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morlo dans nos salons. Ct'Ia o\pli(|no le grand noinljic d'orateurs do la Constituante et les tristes parleurs de nos assemblées aetuelles. Les femmes réussissent d'instinct dans la causerie. Les vieillards, qui ont beaucoup vu. ont une causerie qui attache, quand ils ne se répètent pas trop. Les hommes de génie, conluiés dans ta solitude, sont quehiuefois gênés dans un cercle. Les sots sont à leur aise partout. — il ne faut pas confondre le causeur avec le bavard ou avec le habillanl. On fuit le bavard qui assomme, on évite le babillard qui fatigue, on recherche le causeur qui séduit.
Causticité (d'un mot grec signifiant je 6c»/('), dénomination défavorable d'un penchant de l'esprit qui après avoir démêlé les travers et les défauts, les signale toujours désagréablement pour les [tersonne.^ ([ui deviennent sa proie. La causticité exige de l'esprit, du savoir, (lu bon ton. On n'est hors de là que méchant etgrossier. Une tendance habituelle à la causticité est incompatible avec la bouté, l'indulgence , la politesse ; elle éloigne l'intimité. Exercée aux dépens d'autrui, elle amuserait plus si l'on craignait moins pour soi. Pascal, Bussy-Rabutin, Beaumarchais, Paul-Louis (Courrier ont excellé dans ce genre.
Caustiques (médecine [d'un mot grec signifiant je hrûlf]), corps qui naturellement, ou par suite de certaines préparations, jouissent de la piopriété de céder plus ou moins rapidement leur calorique aux corps organisés et d'y produire les phénomènes de la brûlure. On applique surtout cette dénomination aux agents qu'on emploie pour déterminer la cautérisation (v.), c'est-à-dire, la brûlure produite dans des vues deguérison. Les caustiques sont nombreux. Ce sont d'abord des métaux incandescents, des moxas, de la flamme de poudre à canon ou du gaz, des charbons ardents; puis les caustiques proprement dits, certains liquides dont on a élevé la température, les acides minéraux, les alcalis, différents sels, divers composés chimiques.
Caustique (Optique), courbcs formées par l'intersection des rayons lumineux, partant d'un point rayonnant, et réfléchis ou réfractés par une autre courbe. Chaque courbe a ses 2 caustiques, l'une produite par la réflexion, la catacaustique; l'autre parla réfraction, la(//(/causticiue. L'invention de ces courbes remonte à Tschirnhausen (168-2).
Cauteleux (d'un mot latin signilian' circonspect, fin, avisé), celui qui ne donne jamais sa parole, qui rêve toujours une échaiipatoire, et qui se dégage sans se dédire positivement. La pénétration déjoue le di|)lomate habile ; on échoue en aflaires avec le paysan cauteleux ; il s'efl'ace, se replie, cède, revient, rampe, se glisse et réussit.
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Le Gascon aiularit'ux ol adroit éproiuo plus de mécoriiples que le Normand, simple, timide et cauteleux, ("/est un caractère tout de ruses et de précautions, toujours sur la défensive et dont il faut se méfier.
Cauteretz, bourg (les Hautes-Pyrénées, célèbre pour ses eaux chaudes et sulfureuses, à peu de distance de St-Sauveur, de Barés^es, des Eaux-Bonnes, composé de 80 à 100 petites maisons (|u'on pourrait appeler des palais, car l'ardoise y abrite le marbre , et peuplé de 1,200 hal)itants environ. Ces eaux, cpi'on prend en boissons, en bains, en douches, sont efficaces contre les maladies scrotuleuses, les pâles couleurs, les ii;ast rites, les rhumes anciens, les catarrhes né2;ligés, et certaines phthisies peu avancées.
Cautérisation, emploi chirurgical des caustiques (v.).
Caution (d'un mot latin ayant la même signihcation) ; donner caution, servir de caution, c'est s'obliger pour une autre personne, et répondre en son nom de l'exécution d'un engagement. Le cautionnement est Tacte par lequel la caution se soumet à l'obligation , c'est-à-dire s'engage à l'accomplir dans le cas où l'obligé principal manquerait à sa promesse. 11 y a des cautions volontaires ou conventionnelles , des cautions légales ou ordonnées par la loi , et des cautions judiciaires ou ordonnées en justice. En matière criminelle on met dans certains cas le prévenu en liberté provisoire , moyennant un cautionnement qui ne peut être moindre de oOO francs. On exige enfin de certains fonctionnaires ou employés un cautionnement desliné à garantir soit l'administration des deniers publics , soit la gestion obligée des intérêts des particuliers.
Caux (pays de), contrée de France, dans l'ancienne province de Normandie , comprenant tout le pays entre la Seine , l'Andelle, la Bresle et la mer, depuis Tréport jusqu'au Havre. Superficie, .'iOO kilomètres carrés. Capitale , Caudebec. Les Cauchoises, qui ont conservé leurs grands bonnets à forme haute , sont renommées jiour leur beauté.
Cavalcade , aujourd'hui toute marche pompeuse de gens à cheval et même d'équipages, comme à New-^Market et à Longchamp; jadis cortège des papes, à leur intronisation et dans les grandes solennités.
Cavalcadour (écuyci'), officier préposé spécialement à la survciilance, à l'éducation et à l'entretien des chevaux du roi. Les écuyers cavalcadoiirs précédaient les 20 écuyers en charge qui servaient par (juarliers et recevaient les ordres du 1 •"'■ écuyer.
Cavalcanti (Guidp) , philosophe et poète florentin du xiii*" siècle, ami .lu D^Mteet. comme lu-, gibelin fougueux et chef do ce |.arti après