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liiin^ e:^t dne ;'i une masse d'oau considérable qui les a di-laclits de inonlaiinos assez éloi;^nécs. Les t;éoloiiiies iiommenl catachjsnws les divers buuleverseinenls tiue la cuiiclu' siipérieure de la terre a éproinés depuis sa eonsolidatiou.
Catacombes (de deux niots grecs sigiliiiant a«/;ms (/es lambeaux), ca\iiés souterraines, naturelles ou creusées par la main des hommes, destinées à la sépulture des morts, appelées aussi parles (îrecs cnjptef!, hypogées. Les Égyptiens, les Hébreux, les Perses, les Grecs, les Indiens, les Scythes, les Romains ont conservé longtemps cette coutume. Celles dont il est souvent (piestion dans la Bible étaient situées dans les montagnes de Canaan, de la Palestine, de la Syrie, de l'Arménie. En Egypte, elles remontent à une haute antiquité : celles de Thébcs, les plus belles, sont dans la vallée de Jiiban el Molouk {les portes des rois); elles recevaient les corps des Pharaons. On en trouve encore dans l'intérieur de l'Afrique et en Sicile. Aux iles Canaries, les Guanches y déposaient des momies comme les Égyptiens. Celles de Rome descendent cà 27 mètres de profondeur, et s'étendaient au loin dans la campagne; c'était un vaste labyrinthe de galeries étroites et peu élevées. C'est dans les catacombes que les premiers chrétiens enterraient leurs morts et célébraient leur nouveau culte à l'abri des persécutions. Enfin les catacombes de Paris, situées entre les barrières d'Enfer et St-Jacques, sous une plaine appelée autrefois la Tombe-Isoire , étaient dans l'origine des carrières où l'on prenait des matériaux pour la construction du vieux Paris. On y transporta en 1780 les ossements qui encombraient plusieurs cimetières de la capitale.
Catacoustique ( de deux mots qui signifient entendre contre ou de haut en bas), partie de la science de Vacoustique qui a pour objet les sons réfléchis et les propriétés des échos.
Catadioptrique (de deux mots qui signifient voir contre) , science qui a pour objet les effets réunis de la catoptrique et de la dioptrique (v.), c'est-à-dire les effets réunis de la lumière réfléchie et de la lumière réfractée.
Catafalque (d'un mot italien signifiant ('c/ia/rturf), élévation en charpente dressée dans un monument, dans une église poin- de grandes cérémonies funèbres. Le plus célèbre est celui que consacra Florence aux obsèques de Michel-Ange.
Catalans (v. Catalogne).
Catalectes (de deux motsgrecs ^\^u\ùan[ parler contre), fragment-; d'ouvrages anciens qui n'ont pas été achevés, ou qu'on n'a pas trouvés en entier. On appelle aussi vers catalectes ou catalectiques ceux auxquels il manque ('e^ pierîs . de- syllabes , par opposition
aii\ rcrs (icdldli'ctKiH'.'n, vers pnil'iiils , ;!ii\f|ii('ls il ne mniKjiio rien.
Catalepsie (de deux mots qui sii:nilienl rumencr, rclmir), maladie nerveuse dans UKiiielle il y a ])iivali()n d\i sentiment et des mouvements volontaires , avec conservation des nosilions diverses dans lesquelles on place les membres du malade et persistance de la rcsiiiration et du pouls. Cette maladie fort rare, mais qui fut connue cependant d'ilippocrate et de Galien , attaque les personnes douées d'une sensibilité vive et d'un caractère mélancolique. Les femmes y sont surtout sujettes.
Catalogne , ancienne province d'Espagne , bornée par les Pyrénées, le royaume de Valence, la Méditerranée et l'Aragon ; c'est la plus riche et la plus peuplée de l'Espagne : elle compte 1,120,000 habitants sur une superficie de 6,400 kilom. carrés, possède de nombreuses manufactures et des fabriques d'étoffes, de fer, de papier, entretient un commerce maritime trés-étendu et se divise en i provinces, Barcelone (capitale), Lérida, Taragone et Girone. En IGiO la Catalogne se donna à la France; elle fit retour à l'Espagne par un traité conclu en l(Jo2.
Catalogue (de deux mots grecs signifiant raconter séparément), liste d'objets de même nature, comme livres, talileaux, estampes, médailles, plantes, coquilles, minéraux, etc., classés suivant divers systèmes. On les range en deux grandes divisions : Yalpliabétique et la méthodique. Plusieurs catalogues de bibliothèques publiques ont été imprimés à diverses époques : les plus remarquables sont ceux de Vienne (8 v. in-f"), de Paris (1 0 v. in-f"), de Lyon (2 v. in-8").
Catalpa, arbre de l'Amérique méridionale, de la famille des bignones, qui croît spontanément dans la Caroline. Ses fleurs nombreuses, grandes , d'un blanc pin-, parsemées de pourpre et d'or, et disposées en grandes girandoles, ses feuilles en forme de cœur, en font un des arbres exoti(iues les plus remarquables de nos jardins.
Catane, une des intendances de la Sicile, ayant une superficie de 1,100 kilomètres carrés et une population de 300,000 habitants. La capitale du même nom, située sur le Ijord de la mer, au jtied de l'Etna, et peuplée de 80,000 habitants, a un évêché, une université, et fait un grand connnerce. Elle fut fondée, 753 ans av. J.-C., par une colonie de Chalcidiens. Plusieurs fois renversée par des tremblements de terre, elle a toujours été rebâtie avec magnificence.
Cataphractaires , solclats grecs rcvètus d'une cuirasse; leur nom sigiiiliiiit tuitri-rts de toutes parts.
Cataplasme (de dcux mots grecs signifiant enduire dessus), comliosilion pharmaceutique préparée sous la forme d'une pâte peu consistante et qu'on applique sur diverses parties du corps.
Catapulte (dt' doux nidts ij;rtH'àsi!2;nilioMl hmcor contre), madiiiio (le ijjuerro assez stMiihlahlo à la baliste (v.), arme de jet du genre de l'arbalète , dont la puissance consistait dans la tension d'un écheveau de ('or- ca/npun,-
(les à boyau fortement tordues qui, en se débandant, lançaient au loin deà traits, des javelots, des torches, des pièces de bois, de lourdes pierres. Fré(iuemment employée dans les sié2;es, elle était couverte par do forts épaulements ainsi ([ue les hommes qui la manaMivraient. Philippe en avait loO au siéi^e deTlièbes; Titus, 300 au sieste de Jérusalem. L'usage delà catapulte remontait à la plus haute antiquité; on ne cessa de s'en servir que de|)uis l'invention de la poudre. Folartl, pour s'en rendre compte, en fit faire une de ■2S centimètres de long sur 36 de large qui lança à 690 mètres une balle de plomb d'un demi-kilogramme, le bandage ayant été fendu sous l'angle de 36 degrés.
Cataracte (d'un mot grec signifiant confondre , truuliler), véritable onomatopée (pii peint le bruit et l'impétuosité d'une grande cascade (v.). On connaît particulièrement sous ce nom les cataractes du Nil, fort déchues de leur ancienne réputation depuis qu'elles ont été visitées par ChampoUiOn-Figeac. Le fameux saut du Niagara, dans le Canada, est bien plutôt une véritable cataracte. — Ce mot est frécpiemment employé dans l'Écriture sainte : Aux approches du déluge les cataractes du ciel furent ouvertes. — On donne aussi ce nom, en pathologie, à une espèce de cécité qui semble produite par un voile qui s'étend sur l'œil. Elle provient de l'opacité du cristallin ou de sa membrane, opacité qui intercepte les rayons lumineux et empêche la vision. Ses causes sont le grand Age, l'impression d'une vive lumière, les coups, les chutes. Elle ne peut être guérie qu'au moyen d'une opération chirurgicale, qui enlève l'olistacle par abaiîsement ou par extraction.
Catarrhe (de deux mots grecs signifiant cow/cr en bas). On appelle ainsi, en médecine, l'écoulement d'un liquide plus ou moins clair, plus ou moins épais, par une membrane muqueuse, quelle qu'en soit d'ailleurs la cause. Son nom varie suivant la place qu'il occupe : au nez, c'est un coryza ; à la gorge, une angine; à l'oreille, une utite; à l'œil, une ophthalmie, etc. Quand on dit simplement catarrhe, sans une épithètequi caractérise le siège du mal, on entend parler du ciilcirrhe pulmonaire dont la cause principale est dans ratm(;sphère, et que le cours ordinaire des saisons ramène à rapproche du printemps et à la fin de l'automne.
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Catastrophe (d'iiii mot iiroc signifiant révolulion) , révoliilioii . ronvoiï^cmcnl , clianiicnicnt funeste à celui qui l'éprouve , grand malheur, lin déplorable. 11 y a des catastrophes dans la vie des individus comme tlans celle des peuples et des états. — Dans l'art pcénique on donne le nom de cataslro|)he au dernier et principal événement d'une action dramatiipie; il se dit surtout du dénouement funeste d'une tragédie.
Catéchisme (d'un mot grec signifiant instruction), instructions sur les principes et les mystères de la foi du chrétien. On donne aussi ce nom au livre qui les contient. Le catéchiste est celui qui est chargé de les enseigner. Ces fonctions ont été long-temps des l)lus honorables de l'église. Origène lui-même les a remplies. Jésus- C.hrist avait dit : « Laissez venir à moi les petits enfants. » Et l'instruction des enfants dut être dans tous les temps une des principales obligations des nnnistres de l'Évangile. C'est le catéchisme du concile de Trente qui a servi de type à tous ceux que les évoques ont adoptés; et parmi les meilleurs il faut citer celui de Bossuet, dont on fit le catéchisme général de l'empire français. Aujourd'hui, chaque diocèse est revenu à son catéchisme particulier. En outre , chaque secte de protestants a son catéchisme : celui des luthériens est connu sous le nom de catéchisme de Heidelberg , il a été modifié par le pasteur Boissard ; celui de l'église anglicane date d'Edouard IV ; celui de Calvin a été refondu par le pasteur Coquerel; celui des églisessociniennes polonaises porte le nom ùecatéchisiae de Cracovie. Catéchumène , nom que l'on donnait dans la primitive église à celui qu'on instruisait dans la religion chrétienne pour le disposer à recevoir le baptême. La durée de cette épreuve était ordinairement de 2 ans. On était d'abord reçu auditeur, puis orantem et genujlectentem (priant et fiéchissant les genoux) , et enfin compétent. Le catéchumène ne pouvait entendre la messe que depuis l'Intro'ït jusqu'à rOfièrtoire. Cette partie de la messe portait le nom de messe des catéchumènes. Pom- arlmeltre un catéchumène, on lui imposait les mains, on faisait sur lui des signes de croix, on l'exorcisait, on lui souillait au visage, on lui appliqimit de la salive au nez et aux oreilles, on lui mettait du sel clans la bouche et on lui faisait des onctions sur la poitrine et sur les épaules.
Catégories (de (Icux mots grecs signifiant montrer contre). En logique classes diverses servant à réunir les objets de même nature. Celles d'Aristote sont au nombre de 10 : la suljstance, la quantité, la qualité , la relation, Vaction, \a passion, le temps, le lien. la situation et l'habitude ou la dispositio7i. Descartes les réduit à 7 : l'i'sjiril. I;i }jiittirn'. l;i (puinlité. la ssitiifitifn). In prjure. le mniivpwonl
cllerc/jos. KanI a i ;^raiul(s divisions suixliviscVs on 12 moindres : la quanlité renformant Vuniti' . la ijlnrahlé ol la lutalili'-; la qualité embrassant la mililo, la tiéfjation et la li mitai ion : la relation comprenant la substanlialité , la caimilité i'[ la coDiDiunaittt' ; la imnialitr entin comprenant la posfiihiliti', IV,r/s/c?ux' et la néressiti'. — A|)res les catéj;ories des objets en philosophie viennonl les catégories des personnes en politique.
Catel (^C.harles-Simon), compositeur IVançais, né à rAii;le en 1773, vint fort jeune à Paris et obtint la protection de Saccliini , qui le fil entrer à l'Ecole royale de chant et de déclamation où il eut Gossec pour maître et jiour protecteur. Atlmis comme professeur adjoint dans rétablissement et puis au Conservatoire, nommé accompagnateur à l'Opéra, il écrivit un grand nombre de morceaux militaires adoptés par les régiments dans les guerres de la révolution , un de profunilis à grand orchestre , des hymnes et des symphonies pour les fêtes publiques. Professeur d'harmonie au Conservatoire, il rédigea un traité spécial de cette science, traité encore fort estimé, bispecteur de cet établissement avec !Méhul, Cherubini et Gossec, membre de l'Institut, auteur d'un grand nombre de grands opéras et d'opérascomiques, il mourut d'une maladie inflammatoire en 1830.
Cathay, nom donné par les anciens voyageurs à la Chine ou à une partie de la Chine. Marco Polo appelle la capitale Cambalu et le roi coblaije (1260). C'est en cherchant le Cathay que Christophe Colomb découvrit l'Amérique.
Cathédrale (d'un mot latin signifiant siège), église où est le siège de l'évèque, église épiscopale. La forme des cathédrales a varié : généralement elles ont celle d'une croix grecque ou latine. Leur architecture a également suivi les changements d'époques et de pays; mais les [)lus belles sont d'architecture gothique. Ste-Sophie à Constantinople est une des plus anciennes. St-Pierre de Rome passe pour la plus magnifique de la chrétienté. On cite encore celles d'Aix-la-Chapelle, de St-Marc de Venise, de Florence, d'Anvers, de Gand, de Liège, de Mayence, de St-Paul de Londres, etc., etc., et parmi celles de France les cathédrales de Paris, de Reims, de Strasbourg, d'Orléans, d'Amiens, de Rouen, de Chartres , d'Autun, de Beauvais, de Bourges, d'Auch, etc. Aujourd'hui l'architecture chrétienne semble éjjuisée; le type de la cathédrale antique ou moderne a disparu. La maçonnerie en est réduite à imiter les formes grecques; elle fait des églises sans inspiration religieuse. Les moines du moyen âge avaient la pensée chrétienne ; les savants d'aujourd'hui sont trop positifs pour être inspirés : ils ne feront point une cathédrale, ils ne feront point un dôme chrétien, une tour à tlèche aigiii', un portail , un péristyle.
liiu' nef, une c'iiapcllo; ils feront autre chose que ce qui convient à l"('?:lise, ils feront Notre-Dame de Lorelte ou la ISIadeleine île Paris.
Catherine (sainte), \ ieri^e , fille (le C.erle, tyran dAlexandrie. fut forcée par l'cnipereiu- Maxiniin 11 de discuter avec des pliilosoplies dans une assemblée |)uliliqiie : elle les confondit et les convertit au christianisme. Us furent tous brûlés. Catherine eut les os broyés dans un instrument de supplice et la tète coupée. Les moines du Sinaï prétendent posséder son corps depuis le viii"" siècle. — Il a existé un ordre reli2;ieux militaire, établi suivant la règle de saint Basile, ayant pour objet de garder le tombeau de la sainte , de protéger les pèlerins et de défendre l'église catholique. Les membres portaient sur un habit blanc les instruments du supplice de la vierge avec une croix et un glaive teints de sang. — Les jeunes pensionnaires reconnaissent sainte Catherine pour leur [)atronne.
Catherine (sainte) de Sienne, née dans cette ville en 1347, surnonunée Eui)hrosine à cause de sa perfection et de sa beauté, après avou', dans sa première jeunesse , répandu de grandes aumônes , servi les malades, consolé les prisonniers, entra à 20 ans dans le tiers-ordre de St-Dominique. Cette sainte fdle se voua par esprit de charité aux travaux les plus pénibles; elle soigna les lépreux, déploya un dévouement et un courage admirables durant la peste de 1.374, ramena grand nombre de pécheurs par son éloquence et sa douceur, et décida le pape Grégoire XI à transporter de nouveau le siège de la papauté d'Avignon à Rome. Après avoir réconcilié les Florentins avec le pontife, elle joua le rôle de pacificatrice dan-^ toutes les querelles du schisme, écrivit en faveur du pape Urbain W qu'elle excita à la modération, et mourut à Rome en 1 380, à 33 an-, de douleur de voir les funestes divisions qui agitaient la chrétient('. Sainte Catherine occupe un rang distingué parmi les écrivains de son époque. On estime ses 6 traités en forme de dialogue, sespni'sies et ses 387 lettres dont quelque.s-unes furent adressées à de-; rois, des ] tapes et des empereiu's
Catherine de France, fdlc (le Charles VI de France, épou-n Henri V d'Angleterre el se maria secrètement après sa mort à Owcii Tudor, gentilhomme du pays de Galles. Celte union ayant été rendue publique après le décès de la reine , Tudor eut la lèle tranchée. L'un de ses fils, Edmond, fut le père de Henri VIL
Catherine d'Aragon, fille de Ferdinand et d'Isabelle, épousa en loUI Arthur, lils aine de Henri Vil, roi d'Angleterre; puis son frère, depuis Henri VIII , qui ne tarda pas à lui proposer un divorce qu'elle refusa. Ce prince fit alors prononcer une sentence de répu- (liation que le pape ne voulut |>as sanctionner, et épousa Anne
de Buulcn (v.). l'.iUlieriiKv, cxilc'o ilo la tuiir, inoiirut a iio ans.
Catherine de Médicis i\ . Mcdicis).
Catherine de Portugal, lillc dO Jean IV (le PortUi^al , é|)0lisa
en ItlGI Cliailes 11 , roi d'Anj^leteire , et retourna en I (>!);} dans sa [Kiliie, où elle fut déclarée régente. En cette qualité elle ballil plusieurs fois les années espagnoles et leur enle\a quelques {)Uu'es fortes. Klle mourut en 170o.
Catherine, 2 impératrices de Russie. La 1''', Catherine Alexioirna (I(i89-I727), simple paysanne, née en Livonie, de parents jiauvres, tomba, pendant la guerre de la Suède et de la Russie, entre les mains de deux soldats suédois auxcjuels elle fut enlevée jiar un de ses amis d'enfance, qui l'épousa à Marienljuurg. Celui-ci ayant été tué au siège de cette place. Catlierine , prisonnière, ins[)ira un violent attachement à Pierre-le-Grand , (pii l'épousa. Klle fiitcouromiée en 1721 et proclamée, après la mort du tzar, souveraine impératrice de toutes les Russies. Bonne , douce , indolente , prenant peu de part aux aflaires , mais de mœui's désonionnées , livrée même au vice de l'ivrognerie, elle mourut dans sa 4'j<" année. — La 2^, Alcj>ioicna [Sophie-Anyiiste-Doruthcc d'Anhalt-Zcrbst), née à Stettin en 1729, dont son père, le prince d'Anhalt-Zerbst, était gouverneur, épousa en 1743 le duc Charles de Holstein-Goflorp , que l'impératrice Elisabeth appela à St -Pétersbourg pour en faire l'héritier de sa couronne; Charles était lils d'Anne, duchesse de llolstein, tille, comme Elisabeth, du tzar Pierre-le-Grand. Ses intrigues avec le chambellan Soltikoff. le Polonais Poniatowski et Grégoire Orloff, détruisirent tout accord entre elle et son débonnaire époux. Elisabeth étant morte , le duc de llolstein monta sur le trône sous le nom de Pierre III: et en moins d'un an une conspiration, dirigée par la princesse Dascholî, Orlotf et plusieurs autres seigneurs, enlevait l'empire au nouveau tzar pour le donner à sa femme, qui, en embrassant la religion grecque, avait pris le nom de Catherine. Le malheureux Pierre ill mourut, dit-on, étranglé. Catherine gouverna seule et avec gloire malgré ses débordements. Elle combattit les Turcs avec bonheur et partagea la Pologne avec la Prusse et l'Autriche. En faisant creuser des canaux , en encourageant le commerce et les sciences , en fondant des hôpitaux , en établissant des écoles et en rendant la juslit-e régulière dans ses états, elle mérita le nom âo Mère de la /w/ra'. Elle était en correspondance avec Voltaire et d'Alembert, et avait formé le projet de chasser les Turcs d'Europe pour se faire couronner impératrice d'Orient à Consîanimople. Sa mort subite l'empêcha de mettre à exécution ses vastes projets: elle succomba a une attaque d'apoplexie en 17li(j.
CAT — -Jti/i — r.A T
Cathète. ('."csl, vu L;r'iiiiu''lii(', hiiiU' liiiie (liuitc tdinliaul [)(.'r|irii- (liciil;iirement sur une autre lii^ue. Les catliètcs d'un trian:4le rectaui^'le sont les deux cotés qui forment l'angle droit. — En optique, le cathète J'inridciice est une li.^ne droite menée d'im point éclairé et rayonnant. per()eniliculairement au plan du miroir réné( hissant. — On entend par cathète de réilexion une perpendiculaire menée de l'œil ou d"un point (juelconque d'un rayon rélléclii sur un plan (le l'éllexion.
Catholicisme (l'un mot grec signifiant universel), désigne, dans son acception ordinaire, les articles de foi, les dogmes, les maximes de la religion ou de l'église catholique.
Catholicité. C'cst l'adhésion aux maximes du catholicisme et la marque à laquelle on reconnaît cette adhésion. La catholicité de l'église se manifeste par 4 chefs principaux : 1" L'univers des lieux dans lesquels léglise est répandue; 2" l'universalité des lem[)s dans lesquels elle a subsisté; 3" l'universalité de la doctrine qu'elle a enseignée sans mélange et sans altération ; 4" l'universalité des personnes de tout sexe, de tout âge, de toute condition qui sont entrées dans son sein. Au propre, le mot catholicité est la qualité de ce qui est catholique.
Catholicon d'Espagne, Satire Contre la Ligue et Philippe II d'Espagne, pul)liée en l.")9.3. L'auteur, nommé Le lloi, était chanoine de Rouen et avait été aumônier du duc de Bourbon. Son œuvre fait partie de la satire Ménippée (v.), dont le but el les résultats furent les mômes; c'est-à-dire qu'à l'aide d'une critique railleuse et spirituelle, elle fit justice des exagérations du zèle religieux mal compris, et montra à quels funestes excès il peut se laisser entraîner (juand il n'est pas guidé par la sagesse et la raison.
Catholique (d'un mot grec signifiant universel), caractère d'uni- \ersalilé (jui distingue le christianisme de toutes les autres religions et la promesse qui lui a été faite de réunir un jour dans un même troupeau et sous la conduite d'un môme pasteur tous les peuples de la t(Mr('.Catholi(iue est la (jualilicatiou donnée au chrétien qui reconnail le [>ape |)our chef spirituel, et à toutes les choses ([ui dépendent (le la catliolicité, telles que l'église catholique, la foi catholique. le pays catlu)li(iiie, les croyances catholiques, etc. On attribue a l'église le nom de catholique |)our marquer, non-seulement ((u'elle est répandue i)ar toutes les nations de la terre, mais encore pour ex- ])rimer qu'elle fait profession de croire et d'enseigner partout la même doctrine, de prendre pour règle de sa foi l'universalité de croyance (pii estsui\ie dans toutes les sociétés particulières dentelle est composée. Tel est le caraetèie ([ui distingue la \éiitaljle église
(Jo.l.-C. d'ii\oc les si'cU'S (|(ii se sont sc|iart('s (ICIlc. l.c nom de catlioliqiio a été tloiino à Té^liso dès les l('iii|).-; 1rs plus Noisinsdcs apiMiTS pour Uuiistiivj;iier dos sociétés liéréti(|U('s. A\aiil même saint Polycarpc, saintli^naco a\ail dit dans son épîiro à ccmix de Smi\ inc: Là où aura été lo Christ , là est l'église c'atholi([U('. Les héréticiucs ot les schisniali(iucs eux-mêmes donnaient ce nom à la \ éiitable église dont ils s'étaient séparés. — Catholùjuo est encore le titre que prirent en Orient, dès le règne de .lustinien, (luekiues prélats ou patriarches, entre autres ceux de Perso et d'Arménie. — On appelait aussi, dans le Bas-Empire, catholiques certains ofliciers ou magistrats qui avaient pour mission de faire payer les impôts dans les provinces. — Les papes ont autrefois gratifié du titre de roi catholique les monarques d<^ France et de Jéi'usalem. Il est depuis 'I i92 exclusivement porté par les rois d'Espagne.
Cati, apprêt qu'on donne aux étotVes de laine, et principalement aux draps, pour en augmenter le lustre, les rendre plus fermes et leur doinier un œil plus doux et plus égal.
Catilina (Lucius-Sergius), dont la noblesse remontait, disait-on, à un compagnon d'Énée et qui, si l'on en croit Cicéron, avait pour père un sénateur condamné comme assassin, naquit vers l'an de Home 646. Arraché par son crédit et ses amis au dernier supplice qu'il avait mérité pour avoir fait violence à une vestale et avoir massacré son propre beau-frère, il fut questeur de Sylla dans les guerres civiles, seconda ses proscriptions et exerça plus lard en Afrique les fonctions de préteur. S'étant deux fois mis inutilement sur les rangs pour le consulat et ayant eu Cicéron pour concurrent, il résolut de le faire assassiner, de renverser le pouvoir existant, d'abolir les dettes, de proscrire les riches, de brûler et piller Komc, et de livrer à ses audacieux partisans les magistratures et le sacerdoce. Cicéron, averti par Fulvia, femme d'une haute naissance, averti aussi par les députés des Allobroges, qu'une autre femme d'mie audace virile, Sempronia, avait entraînés d'aliord dans la conspiration , Cicéron accusa Catilina dans quatre admirables harangues ai)pelées Catilinaires, remarquables par la véhémence des pensées, la hardiesse des tours, l'énergie des expressions. Catilina se défendit mal : banni de Rome, il courut dans l'Étrurie où deux anciennes légions de Sylla l'attendaient sous les armes. Mais déjà les troupes du sénat étaient à la poursuite de sa petite armée. Elle chercha vainement à gagner la Gaule cisalpine. Pétréius, lieutenant d'Antoine, l'atteignit et l'attaqua. Calilma [)érit en se précipitant au fort de la mêlée, et son armée fut taillée en pièces. Ce combat eut lieu 61 ans avant J.-C.
Catinat (Nicolas) lUKiiiil vn UVM à Paris, ou son pcie ôlait doyen dos consoillors au |)arIeinciU. D"al)or(l dcsliné au barreau, il le (|uilla après avoir ])er(lu une cause dont la jnslice lui paraissait évidente et eini)riissa le parti des armes. 1! servit d'abord dans la cavalerie, et l'ut nommé en 16G7 lieutenant dans le régiment des ii;ar(lcs. Blessé à Senef, il re(,'ut un billet de condoléance du grand Coudé, cl fut en 1(588 envoyé en qualité de lieutenant-général contre le duc de Savoie. A'ainqueur à Slalîarde et à Marsailles, il s'empara du i)ays ennemi et fut nommé maréchal de France en 1693. Malgré la médiocrité de sa fortune, il récompensa généreusement les gentilshommes qui lui apportèrent le bâton. Pur, désintéressé, plein de douceur pour les vaincus, il éluda fréipiemment les ordres de linllexible Louxois. lùivoyé en Flandre, il prit la ville d'Ath et alla combattre en Italie le prince Eugène. Des revers l'y attendaient ; les subsistances et l'argent manquèrent. Malheureux à ("arpi et à C.hiari, forcé d'évacuer le pays entre l'Adige et l'Adda, il flutune disgrâce aux ennemis ([ue ses vertus lui avaient faits à la cour, et consentit à servir sous le maréchal de Villeroi (jui le rem- [)laça. Franc, dé.sintéressé, exempt d'ambition, toujours gai, calme, il remplit avec succès plusieurs missions diplomatiques, et mourut à l'âge de 7i ans dans sa terre de Sl-Gratien. Il n'avait jamais été marié. Ses soldats, dont il était l'idole, l'avaient surnommé le Père la Pensée. Louis XIV l'avait désigné pour le cordon bleu ; mais les statuts de l'ordre du St-Esprit exigeaient qu'avant d'en obtenir et d'en porter les insignes, on fit |)reuve de noblesse. Maréchal de France grâce à son |)ropre mérite, Catinat n'eût pas man(pié de trouver un généalogiste complaisant dont le travail n'eût rencontré aucune critupie; car il était universellement aimé et estimé; mais il refusa un honneur qu'il lui eût fallu acheter par un mensonge, et ne fut pas compris dans la promotion. Le roi, tout en regrettant d'être enchainé jiar les règlements de son ordre, rendit un éclatant hommage à ce noble et bien rare exemple de probité. Catogan OU cadiHjan. coifl'ure empruntée aux modes et particulière à l'infanterie prussienne du wiii*^ siècle. Elle consistait en un chignon ou une pelote de cheveux se roulant sur eux-mêmes, noués par le milieu et pendant à une hauteur prescrite. — Si vous demandez à l'étymologiste de profession d'où vient le mot catogan , il vous répondra que cette coiirure tire son nom d'un seigneur anglais, milorcl Cculof/aii . (pii le [iremier s'avisa Ciiio'jan. Je la porter.
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Caton-le-Censrur i^.MiU'Cns-Porcius), IK' 1 On iXi avoilt 1 (TC clilt'tiemio, servit d'ahonl dans la 2'' i^iiono piiniciuo et dovinl liihiin des soldais on Sicile, puis prélcur en Sai'daiL!;ne. Après avoir aelievé do subjui^uer celte ile, il liit fait consul l'an 19.'} av. .!.-('., concpiil une partie de l'Egypte et fut nommé ciMiseur. On le vil alors réformer sans pitié le luxe et les mœurs des Romains. Auteur d'un Traité d'AgricuUure et d'un livre des Origines contenant l'histoire des rois de Rome, des détails sur les villes d'Italie, sur la 1''-' cl la 2" guerre punique, et sur l'histoire di; la république romaine jusqu'à l'expédition de Galba dans la Lusitanie, il mourut, en l.'il av. J.-C, répétant sans relâche ces mots : Dcleiida est. Carihaijn, Il faut anéantir Cartilage; conseil que la répul)lique romaine ne tarda pas à sui\ re.
Caton d'Utique (>[arcus-Porcius) , [)etit-lils de Caton-le-( A:>nscur, né l'an de Rome 660, fut noumié (picsteur et l)rigua le tribunal pour qu'il ne devînt pas la proie d'un homme indigne. Il s'unit à (jcéron contre Catilina, triompha de Ptolémée, roi d'Egypte (jui s'était révolté , et obtint la préture. César ayant passé le Rubicon, Caton conseilla au sénat de confier le salut de la républi(iiie à Pomi)ée, (pi'il suivit à Dirrachium où il fut chargé de l'approvisionnement de l'armée et du commandement de la flotte. Ayant appris en Africiuo la mort de Pompée, il se fortilia dans Utique ; mais au moment de tomber entre les mains de César, trop fier pour implorer son pardon, il se perça de son épée après avoir relu ([uelques passages du Phédon , ce sublime traité de Platon sur l'immortalité de l'ànK;. Ses derniers mots furent ceux-ci : Vertu, tu nés qu'un imin nom! décourageante maxime dont sa vie entière était la plus éloquente réfutation. A cette nouvelle , César s'écria : 0 Caton ! je t'envie ta mort, puisque tu m'as envié la gloire de te sauver !
Catoptrique (d'un mot grec signifiant miroir), partie de l'optique (pii traite des propriétés des miroirs ou plutôt de la réllexion de la lumière sur la surface des corps polis.
Catulle (Caius-Valérius), poète latin, auteur du Chant nuptial d'Athyset Cybèle, des Noces de Thétis et de Pelée, de la Veillée, de Vénus, d'épigrammes, de satires et d'un grand nombre d'élégies adressées à Lesbie , qui n'était autre qu'une Clodia , sœur de Clodius, l'ennemi mortel de Cicéron , naquit à Vérone ou à Sirmium , l'an 8() av. J.-C. Sa famille fort riche était alliée à celle de César. Il vint à Rome sous le patronage de Manlius, et compta parmi ses amis Cinna, Cicéron, Plaucus et Cornélius Népos. Nourri dans le-; lettres grec(iues, il api>liqua le 'l*"'' avec succès le rhyllime grec aux vers latins, et mourut o7 ans av. J.-C.
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Caucase, (linfiio i\o nioiilaiines qui s'élcmloiil obliiiiiomonl cnlip la nier Noire et la mer Caspienno, l'espace de 632 kilomètres sur une largeur qui varie de iOi à '272. Le pays qu'elle sillonne, appelé Isthme caucnsien , est le berceau de la race caucasique qui a peuplé l'Europe cl une partie de l'Asie. Il est habité par une multitude de petites nations (|u'on divise en 7 grandes branches : les Abazes, les Géorgiens, les Cirrussiens (v.) ou Tcherkesses , les Assoies, les 7us/es, les Lesrjhiz et les Tarlares , la seule qui soit étrangère. Les points culminants du Caucase sont XElhrouh (5,442 mètres), le Mnqitinkari (4,710) et le Schah-Dag (4,520).
Cauchemar, sorte (le rève et d'oppression; suffocation qui survient [)endaiU le sommeil. Il semble à celui (|ui est en proie à un cauchemar (ju'un poids énorme jièse sur sa poitrine, qu'il se forme sous lui un précipice, qu'un fanlùme le poursuit et qu'il lui est impossible de fuir ou de crier. Dans cet état on éprouve une anxiété cruelle qui se manifeste par des mouvements nerveux, des sanglots, et qui amène le réveil, après lequel on est, quelques instants encore, tourmenté par les mêmes idées, haletant, fatigué, souvent baigné de sueur. Les causes les plus fréquentes du cauchemar sont les troubles accidentels ou habituels de la digestion et de la circulation. Les asthmatiques et ceux qui ont des maladies de cœur en sont principalement affectés, ainsi que les sujets nerveux, chez qui cette disposition est exaltée par les chagrins. Les veiller, la contention d'esprit, la lecture ou l'audition de contes effrayants, un air trop peu renouvelé, produisent aussi le cauchemar. Cauchoix, Cauchoise, habitants du pays de Caux (v.). Caudataire, oflicier (|ui porte la queue du pape, des cardmaux, des prélats. Les rois, les princes, les princesses avaient aussi jadis leurs gentilshommes caudataires. Les prélats choisissaient souvent pour ces fonctions de la plus humble domesticité de pauvres hobereaux, de minces cadets de famille.
Caudines (fourches). Cciudium était un gros bourg à l'ouest de Bénévent, à l'est de Calatie, dans les montagnes qui séparaient le Sanmium de la Campanie. Le nom de fourches caudines s'appli- ([ue tantôt à un emplacement dans lequel les Romains se laissèrent cerner par les Samnites, tantôt au traitement ignominieux que ceux-ci leur imposèrent en faisant passer consuls et soldats désarmés sous un joug formé de deux fourches plantées en terre et croisées j)ar une troisième, ('et événement eut lieu l'an 321 av. J.-C. — Faire passer quelqu'un sous les fourches caudines, c'est encoi'c aujoiird hui, au figuré, riiumilicr cruellement, abuser delà position fâcheuse où il se trouve.
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Caulicoles OU ////(•//es , Cil airliitectiiro, tiL:;o> roiilros on volniit:^ sous le toilloir du cliapiteou corinlliien
Cauris, tuquillau;e blauc des île» Maldives, servant de monnaie dans la Nii^ritio centrale, sur le plateau de la Sénégambie et au Bengale. Dans cette dernière contrée 2,400 cauris valent I fr. 25 e. de France. Dans la Nia;ritie, 2.">0 é;i;alent la môme somme.
Causalité. Ost , dans la philosophie moderne, renchaînement des cll'ets et des causes, le rapport qui existe entre eux, ra|>port jugé nécessaire et reposant, suivant les uns, siu' ime induction dont la base est l'expérience ; suivant les autres, sur une loi l'ondamentale acceptée par rintcllii;cnce. Ceux même qui nient la causalité reconnaissent un premier moteur ; mais ce moteur quel est-il? l'istil matériel'? ou existe-il en dehors de la matière? Admettre un moteur matériel, c'est professer le panthéisme (v.), c'est-à-dire que le monde est Dieu, agent et patient, efl'et et cause, et cela de toute éternité. Or, c'est chose impossible; la matière non organisée ne peut être la cause efïiciente de l'organisation: sans vie, sans intelligence , elle ne peut donner vie et intelligence; inerte, elle ne peut imprimer le mouvement. Pourtant l'ordre règne dans la nature , donc la matière n'est pas le premier moteur de la nature, donc il y a une autre cause primordiale. Mais où est-elle? Les Chaldéens répondront : dans la lumière et les ténèbres ; les Persans : dans le bien et le mal; Thaïes et Anaximènc : dans l'eau et le feu; Empé-docle : dans les quatre éléments; Heraclite et Zenon : dans le l'eu ; Démocrile etÉpicure : dans le concours des atomes. Puis viendront les doctrines plus élevées de Moïse, Pythagore, Platon, Descaries, Mallebranche, Berkeley, Leibnitz, Newton. — On n'est pas moins nécessairement conduit à expliquer la nature par la puissance coordinatrice d'un être intelligent, quand on considère que tout ('ans la nature est combiné pour une fin prévue et déterminée. Mais cette seconde question des causes fniales, quoique résolue par le fait, est encore en litige parmi les philoso|ihes, les uns voyant Dieu partout , jusque dans la chrysalide, jusque dans le reptile qui tue, jusque dans la lave ipii brûle: les autres, oubliant les bienfaits de Dieu pour ne se rappeler que les maux dont ils l'accusent, et ne voyant dans les causes finales qu'une chimère dont se repaît l'ignorance. Mais tout démontre à la raison qu'en même temps que la suprême intelligence a imprimé à la matière '.nie force qui annonce sa puissance, elle l'a destinée à exécuter des effets concertés par sa sagesse.
Cause (philosophie), principe par le(|uel une chose est, -et sans l(>quel elle ne ]'cut. ni être conçiu^ ni exister. La cause recèle en
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cllo-mômo k' principe de l'iiclion. L'olTet est le résultai immédiat de eette action. Il y a des causes phyfiHjUi'fi, ])rodnisant immédiatement leur etl'et; des causes morales, dépendant d'iuie cause pliysit}ue; des causes maicricUes , formelles, insirumentales, subdivision obscure tiu'on n'explique plus ; enfin des causes premières, agissant par leur propre vertu; des causes secumles, agissant par rimi)ulsion des premières, et ùe^ causes fuutks, fin, but, objet pour le(|uel l'ellet est produit.
Cause (jurisprudence), contestation pendante devant un tribunal ; instance, aifairc judiciaire. On dit d'un avocat en vogue au palais, il a des causes plein son sac, |)arce que autrefois les avocats })ortaient leurs dossiers dans un sac placé sous leur bras. On dit avec dédain de l'avocat inoccupé, c'est un armcat sans causes. Les causes se divisent, suivant les tribunaux oii elles sont portées, en civiles et criminelles, puis en causes ordinaires et causes d'exception, en causes sommaires, pélitoires, possessoires , principales, accessoires, incidentes ou d'intervention, etc. On appelait autrefois cause grasse une cause simulée et boutTonne cjui se i)laidait et se jugeait avec pompe, toutes les années, en plein parlement, l'un des jours gras. C'était le carnaval du parquet, du barreau et de la magistrature. Le président de Lamoignon les fit proscrire par arrêt le 18 février 4617; mais, telle était la force de l'habitude , que, malgré son influence, l'arrêt resta long-temps sans exécution. Cet usage avait pourtant cessé d'exister à la suppression des parlements, en 1790. — On a plusieurs fois réuni, sous le titre de Causes célèbres, la compilation de toutes les atlaires criminelles ou civiles qui , par le scandale des détails ou l'énormité des forfaits, ont fait du bruit dans le inonde. — On appelle ayant cause ou ayant droit la personne qui succède à une autre dans certains droits ou certaines actions; l'héritier et le légataire sont les ayants cause du testateur ; l'acquéreur est l'ayant cause du vendeur; lecessionnaire est l'ayant cause du cédant.
Cause (médecine). Les médecins s'accordent généralement à admettre deux séries de causes productrices des maladies; les unes prédisposantes, qui mettent le corps dans une situation telle, que les autres, nommées déterminantes, venant à agir, la maladie apl)araît. Ces causes ont été encore divisées, suivant l'aspect sous lequel on les envisage, en externes et internes, physiques et chimiques, accessoires et principcdes, morales et occultes.
Causeur , causerie. La causerie cst l'intimité de la conversation, un véritable laisser-aller du cœur 0*1 de l'esprit. On causait beaucoup dans nos cercles avant 1789, aujourd'hui cette causerie intime est