‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnesChapitre 49 sur 59 · C.HA — in — CIIA · texte numérisé non relu

C.HA — in — CIIA

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Chapcron d'un mur mitoyen, ^.j,,!^,^ . jj ^^^ .-^ ^ pp,,.

les ou égoùts quand le uuir est mitoyen, e'està-dire quand il a été fait à Irais eoniniuns par des propriétaires voisins; il n'est i[u'à une seule pente ou égout quanil il a été l'ail par un seid propriétaire, et dans ce cas la pente retombe du côté de celui qui a fait construire le mur. Eniin on nonuiie cluiperon une coiffe de cuir dont on couvrait les yeux des faucons ou oiseaux de proie dressés à la chasse.

Chapiteau Ulu mot italien capitcUo. dérivé lui-même d'un mot latin signiliant tétt'), partie supérieurr-trtme colonne. Celles qui en sont privées sont appelées colonnes tronquées. Les chapiteaux ont varié à l'intini, et chaque peuple y adopte des ornements conformes à ses goûts. Le chapiteau de l'ordre ionique se distingue par les volutes dont il est orné, et qui sont disposées de manière qu'aux faces postérieures et antérieures on voit leurs circonvolutions, tandis que sur les deux côtés ( on ne voit autre chose qu'un rouleau sur lequel on trace quelques feuillages en sculpture. Il n'approche pas, à beaucoup près, de l'élégance, de la beauté et de la richesse du chapiteau corinthien, dont l'origine est due à une circonstance assez curieuse. Une jeune fille de Corinthe vint à mourir. Comme ses parents étaient pauvres et n'avaient pas le mo)"en de lui élever un tomijeau, sa nourrice se contenta de réunir dans une corbeille les différents objets qui servaient à son amusement et la plaça à l'endroit même où le corps avait été déposé. Pour éviter l'intluence pernicieuse des intempéries de l'atmosphère, elle eut soin de couvrir cette corbeille d'une grande tui^'

Chapiteau du xiiie sircJe.

C/iapi/caïc du xiv' sièclr

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qui L'ii (It'passail les bords. L'iio acanllie inapciTiie, qui so trouvait à cette place, vint à pousser au printemps suivant, et ses feuilles entourèrent la corhcilie. Plus tard, sa vigoureuse vé<^élalion l'ayant fait atteindre- la tuile, ses pousses ne purent plus s'élever droites, elles furent ioicées de se courber et formèrent des enroulements plus forts aux 4 angles, ce qui détermina i grandes volutes. Le sculpteur ("ùdlimaciue ayant aperç^'u ce singulier jeu de la nature s'en empara pour orner les cliapitcaux des colonnes d'un temple qu'il construisait alors à C.orintlie, environ ,300 ans av. J.-C. — Les chal)ileaux du Panthéon, de la Bourse et de la Madeleine, à Paris, appartiennent à l'ordre corinthien. Dans ce dernier monument, les chapiteaux ont coûté chacun 7,000 h'ancs; savoir: pour la piei're d'iui seul bloc, 3,200; pour la taille et la sculpture, .3,800.

Chapitre. Ce mot, dérivé d'un mot latin signiliant léte, marque, dans son acception propre, une division destinée à soulager l'attention dans la lecture d'un ouvrage de l'esprit. Ces divisions, en tète desquelles, pour opérer la séparation, les anciens mettaient ce mol tête, avec un numéro d'ordre, pour exprimer que ce qui suivait était la première, la seconde ou la troisième tête de l'œuvre, ont pris chez nous la dénomination de chapitres ou articles. — Les mots chapitre et article s'appliquaient indifféremment à des sentences morales et à des dispositions de lois qui devaient être gravées dans l'esprit de chacun. Par la suite la même dénomination s'est étendue à ceux qui avaient le pouvoir de faire le chapitre de la loi ou de la foi, et l'on disait alors que l'article de loi ou la maxime de foi avait été arrêtée en chapitre. De là l'emploi du mot chapitre pour exprimer la réunion d'un corps délibérant et spécialement d'un corps ecclésiastique, parce qu'il n'y avait alors que l'église qui délibérât. — Le même mot a été ensuite appliqué : I" au corps même des chanoines d'une église cathédrale ou collégiale; 2° au lieu où se tenaient les assemblées, soit de religieux, soit de chanoines. — C'est par allusion à ces assemblées qu'on dit, figurément et familièrement, at^oir, n'avoir pas voix au chapitre, pour dire avoir du crédit, n'en avoir pas, dans une compagnie, dans une famille, auprès de quelque personne considérable. — Le mot chapitre, au figuré de son premier sens, équivaut au mot sujet : La conversation tomba sur tel 'chapitre... On en est sur notre chapitre, etc.

Chapon , jwulet mâle (pi'on engraisse dans certaines conditions (|ui coiilribuent beaucoup aux progrès de son embonpoint et rendent sa chair i)lus délicate. — Vax termes de jurisprudence, on appelait autrefois le vnl du chapon une pièce de terre, autourd'une maison noble,

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ilonl lï'(i.'ii(liie L'^alail vvWv (luo puuvail a\tiir lu \ul do ici animal. Celait, avoc le manoir, dans lo partage des biens, le droit de l'aîné de la famille. Cette mesure était estimée, suivant la coutume de Pai"is, à un arpent de 72 verges, e"est-ù-dirc, I ,.'J80 pieds ou 3 1 (i mètres.— Les vignerons appellent chapons des sarments de l'année, (|u'ils détachent d'un ce|) |H)ur servir de plant. — Chapon se dit aussi : 1" d'iui morceau de pain qui, après avoir bouilli dans le pot, est servi sur un jwtagc maigre; i'' d'une croûte de pain frottée d'ail ([u'on met dans une salade.

Chaptal .lean-.\ntoini') , chimiste célèbre né le i juin I7.")() à Nogarct, département de la Lozère, était le fils d'un pharinaciei! de celte ville qui lui tit faire de fortes études, et qui iilus lard l'enx oya à Montpellier suivre les cours de l'école de médecine de cette ville. Reçu doctciu- en 1777, il se livra plus particulièrement aux recherches chinu'cpies, et fut bientôt nonuné à une chaire de chimie crééç à Montpellier. Une fortune de 300,000 francs dont il hérita d'un de ses oncles lui permit d'élever dans cette ville la première fabrique de produits cliimiques qu'ait eue la France , et le gouvernement éclairé de Louis XIV récompensa les services rendus par Chaptal a la science et à l'industrie par le cordon de St-Michel et par des lettres de noblesse. Quand la révolution éclata, Chaptal en embrassa cejiendant avec ardeur les principes, et la convention lui (it donner la place de directeur des ateliers construits à Grenelle pour la fabrication de la poudre nécessaire aux armées de la république. La simplification (juil apporta dans les procédés fut telle cfu'il en vint à fournir chaque jour 'I7,o00 kilogrammes de ce terrible produit dont on avait craint un instant de manipier. L'école polytechnique fut fondée à quelque temps de là, cl Chaptal fut chargé d'y professer la chimie végétale. En 1798, l'inslilut le nomma membre de la classe des sciences physiques et mathématiques. La retraite de Lucien Bonaparte ayant laissé vacant le portefeuille de l'intérieur, Chaptal en fut chargé par intérim, puis définitivement; et jamais depuis, ce A'aste département ne fut dirigé dans un sens aussi incontestablement utile au bien-être et à la richesse de la France. Il quitta le ministère en 1804, très-peu de temps après que Bonaparte eut changé son titre de consul en celui d'empereur. En 180o, il fut noiumé membre du sénat, grand-ofiicier de la Légion-d'Honneur, puis comte de l'empire. En 1819 , la restauration le nonuua pair de France, et il prit part dès lors à toutes les grandes mesures |)olitiques ou économiques qui ont signalé l'histoire contemporaine. Il mourut le28juillel 1832. Le plus célèbre desesouvrages est sa ('/(/«i/e appliquée aux arts, traduite dans toutes les langues de l'Europe.

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