‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnesChapitre 40 sur 59 · CAV — 273 — C.AV · texte numérisé non relu

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la moii (lo son honu-pcro. Sa (|iR'n'llo saiv^laiite avor lt> iriicKo Cono Donati fil cxilor lo-; chefs des deux fartions. Cavalcanti, proscrit à Sarzane. en fut rappelé à cati^c de l'insalubrité de l'air, ma's déjà il y avait puisé le germe d'une maladie dont il mourut eu K500. A son retour d'un |)elerinagc à St-Jaeques-de-('.ompostelle, il s'était épris à Toulouse d'inie jeune fille appelée Maïuh'tta . à qui sont adressés [in-sque tous ses sonnets et ses caiizoni, foit remarquables pour répo(|ue.

Cavalerie, corps de troupes destiné à combattre à cheval. .\u tem[is (le Moïse, les Égyptiens avaient une cavalerie imposante. (xMIe des Grecs remontait à Lycurgue ; Épanunondas et Alexandie la perfectionnèrent. Les Romains, qui manquaient de chevaux, eurent long-temps une cavalerie faible ; elle ne put résister à celle des Carthaginois dans laquelle figuraient les Numides, les Espagnols et les Gaulois, qui plus tard passèrent dans l'armée romaine. — Les cavaliers grecs et romains se divisaient en grosse cavalerie avec lance , pique , hache , épée , javelot , masse d'armes ; et en cavalerie légère, qui maniait l'arc et la fronde : la pi-emière , couverte de cuirasses complètes ; la seconde , n'ayant que le casque et la petite cuirasse de cuir et de métal. Sous Charlemagne, la cavalerie était presque égale à l'infanterie. Au commencement de la S*" race, l'armée française se composait presque en entier de cavalerie. C'était la conséquence de la féodalité ; on n(> voulait pas confier la défense du pays aux serfs. Les cavaliers nobles, appelés gendarmes, portaient cuirasses, brassarts, cuissarts, casques, gantelets; les chevaux étaient couverts de lames de fer. Au moyen âge, la cavalerie française fut partagée en i o compagnies de 100 hommes d'armes. La réunion d'un homme d'armes, de 5 archers, d'un coutillier (écuyer armé d'un couteau) et d'un page ou varlet , formaient une lance fournie. Louis XI la fixa à 6 hommes, Louis XII à 7, François I'"' à 8. L'invention de la poudre modifia l'armement : au javelot , à la lance, à lépée, la cavalerie ajouta l'escopette, puis l'arquebuse , et enfin le mousquet et le pistolet. Les armures des cavaliers et des chevaux embarrassaient la marche de la cavalerie ; Frédéric la rendit plus leste et plus agile. On a souvent vu la cavalerie française, sous la république et rem])irt> , se signaler par des traits d'audace et de bravoure inouïs. En Hollande, dans le mois de janvier i79o, elle alla prendre sur la glace, dans le golfe du Texel , la tlotte ennemie surprise et retenue par la gelée. Commandée par Kellermann et Bessières. elle décida la victoire à Austerlitz. La cavalerie française se divise aujourd'hui en cavalerie (le réserre, 12 réiziments dont 2 de carabiniers et 10.de

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rairafisicrs : 10,10^ lionimo:^ t-l .S,()(ii chovaiix ; niviileric dp lifpie, 20 ivgiinoiils dont 1 2 do dnn/niifi et 8 do lanciers : 1 2,196 hommes et 12, ()!)(■) (lu'vaiix; raviilcric Icijèro , 22 régiments dont 12 do (hussrurs fraisais, G do hussards, 4 de chasseurs d'Afrique : 1!),8;{S huuunes et '15,810 cliovaiix. Total do la cavaleiie française : i i,ii)8 liommes et ;J5,980 chevaux.

Cavalier, tout homme qui est à cheval, armé ou non. Comme dans l'orii^ine le cavalier était noble ou chevalier, ce premier mot, (lu vocabulaire des camps ou des habitudes du manési;c , est passé dans la vie ordinaire où il est employé pour désigner simplement un individu du sexe masculin. On dit dans ce sens une dame el un cavalier. — Cavalier C6[ aussi le nom d'une i)iéce au jeu d'échecs (v.).

Cavalier de fortification, Ouvrage dominant, terrasse, dont les anciens se ser\ aient dans les atlacjues, les sièges, et qui était conslriiit do charpente et d'autres matériaux. On donne aujourd'hui le même nom à un reiranchcment élevé dans l'intérieur d'un bastion l)our dominer la campagne et i)longer dans les plis du terrain. Dans l'alkuiiie des places, cet ou\rage prend le nom de cavcdier de Iranchèe; il est construit en gabions (v.) et en terre, en avant du chemin couvert d'une place assiégée, dans lequel il plonge et d'où l'on chasse les assiégeants.

Cavaliers, nom donné, au XVII'' siècle, en Angleterre, aux partisans de la cause royale et des Stuarts, par opposition à celui de têtes rondes donné aux partisans du parlement et à ceux de Cromwell.

Cavatine, air Ordinairement assez court, exécuté par un seul chanteur ou par une seule chanteuse. C'est un morceau de chant complet. Ce qui pendant iO ans fut un air est maintenant une cavatine. Le récitatif instrumenté, le cantabile, la cabalelte coupée par des chœurs, Valkc/ro, Vagitato, tous les luxes d'ornement et d'orchestre, la variété de sentiments et de coloris qu'on réservait pour \'air de bravoure, ai)partiennent à la cavatine autrefois si modcsio dans son allure.

Cave, lieu souterrain, ordinairement voûté, destiné à recevoir et à conser\er diverses substances, les vins principalement, dans un milieu de température assez basse et presque constamment égale. On y garde au isi les huiles, les liqueurs, les légumes et tout ce qui crainl la gelée ou une trop grande chaleur. La meilleure cave est celle où le tliciinomètrese maintient entre 10" et 10" 1/4 de chaleur, tempéraiiiic i|ui s'oijtient dans nos climats en creusant à 4 mètrei. Il con- \i(Mil aussi d'exposer les caves au nord.

Caveau, i)oti(oca\e. — On donne encore ce nom à une société gas-

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trononiitlue oUluuUanlL' toiidéo lmi 1729 par l'inni, (jalli't, C.ollô et (',rt'l)illon tils, chez un reslauraleur liu carreroiii' Biissy. Dispersée en 1739, elle renaciiiit en l7.-)9 chez le fermier général Pelletier, et lessa de nouveau, laniphitryon étant devenu fou par suite de son mariage. Nouvelle résurrection en I79(); nouvelle mort 5 ans après. Enfin le phénix renaît de ses cendres en 180G; il s'installe au Rocher-de-Cancale : il a pour président Désaugiers; Béranger y fait ses premières armes. Mais dés 1817 les chants avaient cessé et prohahioment jinur toujours, car on ne chante plus guère en France.

Caveaux. Dans une église, ce sont des lieux souterrains ([u'un usage fort ancien et autrefois général avait consacrés à la sépulture des morts. Les familles en avaient de particuliers sous les chapelles qu'elles avaient enrichies. On n'enterre plus dans les églises que (les princes ou des prélats. Mais dans les cimetières communs , établis hors des villes, les personnes riches ont encore des caveaux dans lesquels elles marquent d'a\ ance leur place ou celle de leurs proches.

Cavernes, nom donné, eu géologie, à de grandes cavités souterraines naturelles . formées en général de plusieurs salles irrégulières communiquant entre elles par d'étroits couloirs. L'origine des cavernes est attribuée à l'action des torrents souterrains, à des sources chargées d'acide carbonitiue qui sont parvenues à dissoudre des roches calcaires, aux fréquents soulèvements de la surface du globe qui ont formé, en remuant les roches calcaires, ces cavités, agrandies ensuite par les eaux. Les cavernes ont été long-temps des lieux de sé{)ulture; elles servirent aussi d'asile en France aux victimes des guerres de religion, depuis celles du druidisme, sous l'empereur C.laude , jus(ju'à celles du calvinisme aux xvi*^ et xvii^ siècles. Le sol des cavernes est ordinairement composé d'une couche de cailloux roulés et d'argile rougeàlre. Beaucoup renferment des dépôts d'ossements fossiles que les eaux diluviennes y ont apportés ; souvent aussi des stahtclites ou des sta- IfKjmitcs (v.), scculairement amoncelés, ont recouvert complètement ces dépôts et donné naissance soit à des pyramides suspendues par leur base à la voûte ou assises sur le sol, soit à des colonnes grossières fort curieuses.

Caviar, mets préparé a\ec des œufs d'eslurgeon et fort recherché on Russie, en Tiinpiie, en Allemagne et en Italin. 11 s'en fait un ((immerce considérable.

Guyenne, territoire de l'Amérique méridionale compris dans la Giiiane française et y formant une île de 48 kilomètres carrés à l'embouchure de la rivière de ('.avenue. Ses côtes sont élevées, mais

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;i rintcriciir le ^dl rst ;il>iii>S('' ri tnlicciiiiiic de nuirai-*. La partie méridionale est souvent inondée dans la saison i)lii\ieiise et devient alors très-malsaine. Son terriloiie i)roduit du sneie, du coton, du calé, 6u cacao, de l'indigo, du | oivre, du maïs, du manioc, du riz. On y élève des chevaux, du gros bétail, des moutons, des chèvres. Des nuits e.xtrèmemenl fraîches succèdent à des journées trèschaudes. Le chmat y est assez sain dans la partie septentrionale.. La lièvre jaune ne s'y est montrée qu'une fois, en 1 806. Les Krani^'ais, établis à Cayenne dès 1625, s'en éloi.i^nèrent en IGoi. Celle colonie passa ensuite aux Anglais, aux Hollandais, [»uis encore aux xVnglaisqui la rendirent aux Français en 181 i. Pojjulation générale : i.'{,oOO iiabitants, y com[)ris les deux petites tribus indigènes des Roucouyènes et des Penpouronis. — Sur la côte N.-O., à l'embouchure de la rivière, est bâtie Cayenne, chef-lieu de la (iuiane française, peuplée de 3,000 habitants, siège du gouvernement colonial, fondée en l63o. Cayenne a une cour royale, un tribunal de première instance, un tribunal de paix. C'est le siège du conseil colonial.

Caylus (Marthe-Marguerite de Valois, marquise de Villette et de) naquit en 1673. Elle était petile-hlle d'Artémise d'Aubigné, tante de madame de Maintenon, et fut élevée à la cour sous les yeux de cette dernière, qui lui fit abjurer le calvinisme et épouser le marquis de Caylus, meniii du Dauphin. Jolie, spirituelle, aimable, recherchée par le duc de Yilleroy et par le Dauphin, admirée de Racine, dont elle récitait admirablement les vers sur le théâtre de St-Cyr, elle devint veuve à 32 ans, ne se remaria i)as et mourut à 56 ans. Ses Souvetiin, qui ne sont pas achevés, sont un délicieux mélange d'ariccdotes de son siècle, sur lequel Voltaire, son premier éditeur, s'est plu à semer quelques notes.

Caylus (Anne-Claude-Philippe de Tubières de Grimoard de Pestel de Lévi, comte de;, marquis d'Esternay, baron de Bransac , né à Paris en 1692, fils de la célèbre madame de ('aijlus (v.), entra au service du roi dans la compagnie ôe^ mousquetaires, obtint un guidon de gendarmerie à sa première campagne, et se distingua en Catalogne a la tète d'un régiment de dragons qui porta sou nom. Après la paix de Rasiadt, maître d'une fortune considérable. il se livra à l'étude des lettres et de l'archéologie, et visita l'italif. Constantinople , la Grèce, le Levant, l'Asie-Mineure, les ruines d"É[)hèse, de Colophon et de Troie. Il allait partir peur l'Egypte el pour la Chine quand les lettres de sa mère chérie le rappelèrent en France. De retour a Paris, après un voyage scientilicpie à Londres, un le \il peindre, gra\er, dessiner, chanter, écrire. La même plume

v.kL — -m — cÈf:

liiira riiisloiio (riU'iiult'-lr-Tlu-hain t'I (.vï.v de iiiailnm)iriollo Frélillon (inadomoisolle C'.lainiii). Des labloaux lires de l'Iliade, de rOdys.-ée, de IKiiéide, il deseeiidit à la peinture des Tètes roulanles et des lli'grels îles petites rues. Comme i^raveiir à reaii-forle, sa collection est aussi intéressante que nombreuse. Il dut à son Recueil d'antiquités égyptiennes, étruscjnes, grect[ues, romaines, gauloises, un double fauteuil à l'Académie de peinture et de sculptui-e et à celle des inscriptions et belles-lettres. Il fraya la loute à \\'inkelmann, et mourut en 1763.

Cazalès (Jean-Anloine-Marie de), né à Grenade (Haute-Garonne) en 1757, d'abord capitaine au régiment des chasseurs à cheval de Flandre , fut élu député de la noblesse de Rivière- Verdun aux états-généraux de 1789, s'y montra un des plus ardents défenseurs de la monarchie et brilla par une éloquence inattendue dans les discussions sur le serment des prêtres, et sur le projet d'enlever au roi le droit de faire la guerre et la paix. Démissionnaire en 1791, il se retira en Angleterre et revint à Paris en 1792. 11 rejoignit bientôt en Allemagne les princes français, sous lesquels il combattit, rentra dans sa patrie en 1803, fut appelé au corps législatif en I80.*j, et mourut la même année.

Cazotte (Jacques), né à Dijon en 1720, romancier fort original, d'abord contrcMcur de la marine à la Martinique, puis maire de Pierry, près d'Épinay, aux environs de Paris, se livra à la culture des lettres et publia, entre autres écrits, Olivier, le Diable (niioureux, le Lord impromptu, etc. D'un esprit exalté, s'abandonnant même à l'illmninisme, il se déclara contre la révolution française et fut enfermé à l'Abbaye en 1792. Lors des massacres de septembre, il fut sauvé par le dévouement de sa fille Elisabeth, âgée de 1(5 ans, (pii se jeta dans ses bras et lui fit un rempart de son cor[)S. Moins heureux une seconde fois, il fut livré au tribunal ré\olutionnaire et périt sur l'échafaud en 179.3.

Cécile (sainte), Romaine, d'une noble famille, mariée, malgré le vœu qu'elle avait fait de garder un célibat perpétuel , convertit son époux Valérien au christianisme et souffrit le martyre, suivant les uns, à Rome , vers 230, sous Alexandre Sévère, et suivant d'autres, en Sicile, de 176 à 180, sous les empereurs Commode et Marc-Aurèle. Son nom figure dans les plus anciens marlyroloies ; son olTice, dans les missels les plus anciens. Cidtivant la musique, s'accompagnant des instruments quand elle chantait les louanges du Seigneur, elle a été choisie par les musiciens pour leur patronne. Raphaël et le Dominicjuin en ont fait le sujet de tableaux admirables: Dryden l'a célébrée dans une ode, etSanteul la chantée dans

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