‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnesChapitre 35 sur 59 · II · texte numérisé non relu

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pliiqiics et (les ligures de (livinilés ou de jprinccs. Ces cartouches contiennent encore assez souvent les noms des rois qui ont gouverné rÉgypte. On a essayé de déchiffrer les inscriptions hiéroglyphiques rciifennées dans les cartouches, mais les efforts faits jusqu'à présent n"ont abouti qu'à des demi-succès.

Cartouche de guerre. On api)elle ainsi la charge de toute arme a feu. -Mais ce mot ne s'emploie guère que quand il s'agit du fusil ou du mousquet. 11 désigne alors la charge de poudre avec le projectile qui y est joint , renfermés dans un petit cylindre de papier, de parchemin ou de fer-blanc. La cartouche du canon est nommée garfjousse.

Cartouche (Louis-Dominiqiie), célèbre voleur né à Paris en 4693, exécuté en place de Grève le 26 novembre 1721 . Il se rendit si fameux par son habileté et son audace, que son nom est devenu aujourd'hui le nom générique de tous les voleurs extraordinaires. 11 étudia d'abord au collège Louis-le-Grand , s'enfuit de la maison paternelle, se joignit à une bande de voleurs, désola Paris, fut trahi par un de ses conlidents, arrêté et roué vif.

Cartulaires. recueils d'actes, titres et autres principaux papiers, concernant le temporel d'un monastère, d'un chapitre, de quelque église, ou de quelque maison noble. On peut fixer au x" siècle l'invention des cartulaires. Les uns renferment des actes originaux, d'autres ne contiennent que des copies authentiques, d'autres enfin se composent de copies dont aucune formalité juridique ne garantit l'authenticité. L'étude des cartulaires est d'un grand secours dans les travaux historiques, mais elle demande un sens droit et une saine critique. Caryatides. C'étaient des fêtes accompagnées de danses célébrées en l'honneur de Diane àCarya en Laconie. — On donne encore ce nom à des figures de femmes vêtues de longues tuniques qui portent une corbeille sur la tète et soutiennent un entablement. Il se dit aussi par extension des figures d'hommes qui servent au même objet. Souvent les caryatides ont les bras coupés, le bas du corps dans une gaine et soutiennent l'entablement sur leur tête. On dit que les caryatides furent imaginées pour perpétuer le souvenir de la prise de Carya par les Grecs, qui m'assacrèrent les hommes et firent CiinjiiOih's. figurer les femmes dans leur triomphe.

Carybde V. ScijUa].

Cas. En grammaire il se dit des différentes désinences que prennent les substantifs et les participes dans certaines langues , et à

l'aidp de-^quolles ils exprinienl les idées accessoires de î^enre, de nombre, de lieu, d'action, de possession , etc. Il n'y a pas i)ropiemenl de cas en fian(;ais où ces idées sont expiiinées par des pieivjsitions ou par des mots séparés. Cependant les noms ont des tonnes dillérentes pour distiui^uer le siniiulier du pluriel : un arbre, des arbres: un chevaL des chevaux. En latin, en G;rec, et dans beaucoup d'autres langues, les mots variables reçoivent les désinences (pi'on appelle cas. — En jurisprudence, c'est le synonyme do fait, action, crime. Cas pririléyiés, cas rotjaux, crimes dont les juges royaux pouvaient seuls connaitre, quelle que fût la condition de l'accusé. Cas spéciaux, crimes commis pai' des vagabonds, gens sans aveu, et par des condamnés à des peines afîlictives on infamantes. Ces expressions diverses ont disparu de la langue de nos codes.

Cas de conscience, difïicultés OU questions sur ce que la religion Itennet ou défend dans certains cas. La décision de ces sortes de questions appartenait aux théologiens casuistes. — Cas réservé , péché grave dont l'absolution est réservée aux évèques ou même au pape.

Casan (v. h'asan).

Casanova (Jean-Jacques de SeingaU), né à Venise en 1725. Il y rci ut les ordres sacrés, et s'y fit remarquer par son esprit et par son élégance. Il s'attacha d'abord au seigneur Malpieri, qu'il quitta bientôt à l'occasion d'une folie de jeune homme : pas?a au service (lu cardinal d'Acquaviva à Rome, le (juitta encore, se fit soldat à Venise , se rendit à Constantinople puis a Corfou, y continua sa vie de dissipation ; retourna à Venise, s'y fit ménétrier pour vivre, trouva un protecteur dans le sénateur Bagrachio ; vint en France, en sortit pour visiter l'Autriche, et revint de nouveau dans sa patrie, où il fut arrêté par l'ordre du conseil des Dix. Il resta 1 5 mois enfermé sous les plombs de Venise, et finit à Dux en 1803 une vie d'aventures qu'il a racontée dans des mémoires dont on n'a encore que 8 vol. in-8".

Casanova (Françoisl, frère du précédent, naquit àLondresen 1 727. Il acquit une belle réputation comme peintre de batailles et vint se fixer à Paris, où il fut reçu membre de l'Académie royale de peinture. Il mourut près de Vienne en 180-').

Casaque d'armes, manteau à manches longues et fermées, ouvert par-devant et qui se mettait par-dessus l'armure, le justaucorps ou lasoubreveste.LesBourguignons portaient sur leur casaque la croix rouge de Saint-André. Ce vêtement fut presque abandonné vers le temps de Henri II et de Henri III. On appelle encore casaque en général un manteau à manches larges et qu'on met sur un autre vêtement.

CAS — 2/iÛ — CAS

Casas (Boi'lliéleini (\c l;is), né à Séville on 1574, suivit, à -19 ans, son \n've , qui accompagnait Christophe Colomb en Amérique. iM-appc crhorrcur à la vue des excès auxquels se livraient les Espagnols envers les Indiens, il revint en Espagne, se fit dominicain, prit les ordres et conçut te projet qu'il exécuta plus tard d'aller travailler à la conversion des peuples de l'Amérifiue. Il déclara libres les Indiens qu'il avait reçus comme esclaves; mais cet exemple, loin dètre imité, souleva les haines. Sa vie fut menacée, et il alla solliciter à la cour d'Espagne en faveur des vaincus. Touché de ses éloquentes repiésenlations , le vieux cardinal Ximenès, qui gouvernait alors la monarchie espagnole, résohit d'envoyer sur les lieux une commission d'enquête composée de 3 moines hiéronymites et d'un jurisconsulte. Barthélemi de las Casas revint avec eux en Amérique, et eut la doideiu' de voir les commissaires ne pas adopter ses vues ni ses i)lans. Sans se laisser décourager par cette décision, l'infatigable missionnaire se hâta de repasser en Europe, et se présenta à Charles-Quint, qui venait de monter sur le trône. Dans une conférence tenue en présence du monarque, il développa son système, et obtint la permission de fonder une colonie à Cumana ; mais il échoua encore dans ses tentatives de civilisation. Nommé évoque de Chiapa, il se démit en 1551 et mourut à Madrid en 1560, laissant une relation de la conquête de l'Amérique par les Espagnols.

Casauba OU Ccissciva, et plus ordinairement Khafis-Bah, l'un des châteaux (ï Alger (v.), celui qui est situé au sommet du triangle (|ui forme la ville, dont il est la citadelle. Du temps des deys, il était affecté à la garde des trésors accumulés de règne en règne : aussi, quand les Français s'emparèrent d'Alger, en 1830, trouvat-on dans la Casauba 70 millions de francs environ. Le dernier dey d'Alger s'était volontairement confiné dans cette forteresse. Pendant un règne de 12 années, il n'en sortit que deux fois : la première, pour examiner les fortifications reconstruites, depuis le bombardement de 1816 (et, dans cette rapide excursion, il courut risque d'être assassiné par la soldatesque); et la dernière, pour abandonner Alger aux troupes françaises.

Cascade, chute d'eau qui tombe d'un rocher ou d'une montagne lorsque le lit d'une rivière ou d'un fleuve vient tout à coup à lui manquer. La plus célèbre cascade du monde est celle du Niagara. Elle a 4 kilomètres de long et une hauteur de 48 mètres. On entend à une distance de GO ou 80 kilomètres le bruit de cette chute d'eau, et l'on peut distinguer à près de 100 kilomètres les vapeurs qiii s'élèvent dans l'atmosphère-

Cascarille, écorce d'un arbre du genre crdlton, originaire (U'>

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