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.'{ \)v\W< liyiiiiics latines. Lï'i^lisc consacri; sa lète le 22 novembre.
Cécité, privation de la faculté de voir. Ce n'est pas une maladie, mais le résultat de (iiiel(|ue autre alTection qui s'oppose à l'arrivée des rayons dans la profondeur du alobe oculaire, telle que Vamau- 7'ow, \a catannie, \e ylaucome, \'uphth(tlmie,\es taies, etc. (v.). Des individus l'apportent en naissant (v. Aveugles).
Cécographie, manière d'écrire particulière aux aveugles, dont le tact est d'une délicatesse extrême. Dans une table de métal sont i,Tavés en creux les caractères de l'alphabet. L'aveugle en suit les contours avec un stylet; puis il change le stylet pour le crayon et trace les lettres sur le papier. Afin de conserver une égale distance entre les lignes, il se sert d'un grillage de fils de métal, le long du- (piel il conduit son crayon; et, afin de ne jias mêler les lettres à tracer avec celles déjà tracées, il suit la marche du crayon avec Inidex de la main gauche.
Cècrops, Égyptien natif de Saïs. conduisit une colonie dans lAtlique vers loTS av. J.-C. , y jeta les premiers fondements d'Athènes, adoucit les mœurs des habitants, les réunit dans 12 bourgs ou villages , leur donna des lois , leur apporta les dieux de l'Egypte, institua chez eux le mariage, leur apprit à cultiver l'olivier, et mourut après un règne de 60 ans.
Cédille, de l'espagnol cedilla, petit c qui, placé sous la lettre de ce nom, la modifie et la fait prononcer comme un s dur : Façade, aipararun.
Cédrat, fruit du cédratier, à écorcc fort épaisse, renfermant une huile essentielle tres-odorante. On fait de cette écorce des confitures sèches estimées , qu'on mêle par quartiers à la confiture liquide. La peau donne une excellente liqueur. Le cédratier est une espèce de citronnier, aux feuilles ovales, aiguës, dentées, d'un vert foncé; aux llem-s peu nombreuses, petites, violàtres; aux fruits lisses, d'abord rouges, puis verts, et enfin jaunes. C'était un arbre sacré pour les Juifs, qui l'apportèrent en Italie, d'où il se répandit en Europe.
Cèdre , arbre majestueux, célèbre dans l'antiquité ])ar la beauté imposante de son port et par l'incorruptibilité attribuée à son bois, (pii le faisait rechercher pour les constructions navales, pour les teml>les et [)onr les autres monuments. Il est fort rare sur les hautes montagnes du Liban, (ju'il couvrait autrefois; mais il est assez répandu en Europe. Son Ixiis, biancliàlroet résineux, dégage quand on le brùlc une odeur agréable. Ses feuilles sont courtes, éparses, raides, pi(iuantes, d'un vert sombre; ses rameaux croissent horizontalement à une distance do 10 mètres. Un des cèdres les i)lus beaux
CEI — 219 — C.(-.\.
et lo;^ plii:; aiifiens ilo Franoe est celui du .ianliii des Plantes de Paris, rapporté en 17.'U par lîernanl de Jiissieii , célèbre holanisle.
Cédron (cii hchrou , olisrurili'), torrent qui coidail dans uni^ vallée à l'orient de .lénisaleni, entre la ville et le mont des Oliviers, et qui allait se perdre dans la mer Marte.
Cédule, écrit, billet âous seing privé, par lecpiel on nnonnait devoir quelque somme. En ce sens, il est vieux; on dit aujourd'hui blllvl. — Dans l'ancienne prali(iue, la céilule (Tucatoire ùliùi iai le qu'on faisait siijnilicr à sa partie adverse pour lui déclarer ([u'ou entendait se pourvoir au conseil, alin d'élre ren\oyé à uw autr(> parlement. Dans la pratitpie actuelle, cédale de citation est l'acte |>ar lequel un juge de paix permet d'abréger les délais dans les cas urgents.
Ceintre OU cintre (d'un mot latin signifiant ceindre), mot qui a deux acceptions dans l'art de bàlir : il signifie, d'une part, la couibure d'une voûte ou de toute autre partie do construction; de l'autre, un assemblage de charpentes formant en relief la courbure d'une voûte en construction qu'il soutient jusqu'à ce que la clé soit posée. Une voûte est à plein-ceintre quand sa courbure égale une demicirconférence de cercle, alors la hauteur est égale à la moitié du diamètre ou de la largeur de la voûte. Quand cette hauteur est moindre, le ceintre est surbaissé; quand elle est plus grande, il est surliaussé. — Le ceintre, au théâtre, est la charpente qui surmonte la scène.
Ceinture , ornement destiné à cemdre les reins et à retenir les vêtements. 11 était en grand honneur chez les Hébreux , qui s'en revêtaient quand ils mangeaient l'agneau pascal , quand ils travaillaient , quand ils se mettaient en route ; dans le deuil , ils usaient de ceintures de corde. L'usage de cet ornement devint général chez les Grecs, les Romains et chez tous les peuples orientaux. Les femmes y mirent de la recherche et de la coquetterie. Au moyen âge, les ceintures servaient de bourse et étaient larges et creuses. Quand les hommes abandonnèrent les longs vêtements pour le justeau-corps et le manteau, elles furent réservées aux femmes, aux militaires, aux magistrats, aux prêtres. Un arrêt du parlement de Paris de 1420 défendit aux femmes de mauvaise conduite de porter la ceinture dorée; mais elles enfreignirent bientôt cette règle, et de là vint le proverbe : Bonne renommée vaut mieux que cein- Iwe dorée.
Ceinture de Vénus OU Ceste , espèce de Ceinture à laquelle les anciens attachaient le pouvoir de charmer les cœurs : c'est une des plus gracieuses et des plus délicates créations de l'imagination
ci'.]. 280 — ' CVA.
i;iTcquo. .luiinii onipninln rollo l'cintiiro ii Vrniis |»niir cliarnior .liiliiloi" sur lo nionl Ida.
Céladon, iMM-soiiiiage célèbre, duni, la langue française et les langues éli'angères ont enrichi leurs tropes et dont elles ont fait, depuis envinm deux siècles, le ty|)e des l)eaux, des jolis-cœurs, des dainerets, des damoiseaux, des amants-bergers. C'est le Céladon de l'AsIréc, roman de d'Urfé , ([ui (it le cliarme de la nation et do la cour durant 'JO ans, devint les délices de La Fontaine, de Segrais, de Pélisson et de savants évèques. Il s'était précipité dans les ondes du l.ignon , désespéré qu'il était de la prétenclue froideur de sa bergère. Sauvé par 3 nymi)hes , il fut insensible à leurs charmes. C'est aujourd'hui un type connne le Pliénicien /h/on/.*;, comme le Narcisse des poètes. — Couleur céladon , c'est un vert-pàle, à peu près semblable à la feuille du saule.
Célèbes, île de la Malaisie, au S.-E. de Bornéo, à l'ouest des Moluques, composée de i presqu'îles allongées , liées entre elk's l)ar des isthmes étroits, et séparées par trois baies profondes. Superficie, ()i,000 kilomètres; population, .3,200,000 habitants. 5 nations : les Bour/uis ou Ouguis , les Mangkassais , les Mandars , les Kaïlis et les Manadirs. Productions : riz, coton, muscades, girolles, etc. Grand commerce. Une partie de l'île est soumise aux Hollandais; le reste est divisé en petits royaumes indépendants.
Célères , corps de 300 jeunes Romains formant la garde de Romulus, pris dans les meilleures familles de Rome et élus par les suffrages des 30 curies. Ils étaient à cheval et armés de piques.
Célestin. Cinq papes : le l"-''', saint Célestin, Romain, successeur de Boriijace y'' (v.), Ht condamner la doctrine de Nestorius dans un concile (102.3- i032); le 2'', Gu\j du Châtel, Italien, disciple d'Abélard, cardinal , puis successeur d'Innocent II (1li3-Mi4); le 3'' , Hyacinthe Bobocardi , Romain, sacra l'empereur Henri VI, qu'il investit de la Fouille et de la Calabre, donna la Sicile au iils de cet empereur , qu'il fil son tributaire , et prêcha des croisades (1 191-1 198) ; le i^ Geoffroy Castirjlione , Milanais, fils de la sœur d'Urbain III, cardinal, puis pape, mort, 18 jours après son élection, en 1241; le -'J'', Célestin 'V, Pierre de Mouron, Napolitain, fondateur de l'ordre monastique des Célestins, régulateur des conclaves, abdiquant à l'instigation de Roiiiface YIII qui l'enferma dans une prison où il mourut; canonisé (1294-1297), fêté le 19 mai.
Célestine. C'est, en minéralogie, un composé naturel d'acide sulfiiiiipK" et de strontiane. Son nom vient de la teinte bleuâtre de ses cristaux. On en trouve en Sicile, dans les Cévennes et dans les environs de Paris, à ^Montmartre et à Ménilniontanl,
Célestins, ordre de reli;^ieu\, ainsi nOMinié du pape (x^lestiii V, ipii le l'ondii. en I 2ii, snr la monlai^ne de Mujcild. dans le royaume de Naples. On le=. appela aussi reli.^ieiix de saint Daiiiien. Conlinnés an 2'' eoneile de Lyon, en l'27i. ils furent introduits en France par riiilippe-le-Bel. Déjà Urbain IV les avait incorporés dans l'ordre de sain! Benoit, lui Itl7, ils possédaient, en France, 21 monastères. L'ordre fut su|)primé en I77S. 11 axait porté le titre de Confirt'fiation de Fnnin'. Lliabit était blanc, avec cliaperon et scapulaire noirs.
Célibat, élal de celui ([ui n'est i)as marié. Il était en honneur à Sparte et frappé d'impôts particuliers à Rome. De|)uis les premiers siècles de l'église, nul ne peut se marier après l'ordination. Les prêtres grecs et les ministi'es protestants seuls ne sont pas astreints au célibat.
Cellamare (.\ntoine-Giudice, prince de) , grand d'Espagne, né à Naples en IGo7. fut nommé par Charles II ministre du cabinet. Après avoir accompagné Philippe V, il fut fait prisonnier au siège de Gaëte en 1707. Échangé en 1712, il retourna en Espagne et fut envoyé en 1715 ambassadeur extraordinaire en France pendant la régence du duc d'Orléans. Cellamare n'est connu que par le fameux complot ourdi contre ce prince, à l'instigation du cardinal Albéroni, ministre du roi d'Espagne , complot qu'il eût été plus exact d'appeler la cunjiiratiun de la duchesse du Maine. Il s'agissait d'arrêter le régent et le jeune roi , de convoquer les états-généraux et de soumettre la France au sceptre espagnol de Philippe V. Le complot fut découvert par un nommé Buvast, modeste expéditionnaire attaché à la bibliothèque royale que Cellamare employait à des copies. 11 alla tout révélera l'abbé Dubois, digne ministre du régent. L'ambassadeur d'Espagne fut arrêté, ainsi que plusieurs seigneurs, des abbés et un grand nombre de militaires de grades supérieurs qui avaient promis l'appui de la troupe. On voulut, à Madrid, arrêter, par représailles, le duc de St-Aignan, notre ambassadeur, et la duchesse sa femme; mais ils eurent le temps de s'enfuir. Enfin, on s'empara, à Paris, du duc et de la duchesse du Maine. Les arrestations dépassèrent 200. Cependant, tout le monde en fut quitte pour un enqjrisonnement plus ou moins long. Cellamare lui-mêm.e fut reconduit poliment à la frontière après une détention de 8 mois. Aucune procédure ne vit le jour; le parlement garda le silence: irais il n'en fut pas de même en Bretagne, où grand nombre de nobles et de paysans, qui avaient levé l'étendard de la révolte sans trop savoir pourquoi , furent traduits devant une chambre ardente siégeant à Nantes, et dontquelques-ims même suppliciés. Cellamare,
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à ?nii rolouron Kspnqiio, fui raiL(n[)ilniiic-géiu''ral de la Vieille-C4aslillc cl mourut en 1733.
Cellini (Beiivoiluto), célèbre sculpteur et orfèvre, né à Florence en loOO, mort dans la même ville en WwÛ. Plein d'audace, de bravoure, de droiture, mais querelleur, indépendant, il eut beaucoup d'afîaires fâcheuses qui coûtèrent souvent la vie à ses adversaires; souvent arrêté , il dut plus d'une fois la vie à sa hardiesse el à ses protecteurs artistiques. Le connétable de Bouibon atta(iiia et prit Uome; Cellini se vanta d'avoir tiré le coup d'arquebuse qui le tua au milieu de son triomphe. Après la prise de la ville, il se retira au château St-Ange, dont C.lément VII lui avait confié la défense, servit presque seul les 5 pièces de canon dont il était armé, et ])rélendit encore avoir pointé celle dont la (léchar!i;e avait tué le prince (TOrange. Accusé faussement , sous Paid III , d'avoir détourné des joyaux de la couronne pontificale , il ne dut sa délivrance qu'a François P"", qui l'avait pris en amitié dans un voyage que l'artiste avait fait précédemment en France. Cellini se fixa à Fontainebleau où il produisit de nombreux chefs-d'œuvre; mais ayant négligé de faire sa cour à la duchesse d'Étampes , il s'enfuit en Italie pour échapper à la haine de la favorite et devint le protégé de Cosme de Médicis. A l'âge de B8 ans il écrivit en latin l'histoire de sa romanesque existence dont Goethe a donné une admirable traduction. On lui doit en outre un savant traité de sculpture et d'orfèvrerie.
Cellule (d'un mot latin signifiant pHite chambre), pièce fermée servant de retraite aux religieux et aux religieuses dans un couvent. Les cellules contiennent d'ordinaire un lit, une chaise, une table, quelques images et des livres de piété. Les cardinaux, assemblés en conclave pour l'élection d'un pape, sont renfermés dans des cellules. Les cellules sont aussi en usage dans le système pénitentiaire des États-Unis, dont on fait en ce moment l'essai en France. — On nomme encore ainsi, en ancitumic, une petite cavité dont est parsemé le tis!<u celhildire qui entoure et pénètre tous les organes de l'économie et qui est fort al)0iidant sur la peau et entre les muscles autour desquels il forme des couches épaisses. Il y a aussi des cellules dans le canal médullaire des os, etc. — En bolatiitpie , (;'est un petit vide dans le tissu cellulaire des plantes, loge (|ui contient les graines et les semences. — En -uohujic, petit alvéole (v.) où X abeille (v.) renferme son miel et son couvain, partie creuse servant d'habitation au polype et lui tenant lieu de coquille.
Cellulaire (tissu) (v. Cellule).
Celse (Aurélius-Cornélius) , de la famille palricieime Cornélia, auteur d'un ouvrage encyclopé(li(|ue en '20 livies iulitiilé di' ArlUnts