déchire les voiles en lambeaux.
Cariatide (v. Caryatide).
Caribert. Ce nom, qui, dans la vieille langue germanique, signifiait hriUant dans l'armée, a appartenu à plusieurs princes de la 'l""* race. Les plus célèbres sont : 1" le fils de Clotaire P"". En 561 il monta sur le trône du royaume de Paris, qui lui était échu en partage. Il posséda aussi l'Aquitaine. Ce prince, qui avait des qualités estimables, qui cultivait les lettres, aimait la justice et connaissait l'art de gouverner, ne sut pas assez commander à ses propres passions, il répudia sa femme Ingoberge pour épouser Méroflède, la fille d'un artisan , chassa bientôt celle-ci , la remplaça par une autre fille du peuple, qui ne lui plut pas plus long-temps, et à laquelle il voulut faire succéder la sœur de Méroflède, i(ui était religieuse; il fut alors excommunié par saint Germain, évêque de Paris, et mourut en 567, après 7 ans de règne, ne laissant que des filles; 2° Caribert II, frère de Dagobert l*""" et roi d'Aquitaine. Lorsqu'il mourut en 63 1 , son frère Dagobert s'empara de ses trésors et fit égorger son fils Chilpéric. Les deux autres fils , Boggis et Bertrand , que les historiens ont donnés à Caribert II, et qui , dans la suite, ont fondé le duihé d'Aquitaine, n'i'ul j.as uae lilialinu bien certaine.
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Caricature, imcTgo »atiii(|ue (Uiiis loqucllc rarlislo rcpr(''ïJontp (riinr inaiiicre grotosquo, houlfonne, les pcM'Sonnes ou les événoineiils (|u"il vont louiner ou (icrision. La caricature est d'origine italienne. Elle fut ouipluyéo d'abord par les grands peintres des écoles d'Italie (|ui voulaient ridicidiser et perdre leurs ennemis. Elle retentit bientôt dans toute l'Europe ; elle eut eu France une grande vogue dès qu'elle y parut. Les guerres civiles de la ligue et de la fronde donnèrent naissance à une foule de caricatures grossières, dont on conserve encore quelques exemplaires et de nombreuses descriptions. Le cardinal doRicheiieu redoutait les caricatures. Louis XIV ne leur échappa pas, et les Hollandais firent de lui le sujet d'une foule de dessins satiriques. — La liberté accordée par les lois anglaises ont donné dans ce pays un grand développement à la caricature politique ; mais elle y est, de même que la caricature de mœurs, d'un dessin grossier, souvent injurieuse et sans esprit. En France, on a fait de rapides progrès dans ce genre, encore bien peu avancé du temps de la révolution et de l'empire; et les Chariot, les Daumier, les Bellangé, les Raffot, les Gavarni, etc., nous ont assuré dans la caricature une supériorité incontestable.
Carie, ulcération des os. Cette maladie attaque la partie organique ou la gélatine des os ; elle a principalement son siège dans leurs tissus spongieux ; elle est accompagnée de suppuration, et est causée quelquefois par un choc ou une contusion; mais plus souvent par une affection interne, comme le vice scrofuleux ou le scorbut. Il suffit souvent d'appliquer quelques fomentations pour guérir la carie; mais il arrive aussi assez fréquemment que l'amputation devient nécessaire. — Maladie des blés qui désorganise la pulpe qu'elle attaque, la réduit en poussière fine et grasse. Cette poussière, en se répandant sur les grains non cariés pendant le battage, les tache, les salit, donne de l'àcreté au pain qu'on en fait, ou transmet la carie aux épis qui en naissent. Les bestiaux refusent de manger la paille des épis cariés. On a cherché vainement contre cette maladie des remèdes efficaces. — On appelle encore carie une maladie des arbres en général.
Carie, provinco de l'Asie Mineure, bornée au nord par la Lydie, a lest par la Lycie, à l'ouest et au sud i)ar la I\Iéditerranée et |)ar lArchipol. Sa capitale était autrefois llalicarnasse, où sont nés les doux historiens Hérodote et Denys ; cette ville est nommée aujourd'hui Boudroun. Les origines historiques des Cariens sont remplies de fable?, et ne méritent que bien peu de confiance. Soumis par Crésus, les peuples de Carie tombèrent, avec la Lydie, au pouvoir de Cynis. Ils formèrent bionint un élal uidépendant. Lygdainis I'''
os;l le pore d'Arlémise, ivlcbro p-ir la ]>aii t|n olle pril ii la Ijataillc (le Salamine, et |)ar su mort tra.^iqne. Artémisi' II, illustrée par son atleclioii pour Mausole, son époux, ré^na aussi sur la Carie. Aloxandrcî-le-Grand conquit la Carie, qui |)assa, après lui, aux rois de Syrie, aux Romains, aux Grecs, aux Arabes et aux Turcs Seldjoukides. Les Oltonmns s'en emparèrent en 1336.
Carignan, ville do Sardaiiiue. à 12 kilomètres de Turin. Principauté (|ui a donné son nom aux princes de Savoie-Carignan, blanche de la maison ré^inanle de Sardais^ne. — Ville de France, cheflieu de canton du département ûes Ardennes. Population, 1,500 habilanls.
Carillon, réunion de cloches accordées selon les différents tons de la Inanimé, dont chacune représente une note, et sur lesquelles on peut exécuter un air en les frappant avec un marteau. Ces instruments étaient surtout en usage dans le Nord , cl le carillon de Dunkerque a acquis une certaine célébrité. On les mettait en mouvement au moyen d'un cylindre garni de chevilles, dont chacune soulevait le manche d'un marteau et l'obligeait à retomber sur la cloche. On fait encore des carillcns avec des cordes métalliques que des marteaux mettent aussi en vibration.
Carillon électrique, sorte de cariUon qui est mu par l'électricité. Il se compose de 3 timbres : celui du milieu, -, — ^-n
isolé par un fil de soie, et les deux autres " /^ ^
en rapport avec une lige de métal. Deux ]>e- | ' f
tites boules suspendues à un fil de soie sont
placées entre ces trois timbres. Lorsqu'on /^^ [ ^-^ J,
charge d'électricité les deux timbres extré- ^
mes , ils attirent les petites boules , les CarUion électrique.
électrisent, les repoussent sur le timbre du milieu , les attirent et
les rejioussent de nouveau. Ce mouvement se produit tant qu'il y
a de l'électricité dans les timbres extrêmes, et rend un |)etit bruit
semblable à celui du carillon.
Carînthie, province d'Autriche, bornée au nord par l'archevêché de Sallzbourg et la Styrie, à l'est encore par la Styrie, à l'ouest par le Tyrol, au sud par la Carniole et le Frioul. Étendue, 175 kilomètres de l'est à l'ouest, et 77 du nord au midi. Superficie, 2,580. Population, 300.000 habitants, Capitale, Klagenfurth. Cette province fait partie du cercle d'Autriche, et elle appartient, avec le titre <le duché, à la maison régnante de cet empire. Le pays est montagneux, renferme des mines de fer et de iilomb. et fait peu de commerce. La Carinlliie, autrefois appelée Xuricum, devint province romaine sous Auguste: elle reçut son nom actuel d'une invasion
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(le r.;inii(Mis on (',arintlii{Mi> qui s'y éinblireiil dans la suite. Sons les (lostondanls de Cliailoniaï^ne, ([ui s'emi)ara de la C.arintliie, rcttc province eut des nuirp;raves recevant rinvestiturc de lenr titre avec des formalités dont nous essaierons île donner une idée. Un paysan assis sur un tas de pierres ou sur un bloc de marbre, au milieu de ses cotn[)ai^nons, dans la vallée de Sl-Vict, entre une vache et une jument noires et maigres, attendait le margrave , qui se présentait à lui vêtu en berger, une houlette à la main. — Quel est cet homme qui s'avance d'un air si fier? disait-il. — C'est celui qui doit nous gouverner, répondaient les assistants. Le paysan répliquait . — Aimera-t-il la justice et ferat-il le bonheur de son peuple ? — Oui, disait le peuple. — Pourquoi donc ma place lui fait-elle envie? ajoutait le paysan. On lui offrait alors la vache, la jument, les habits du prince, 60 deniers et l'exemption de tout impôt; il cédait sa place au margrave, en lui donnant un léger soufflet, et allait chercher dans son bonnet de l'eau qu'il lui [nésentait à boire. — La Carinthie devint un duché en 976, sous l'empereur Othon P'', et Henri P"", comte de Shirem, fut son premier duc. Ce duché fut donné par les empereurs d'Allemagne à des princes de différentes familles, et enfin, en 1335, il échut à Albert, duc d'Autriche, dont les descendants depuis ce temps l'ont toujours possédé.
Cari. On donne ce nom à deux monnaies d'or, l'une de Bavière, et l'autre de Brunswick. La première vaut 10 florins 42 kreutzers (24 fr. ]'■} cent.), la seconde 5 thalers (18 fr. 95 cent.).
Carlîn, monnaie d'argent du royaume de Naples et de Sicile. Elle vaut 42 centimes li2 de France. 11 est probable qu'elle doit son origine à Charles d'Anjou , père du roi saint Louis. 11 y a encore en Italie, à Palerme, à Rome, en Sardaigne, des monnaies de diverses valeurs qui reçoivent le nom de carlins. Enfin, dans le Piémont, ou ai)pelle carlin une monnaie d'or qui \ aut 1 50 fr. 11 y a des demicarlins de 75 fr.
Carlin, surnom d'Arlequin, personnage de la comédie italienne. — Ces! aussi le nom d'une espèce de chiens dont la face est plate et tachée de noir. On les appelle ainsi à cause de la ressemblance qu'ils ont avec le masque de l'arkHiuin.
Carlingue. C'(>st la i)lus forte pièce de bois sur laquelle porte le pied d'uu uiàl.
Carliste. On appela ainsi, après la révolution de 1830, les personnes ([ui restèrent attachées au gouvernement déchu de Charles X, et dont les vœux appelaient le relourde ce roi. Il ne peut plus y avoir do c'.irlistes aujourd'hui , |)uisqiie Charles X n'existe plus. Ceux qui
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appartiennent au parti doiU il ("lait le re|)résealant s'appellent léij;!tinnstes, parée qu'ils aeeepteni pour principe de !i;ouverneinent la légitimité de droit divin. On les nonnne encore henriquiiuiuistes , du nom du duc de Bordeaux , petit-fils de Charles X , expulsé fie France comme son aïeul par les mêmes événements, et qu'ils \ oudraient voir régner sous le nom de Henri V.
Carloman. Plusieurs princes ont porté ce nom, qui signifie /(O/Hz/fc rohustc. Les deux plus célcbrcs sont : l^ Carloman, (ils de Charles Martel, et frère aîné dePéi)in-le-Bi'ef. Fn 71! , après la mort de son père, il eut l'Austrasie, pays des Francs orientaux, qu'il gouverna avec le titre de duc. Les deux frères exclurent du partage Griffon, leur frère consanguin. Carloman remporta plusieurs victoires sur les princes ses voisins ; mais, alTligé de la perle d'une épouse qu'il aimait, il prit tout à coup la résolution d'embrasser la vie monastique, et reçut la tonsure et l'habit monacal des mains du pape Zacharie. Après avoir demeuré quelque temps dans une abbaye fondée par lui sur le mont Soracte, il se retira au monastère du Mont-Cassin, et mourut en Toi,, à Vienne, en Dauphiné. — 2" Carloman, fils de Pépin, lui succéda, en 768, dans le gouvernement d'Austrasie, pendant que son frère Charlemagne régnait sur la Neustrie. Ce dernier, marchant à la conquête de l'Aquitaine, ne fut pas secondé par son frère comme il l'avait espéré , et la mésintelligence se mit entre eux. Mais bientôt Carloman mourut (771), et Charlemagne lui succéda à l'exclusion de ses neveux, qui se réfugièrent, avec leur mère Gerberge, auprès de Didier, roi des Lombards, et furent livrés par lui à leur oncle quand Vérone tomba entre ses mains.
Carlos (don), infant d'Espagne, né à Valladolid en 1515, de Philippe II et de i\Iarie de Portugal. Il était d'une santé faible, et avait une jambe phis courte que l'autre. En lo60 il fut déclaré héritier du trône d'Espagne par les états de Tolède, mais son caractère indomptable lui ahéna l'affection de son père. Celui-ci, en 1363, l'exclut du trône qu'il lui avait destiné, et appela à lui succéder ses 2 neveux, les archiducs Rodolphe et Ernest d'Autriche, qu'il fit venir en Espagne. Don Carlos prit part, en 1567, à la rébellion de Hollande, et se mit en correspondance avec les révoltés. Philippe, instruit de cette trahison, fit arrêter son fils et voulut qu'on instruisît son procès. Don Carlos mourut pendant la durée des procédures, et l'histoire a soupçonné Philippe de l'avoir fait empoisonner.
Carlovingiens. On appelle ainsi les rois de France de la l" race. Celle famille a donné aussi plusieurs rois à l'Italie, et quelques empereurs à l'Allemagne. On ne connaît rien de certain sur ce qui la concerne avant Arnould, chef puissant de l'.Uistrasie et tuteur.
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conjoiiilomcnt avec Pépin de Laiulen ou le vieux, de I)a2;oberl l*', roi de cette partie de la Gaule. Arnould eut 2 fils, Rodolphe et Ansr;j;ire, celui-ci épousa Begij;a, lille de Pépin de l.anden, et en eut Pépin d'iléiistal, qui p;ouverna les 3 royaumes francs sous le titre de maire du j)alais. Pépin d'Héi'islal cjiousa en secondes noces Alpaïde, qui lui donna (Iharles-Martel. Ce dernier mourut en 741, laissant pour héritiers Cai-lomau et Pépin. Pépin fut proclamé roi des Francs en 7o2. Carloman et Charleniaij;ne lui succédèrent (v.). Charlemagne resta Inentôt maître de toute la monarchie des Francs , et donna son nom à la race des Carlovingiens. Les rois francs de la dynastie^ carlovinLj;ienne furent après (lharlema;^ne ; Louis P'', le Débonnaire (81i-si0), Charles-le-Chauve (810-877), Louis II, le Bègue (877-879), Louis III (879-882), Carloman (882-884), Charles H, le Gros (888), Charles III, le Simple (898-923), Louis IV, d'Outre-mer (936-934) , Lothaire (954-986) , Louis V , le Fainéant (986-987). L'avènement de la race des Carlovingiens est due à la supériorité que prit dans les Gaules le royaume d'Austrasie sur le royaume de Neustrie. Les Francs austrasiens moins rapprochés de la civilisation romaine conservèrent plus long-temps les mœurs des forêts de la Germanie et leur esjn'it d'indépendance. Ils ne se firent pas comme les chefs de la Neustrie aux mœurs monarchiques que les descendants de Clovis parvinrent à implanter dans la Gaule occidentale. Ils se lassèrent d'avoir pour chefs des rois d'une famille qu'ils considéraient comme étrangère, et se rattachèrent bientôt à la famille des maires austrasiens. Le hasard servit les projets d'envahissement de cette race. Elle produisit tout à cou|) une série de grands hommes. Pépin dlléristal, Charles-Martel, Pepinle-Bref et Charlemagne; tandis que la race de Clovis s'amoindrissait tous les jours, et que la fainéantise des princes qui en sortaient succombait sous le poids du sceptre. On peut donc considérer le gouvernement des Carlovingiens comme un gouvernement de conquête, résultat d'une 2" invasion de la Gaule neustrienne par la Gaule austrasienne. Après Charlemagne, les grands hommes disparurent ; les princes, ses descendants, furent faibles et incapables; et alors, les peuples conquis réagirent contre la con([uète. Les Austrasiens confondirent de plus en plus leurs intérêts avec ceux des Gallo-Romains, et formèrent un ]>arti franrai^ ipii eut ])0ur représentant et pour principal défenseur le puissant Robert-le-Fort, dont les descendants arrivèrent enfin au trône, et constituèrent la dynastie des Capétiens. La A ictoire de ceux-ci peut être donc considérée comme une victoire nationale remportée sur un peuple conquérant et envahisseur, après l'expulsion d'iuK» dynastie étrangère.
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CarUbad, ville royale de Bohème ou tond il'ime vallée. Cette ville est eélèbre par ses bains. Dans la saison favorable, des personnes de dislinetion de tous les pays de l'iùirope atlUient à Carlsbad pour y prendre ees eaux fort salutaires, dil-on, contre la i^ravelle et l'àereté du sang ; elle devient alors une ville de plaisirs et de fêtes.
Carisruhe , capitale du giand duché de Bade , dans le cercle de Murg et de Ffinz. C'est une ville toute nouvelle qm s'est formée autour d'un château de Plaisance construit en 17lo par le margrave Charles-Cluillaume de Baden-Durlach. Population, 19,000 habitants.
Carmagnole, ville du Piémont. — On a donné aussi ce nom a un chant républicain composé en 1792. On ne sait pas pourquoi il est appelé ainsi, et si l'air sur lequel on le chantait est originaire de Carmagnole. Il était dirigé contre Marie-Antoinette. — Le mot cariiuiynolc désignait encore à la même épocjue un costume porté par ceux qui chantaient la carmagnole.
Carmathes , sectes d'hérétiques musulmans, fondée par Al-Farad], surnommé Carmath, soit à cause de sa difformité, soit du nom du village où il était né. Cet imposteur se faisait passer pour le Messie et pour Mahomet tout à la fois. Il interprétait d'une façon allégorique les prescriptions du Koran et en dispensait ses disciples. Cette secte commença à se répandre vers 891. Elle souleva une guerre civile dans l'Orient. Les sectaires s'emparèrent de plusieurs villes, s'établirent à Bagdad, attaquèrent une caravane de la Mekke et massacrèrent 20,000 pèlerins. Enfin, après de longues luttes en Arabie et en Egypte, cette secte s'éteignit dans les premières années du xi'^ siècle.
Carmel (mont) , plateau de la chaîne du Liban dons le pachalik d'Acca. Des anachorètes s'y établirent au i\^ siècle de l'église; et au xir siècle, Berthold de Calabre y fonda une confrérie d'ermites c|ui reçurent d'Albert, patriarche de Jérusalem, une règle conforme à celle de saint Basile, et qui fut sanctionnée en 1221 par le pape Honorius 111.
Carmes, Carmélites, ordre religieux qui prétend avoir été fondé par le prophète Élie sur le mont Carmel , 1 iG7 ans après le déluge, et qui met au nombre de ses membres, Pythagore, les anciens druides, les pharisiens, les esséniens et les saintes femmes de l'Evangile. Dans la réalité, cet ordre, fut formé i)robablement par quelques ermites retirés sur le mont Carmel au temps des incursions des Sarrasins. Leur costume se composait d'une robe brune et d'un manteau blanc coupé de bandes noires. Ils furent établis à Paris par Louis IX. Sainte Thérèse d'Acunha introduisit la réforme dans cet ordre, et elle ordonna aux moines de marcher nu-pieds et de subir.
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lie lre(iiieiites ll;iL;ellalioiis. 11 y avait pliisiL'urs espèces de carmes. 1" Les carmes proprement dits, '2" les carmes billeUes, 3° et les carmes déchaussés, nommés ainsi parce qu'ils continuèrent de marcher nu-pieds môme après que la réforme de Thérèse fut tombée en désuétude. On appela carmélites les religieuses qui suivaient la même régie que les carmes.
Carmin, suhstancc pulvérulente d'un beau rouge que l'on emploie dans la peinture, qui sert à fabricpier le fard, et (|ui entre dans plusieurs préparations des confiseurs. On obtient le carmin en faisant bouillir dans de l'eau de la cochenille et du sulfate d"alumine, (Ml encore en comliinant de l'alun à une décoction de cochenille.
Carminé. Cette substance a été découverte par MM. Pelletier et Caventou; on l'extrait surtout de la cochenille, dont elle constitue la matière colorante à l'état pur.
Carmontelle, né à Paris le 25 août 1717, mort dans la même \ille le 26 décembre 180(j. Il est connu par un livre qui a pour titre Proverbes dramatiques et qui se compose de petites pièces écrites pour développer et démontrer un proverbe. Il fut lecteur du duc d'Orléans et devint ensuite ordonnateur de ses fêtes. Carmontelle était aussi un dessinateur plem de grâce.
Carnassier , qui se nourrit de chair. Dans la langue scientifique ce mot désigne un ordre d'animaux qui se nourrissent de chair, mais dont quelques-uns ne mangent aussi que des substances végétales.
Les carnassiers sont des mammifères armés d'ongles distincts [onguiculés) et pourvus de dents incisives, canines et molaires. Cet ordre, dans l'échelle ])cnis i/cs carnassiers. fjes êtres , vicnt aprés l'ordre (\es
(juadrumanes, et se subdivise en trois familles : Chéiroptères, insectuairrs et carnivores. Quelques naturalistes forment trois familles de cette dernière, ce sont celles ûe^' plant iyrades, des digitigrades et des amphibies.
Carnation , représentation de la chair de l'homme par le coloris. Dans le langage ordinaire, c'est le teint d'une personne. En terme de blason, ce mot se dit de toutes les parties du corps qui sont représentées au naturel.
Carnaval, temps qui s'écoiilo depuis le jour des Rois jusqu'au mercredi des Cendres. Ce temps est consacré aux réjouissances et aux bals. Le carnaval, qui fut toléré mais ne fut jamais permis j)ar l'église, est d'origine toute païenne, et lépond aux Saturnales des Romains. Pendant ce temps on se livrait a Rome a la débauche cl
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aux plaisirs les plus clcroi;;Iés; il y avait un jour tic ces fèlcs ou les esclaves étaient servis à table par leurs maîtres. Le carnaval de Venise avait autrefois une sirande réputation, et l'on accourait de tous les points de rKiu-0|)e pour y assister, ('es réjouissances ont perdu aujourd'hui beaucoup de leur caractère. Tout ce (lu'elles avaient de populaire et en quekiue sorte de national disparait peu à peu, et tout se passe en réunions particulières et en bals de nuits. Les travestissements dont il est d'usage de s'allubler à cette épo- (jue ont aussi perdu beaucoup de leur originalité.
Carnéade, philosophc grcc, né vcrsilS, av. J.-C. , à Cyrènc en Afrique. Fondateur delà 3= académie, C-arnéade était sceptique; mais cependant, tout en cherchant à établir l'impossibilité qu'il y a jiour riiomme à comprendre et à connaître , il admettait des probabilités. Carnéade avait une grande puissance d'éloquence ; il était impossible, au dire de Cicéron, de résister à sa puissante dialectique, et les orateurs les plus renommés n'osaient devant lui soutenir leurs opinions. Carnéade mourut dans la 4" année de la 162'' olympiade.
Carniole , duché d'Autriche borné au sud par la mer Adriatitpie et par une partie de Tlstrie , au nord par la Carinthie et la Styrie, à l'est par l'Esclavonie et la Croatie, à l'ouest par le Frioul , le comté de Gœrz et une partie du golfe de Venise. Superficie, environ 7,800 kilom. carrés; population, 100,000 habitants; capitale, Laybach. La Carniole produit du fer, du plomb et du cuivre. Elle est divisée en Carniole Supérieure , Inférieiu'e , Moyenne et Intérieure. Son commerce consiste enfer, acier, cuivre, étain, vins, huile, etc.
Carnivore , famille de Tordre des carnassiers. Ils ont 4 grosses dents canines écartées, et entre lesquelles sont 6 incisives à chaque mâchoire. C'est parmi les carnivores que sont classés les animaux les plus forts et les plus féroces, comme les lions, les tigres, les ours, etc. On les divise en 3 tribus : plantigrades, digitigrades et amphibies.
Oarnot (Lazare-Nicolas-Marguerite) , né, en l7o3, à Nolay, département de la Côte-d'Or, mort à Magdebourg en 1823. Son père, qui avait 1 8 enfants et une fortiuie médiocre, sacrifia tout à leur éducation, et, remarquant le penchant décidé de celui-ci pour les mathématiques, le plaça dans une école spéciale, après lui avoir fait faire des études préliminaires au collège, puis au séminaire d'Aulun. Dès 1771, il fut admis dans le corps du génie où il se fit remarquer par son aptitude et par un esprit élevé ((ui l'éloignait des routines. Son éloge de Vauban, couronné par Tacadémie de Dijon , lui attira d'honorables suffrages , commença sa réputation et lui valut des offres de service à l'étranger qu'il repoussa noblement.