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(li'iiHc (iiil rtabli des castes ([ui ne sont ni iiiuiiis tranchées, ni souniisi's a moins de préjnj^és que celles de l'Inde el du moyen âge.
Casti (.1.-15.), |>oèle italien, né, en 17^1 , à Pralo en Toscane, chanoine de Monte-Kiascone, poète de la cuur de Vienne 'iX\nvs Métastase, sous.loseph II; Casti voyagea en France, en Allemagne, en Russie, tantôt seul , tantôt attaché à quelque ambassade , séjourna longtemps à Vienne, en Toscane, en France, et mourut subitement à Paris en 1 80.5, laissant des aun res fort spirituelles, mais licencieuses et sou- \ eut mal écrites, en tête des(iuelles il faut placer son poème des Animaux parlants, ses Nouvelles galantes et son drame contre Cicéron.
Castiglione (duc de) (v. Auyereau).
Castille, ancien royaume d'Espagne, borné par les Asturiea, r.Vi'agon, la Navarre, les royaumes de Valence et de Murcie, l'Andalousie , le royaume de Léon et l'Eslramadure. Elle appartint successivement aux Carthaginois, aux Romains, aux Goths et aux Maures. Rei)rise à ceux-ci par les chrétiens, elle eut des comtes particuliers jusqu'à Ferdinand P"", son premier roi (1033). Comme royaume , elle fut tantôt l'éunic à ceux de Galice et de Léon, tantôt elle en fut séparée. La réunion délinitive s'opéra en 1 230. Accrue du royaume d'Aragon, en 1 iG'J, par le mariage de Ferdinand etd'lsal)elle, elle commen(.'a la monarchie espagnole. La Castille se divise aujourd'hui en deux provinces : la Vieille et \a Nouvelle-Castille.
Castille (Vieille-), bornée par les Asturies, la Biscaye, la Navarre, l'Aragon, la Nouvelle-Castille, le royaume de Léon. Superficie, 1 ,000 kilom. carrés. Population, 91 3,570 habitants. Capitale, Rurgos. 6 pro\inces : Rurgos, Soria, Avila, Ségovie, Sanlander, Logronô.
Castille (Nouvelle-), bornée par la Vieille-Castille, l'Aragon, les royaumes de Valence et de Murcie, l'Andalousie, l'Eslramadure. Superiicie, 3,000 kilomètres carrés. Population, 1,100,500 habitants. (Capitale, Madrid. 5 provinces : Cuenc^a, Guadalaxaia, Ciudad- Réal ou IManche, Madrid, Tolède.
Castlereagh (Rol)ert-Ste\vart , lord), marcpiis de Londonderry, né vu Irlande en 1709, membre, en 1790, de la chambre des communes, devint l'instrument des mesures rigoureuses prises par le gouvernement anglais contre l'Irlande, sa malheureuse patrie, dont il avait été nommé gouverneur. 11 opéra, par un bill présenté au parlement en 1S01, la réunion de ce pays à l'Angleterre, et reçut le portefeuille de la guerre en 1807. Ministre des affaires étrangères en 1813, il refusa, lors de la première déchéance de Napoléon, do souscrire aux articles du traité de paix qui lui conservaient la qualilicalion d'empereur avec un traitement convenable. Son plus beau litre au souvenir de la postérité sera d'avoir réclamé avec persis-
t;int>c l'aholilion tie la tioilo des noir?. Il lïit plénipolcMitiuirc en Franco apros la bataille de Waterloo, ot se suicida en 1822. par siiilc d'aliénation nienlale.
Castor, (piadiiipèdo mammifère do la famille dos rongeurs, jiisti-mont célèbre par ses mœurs douces et sociables qui le perlent à chorclier à vivre en commun avec ses semblables. C'est au cominencomont do l'été que les castors se rassemblout jjour fonder leurs petites répul)li(pios au nombre do 2 ou 300. Quelque nombreuse que soit cette société, la paix s'y maintient sans altération, lo travail commun ayant resserré leur union. La vie de cet animal est aquatique: sa lonirueur totale est do I mètre environ; il a près do 33 centimètres de haut, les 'formes lourdes, ramassées, le pelage bien fourni, d'un roux marron. 11 se nourrit do racines, de feuilles, d'écorces, et construit fort industrieusement sur les lacs et les rivières ses huttes, qui ont la forme d'un dôme de 1 mètre 33 centimètres, et qu'on serait tenté d'attribuer à la main de l'homme, tant ces petits édifices, dont le diamètre varie de 1 à 3 mètres, présentent de régularité, de solidité et de perfection. Ces asiles sont non-seulement très-sûrs, mais encore très-propres et très-commodes : lo plancher en est jonché de verdure; des rameaux de buis et de sapin servent de tapis sur lequel le castor ne fait ni ne souffre jamais aucune ordure. On chasse les castors pour avoir leur fourrure , dont le poil délié et impénétrable sert à faire les chapeaux de l''»^ qualité. Los castors abondent dans l'Amérique septentrionale; ils sont i^lus rares en Asie, et Ton n'en rencontre plus guère en Europe qu'à l'état d'isolement.
Castor de mer (v. Loutre).
Castor et PoUux, fils, lo premier de Tyndare, le second de Jui)iter, enfants tous deux de Léda et frères d'Hélène, suivirent Jason à la conquête de la toison d'or, purgèrent l'IIellespont et les mers voisines des pirates qui les infestaient, et firent la guerre aux Athéniens dans le but de reconquérir Hélène, leur sœur, enlevée par Thésée. Invités aux noces de Lyncée et d'Idas , ils enlevèrent, à leur tour, Phœbé et Hilaïra, femmes de ces deux princes, qui poursuivirent les ravisseurs et les atteignirent près du mont Taygète. Le combat fut acharné. Castor tua Lyncée, et fut tué par Idas. Celui-ci succomba à son tour sous les coups de Pollux, qui, ayant obtenu de Jupiter l'immortalité, pria ce dieu de rendre la vie à Castor ou de leprendro ce don funeste, .lupiler lui accorda (ju'ils vivraient alternatiwment et mourraient l'un après l'autre. 11 les mit au rang des constellations sous le nom fies Gomcaux, divinités favombles aux navigateurs.
Castramétation, luini donnô ;i In miinirro (!(> cnmpor piirlifiilicre ;"i ( liit(|iii' |)Oiiple (v. Ciimp).
Castro (Iiu\s (le) ( \ . Inès).
Casiiel, ce ((iii arrive aeeidenlelleiiieiit, par cas fortuit. On appelait autrei'ois /)f(r//>.s casuellcs les droits qui revenaient au roi pour les charges de judicaturc et de liiiance, (piand elles changeaient de titulaire, ('.e mot est employé aujourd'hui dans la forme substanlive. On dit le casuel d'une charye, d'un emploi, pour désigner les revenus fortuits, incertains, ((ui viennent irrégulièrement, et dont réchéance n'est pas lixée ; mais il sert plus particulièrement à qualilier les honoraires accordés aux curés, vicaires et aux autres ecclésiastiques en dehors de leur traitement (i.ve, pour des fondions de leur ministère, telles que baptêmes, mariages, enterrements. Dans les premiers siècles de l'église les ministres de la religion subsistaient des oblations volontaires des fidèles, tout était casuel. Plus tard, pour rendre leur existence moins précaire, on leur alloua le produit ou le loyer des terres incultes ou sans maîtres ; ce fut l'origine des bénéfices. Enfin Charlemagne,dans le même but, leur accorda ou fit rendre la dime. Mais, sous la décadence de la race carlovingienne, l'église fut dépouillée par les seigneurs; il fallut faire subsister les prêtres au moyen de rétributions volontaires, et le casuel s'établit. Casuistes, docteursen théologie qui ont écrit ou que l'on consulte sur les cas de conscience, c'est-à-dire sur les questions relatives aux devoirs de l'homme et du chrétien, sur les doutes qui s'élèvent dans les esprits relativement à la légitimité et à la régularité de certaines actions, sur les moyens de réparer les fautes et les erreur.î, elc, etc. Les plus f'anio:i\ sont saint Thomas, saint Antonin, Domini(|iie, Soto, etc.
Catachrèse (d'un mot grec signifiant abus), trope , figure de rhétorique, qui use d'un mot impropre à la place d'un mot propre; espèce de métaphore accouplant deux mots au premier aspect disparates, mais qui sont les seuls avec lesquels on puisse se faire entendre clairement : des chevaux ferrés d'argent, un enfanta cheval sur un âne, sur un bâton; une feuille de papier, d'or, détain, etc.
Cataclysme (d'un mot grec signifiant inondation), grandes révolutions physiques qui, sous le nom de déluges, sont restées dans le souvenir de presque tous les peuples. Les Chinois, les Chaldéens, les Persans, les Grecs et d'autres nations en comptent un grand nombre avec des eu-constances analogues à celles dont il est fait mention dans le livre de la Genèse (v.). C'est à ces inondations (pi'on attribue la formation de ces amas de cailloux roulés qui forment un li-ii;iiii luiiniui' dilitriuiii ou Idocs err(iti(iues. L'origine de ces ter-