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Char, vuitiii'c (les aiicieiis, dont les uns atlribuent l'invention à
Erichthonius , roi d'Athènes , (jiie ses jambes torses enipècliaient d'aller à pied, d'autres à Tlépolème ou à 'J'i'ochilus, cjuelques-uns enlin à Pallas Char iiniiiiur. Hième. Il y avait 4 espèces
princiiiales de vlmrs : les chars de triomphe, les chars jjour la course, les chars couverts, et les chars armées de faux, qui, à la guerre, portaient dans les raniis ennemis le desordre et le carnage. Outre les chevaux, les ânes, les mulets et les bœufs, les anciens employaient d'autres animaux à tirer les chars : ils y attelaient des éléphants , des chameaux, des bètes féroces même, et quelquefois des c/iar à /avT.
autruches. Les divinités de toutes les époques et de toutes les croyances ont eu chacune leur char. — On appelle char-à-bancs une voiture légère, ouverte de tous côtés ou fermée seulement par des rideaux de cuir ou de toile, et garnie de plusieurs bancs.
Charade, petit proldème littéraire, qui dilïére du logogriphe en ce que celui-ci fait suljir au mot qu'il donne à deviner une décomposition complète, tandis (|ue, dans la charade, le mot qui fait le sujet doit en former i seulement ou au plus 3 autres. Elle définit nécessairement chacun de ces mots partiels en les désignant^ suivant leur ordre , par les dénominations mon premier , mon second, etc., et garde celle de moîi tout pour le mot générateur. Un propose alors de deviner le mot entier. Exemples •
fjuatre membres font tout mon bien ; Mon dernier vaut mon tout, et mon tout ne vaut rien.
C'est zéro, composé de 4 lettres, dont la dernière, o, \aut zéro qui est le tout : et le tout de zéro ne vaut rien. Mon premier se sert (le mon second pour mamjer mon tout... V^QAchiendent.
Pradon, pompeusement monté sur mon premi t , Offrait pour mon second son œuvre dramatique :
Mai.s on prétend que la critique , En retour de ses vers lui donnait mon entier.
Le mot de cette charade épii^rammatique est chardon. ■ — Une charade en action est une sorte de proverbe joué à l'improvisti'
ir|)roseiile
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011 société, et(Hii, au lieu clo iléliiiir p;if des pliriisos. par des actions.
Charanson (v. Calandre).
Charbon. Ce luot sc dit : h' du bois (}ui, enti(>ienient embrasé, ne jette plus de tUunme; 2" de ces tronçons de menu bois (pii, brûlés à demi par une certaine opération, sont éteints [)our être rallumés au besoin, et dont il se lait, en cet état, un conuuerce si considérable; ■i" des matières animales noircies et caUinées par le feu, et qu'on nomme alors charbon animal. — Par extension, on appelle c/mrton (le terre une sorte de fossile dur et intlanunable (luon emploie à la forge, dans les usines, et pour les usaiies domesliiiues. — Par analogie de couleur, la dénomination de charbon s'applique à une iullammation gangreneuse d'une espèce particulière, commune aux hommes et à quelques animaux. — Le charbon est aussi une maladie des céréales.
Oharbonnerie (v. Carbonari).
Charbonnières, oiseaux du genre des mésanges, qui se divisent en 2 espèces ditlerentes de taille et de couleur , la mésange charbonnière et la mésanj/e petite charbonnière. La 1''^', longue de 16 centimètres , est olivâtre sur le dos, jaune dessous, avec la tète noire et une bande longitudinale de même couleur sur la poitrine; la 2". dont la longueur ne dépasse guère II centimètres, est cendrée en dessus et blanchâtre en dessous.
Charbonniers corporation des). Sous l'ancien régime cette corporation jouissait, a\ec celle des dames de la halle, de 2 privilèges exclusifs : lors de la naissance ou du mariage d'un prince de la famille royale, une députation des charbonniers était admise à venir haranguer le nouveau-né ou féliciter le nouveau couple; et aux représentations gratis, leurs délégués occupaient l'une des deux grandes loges d avant-scène dites loge du roi et loge de la reine.
Chardon, nom de plusieurs espèces de plantes dont la tète et les feuilles sont cou\ertes d'épines, et i)our lesquelles l'àne montre une [trédilection tre<-prononcée. — On appelle chardon à foulon, a bonnetier ou à carder, ou cardère , une plante originaire de la Haute-Asie , comme beaucoup d'autres plantes économiques , et dont les tètes, garnies de crochets nombreux et fermes, servent pour carder la laine et pour rendre le poil des draps plus lisse et plus uni. Aussi la cultive-t-on en grand, et est-elle d'un produit considérable, surtout ilans les pays de manufactures tels ijue ckanion à jhuion.
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L(iu\ioi>, Sécl;m, Cùiicassuniic, vlv. Un m-iuc le cliardoii a loulou (Ml aulonuic dans le midi, et au printemps dans le nord, et on lui doiiiie la première année 3 binages, de manière que les pieds resien t espacés de 3 à 4 mètres. Le printemps suivant, cette plante produit ces tiges appelées têtes de canlère qu'on coupe à mesure (pi'elles paraissent, pendant 3 mois, en ayant soin de laisser à ces lûtes une cpicue d'au moins 33 centimètres de long, sans (juoi elles ne pourraient servir à leur destination. Liées par pa([uets de 50, ces tètes sont déposées dans un lieu sec pour y sécher iiarfailement et attendre les demandes des manufacturiers. — On appelle aussi chardon une espèce de raie ainsi nommée parce que sa surface supérieure est hérissée de petites épines très-serrées entre elles. — En 1510, le roi d'Ecosse .lacques V établit un ordre de; chevalerie sous la dénomination d'ordre du Chardon ou de Si -André. Il était limité à 12 chevaliers, lesquels devaient appartenir à la plus haute noblesse, à savoir : 9 Écossais, 2 Anglais et un prince de la maison royale, qui en portaient la décoration suspendue à un ruban vert.
L'ordre du Chardon disparut avec la royauté écossaise ; aujourd'hui qu'on cherche à ressusciter tant de vieilles choses, il est douteux qu'on songe jamais, nuilgré la manie des décorations urdrcduCiuinionoxxiir.st-Andrc. (|ui cst la maladie générale de l'époque, à faire revivre un ordre dont les chevaliers ne pourraient jamais se regarder sans rire.
Charente (dé[)artement de la). Ce déjtartement, qui doit son nom à la principale de ses rivières, a été formé de l'ancien Angouinois et de quelques parties de la Saintonge, du Poitou, du Limousin et du Périgord. Il est borné au nord j)ar les départements des Deux- Sèvres et de la Vienne, à l'est par celui de la Haute-Vienne, au sud par le département de la Dordogne , et à l'ouest par celui de la r.harente-lnférieure. On évalue sa superficie à 603,249 hectares dont 74,230 en bois, et sa population à 365,126 habitants.^1 se divise en 5 arrondissements communaux : Angoulème, préfecture ; Barbezieux, Cognac, Confolens et Ruffec ; en 29 cantons et 454 communes. 11 fait partie de la 20" division militaire et du 27" arrondissement forestier, ressortit de la cour royale et de l'académie de Bordeaux, forme le diocèse d'Angoulènie, paye 2,149,039 fr. de
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principal (lo> '.i contributions foiuit'res, sur un revenu territorial (In 17,!)0().00() iV., et envoie l> ilépulés ;"i la lc|j;isliilure. — On trouve dans ce déparlenient ilos mines de fer, de |ilond) arL;entit'ere, de cuivre, etc., des carrières tlexcellentes pierres de taille, de pierres à aiguiser et de pierres litlioL^rapliiiiues d'un giaiu très-fin. — Le chàtaii^nier y croît sponlan 'inent prescpie partout, et Ion y recueille une assez jurande {juanlité detrutles. — La [)rincipale richesse agricole de la Charente consiste dans ses vignes, qui couvrent 9i),4i);i hectares, et dont les produits ahondants sont, pour la plupart, convertis en eau-de-vio et vendus à lexlérieur. Après la distillerie des eaux-de-vie et les établissements métallurgiques, les fabriques de papiers occupent le premier rang dans lindustrie du pays. — Outre les produits de son territoire et de ses manufactures, le département de la Charente fait encore un commerce assez important en bois de merrain, en bois propre à la tonnellerie, en bouchons do liège, et surtout en sel , qui lui vient des marais salants de la Charente- Inférieure.
Charente-Inférieure (département de la), formé de la Saintonge et de lAunis, tire son nom dosa [)Osition relativement au cours de la Charente, qui s'y jette dans la mer. Il est borné au nord par le déparlement de la Vendée, au X.-E. jiar celui des Deux-Sevres, à l'est par celui de la Charente, au S.-O. par celui de la Gironde, et à l'ouest par l'Océan. Il est divisé en (i arrondissements, 3!) cantons, JiOo communes, et 7 arrondissements électoraux nonunant 7 députés. Sa superficie est de I,i7.j kilomètres carrés, et sa population de i2i,l 47 habitants. 11 relève de la ■12'' division militaire, do la I0« conservation forestière, de la cour royale de Poitiers, du diocèse de La Rochelle : il y a des églises consisloriales réformées à La Rochelle, Saintes, La Treml)lade. Le chef-lieu de préfecture est La Rochelle. Le climat de ce département est malsain près des marais, très-salubre dans l'intérieur. La 6'- partie de son territoire consiste en marais desséchés et fécondés. Quelques coteaux se montrent à l'extrémité méridionale du département. Le long des côtes beaucou[) de marais salants exhalant des miasmes pestilentiels, cause habituelle de mortalité, fournissent une immense quantité de sel regardé comme le meilleur de l'Europe. L'étendue de côtes que possède ce département, sa position sur l'Océan, le rendent important sous le rapport conmiercial et industriel, par la facilité des débouchés que lui procurent ses ports, dont les plus remanpiables sont La Rochelle, llochefort, Marans, St-Martin-de- Ré, Ars-en-Ré et La Tremblade. Le sol (terre à craie, terrain sablonneux, terres de marais) est cultivé avec des chevaux et ne
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(idiuic (|iii' (les m-ollo^ insuflisniilo?. On y comple 38,168 lieflarfs (lo ConMs (rlu^nes) et 90,(100 lipctnres de vignes. Les productions végétales consistent en Itlé, sarrusin, maïs, pommes de terre, trèsbons légumes dans File d'Oléron, vins très-abondants et de bonne qualité , moutarde, salVan, absinthe, graine de trèlle, fèves de marais renommées, eriste marine, chanvre, arbousier (fraisier en arbre). Le règne minéral présente des mines de fer, des carrières de pierres à bâtir, une marne très-line pour savon et verrerie. U y a des ean\ minérales à Pons. Le règne animal donne du bétail rouge, des moutons, des mérinos, des chevaux excellents, beaucoup de gibier, des sardines et des huîtres vertes en abondance, des abeilles en a>sez grande quantité ])r()(luisant de bon miel. St-Jean-d'Angély possède un dépôt royal d'étalons. L'industrie consiste en fabriques de grosses laines, bonneterie, cuirs, mégisserie, poterie fine et creusets, merrain et bois pour la marine; nombreuses distilleries d'eau-de-vie. raffineries de sucre, exploitation de marais salants et de parcs à huîtres, pèche de sardines; manufacture royale de tabac. Le commerce d'exportation consiste en blé fourni par le département de la Vendée, bestiaux, sels, vins, eaux-de-vie de '}'" qualité, criste marine confite, molletons, serges, bonneterie, faïence, creusets de grès, sucre rafïiné, toiles à voiles, toiles du pays, cuirs, peaux mégissées, merrain, bois de construction, huîtres, sardines. Le commerce d'unportation, en denrées coloniales, épiceries, coton, rouennerics, soieries, quincailleries, etc. Il y a o90 foires dans 123 communes. Les principales rivières sont : la Charente, la Sèvre-Niortaise, la Seudre, la Boutonne et la Gironde, toutes ") navigables.
Charenton-St-Maurîce , village du département de la Seine, voisin de Charenton-le-Pont, est célèbre par le temple qu'y eurent long-temps les protestants, et surtout par sa maison d'aliénés, la mieux tenue peut-être de l'Europe.
Charette de la Contrie ( François-Âthanase) , d'une ancienne famille noble de Bretagne, était né à Jouffé, près Ancenis (Loire- Inférieure), en 1763. Lieutenant de vaisseau depuis 1787, il demanda sa retraite en 1790 et se maria. Émigré un instant à Coblentz , il fut à son retour nommé chef de bataillon de la garde nationale de son arrondissement. A la journée du 10 août 1792, il essaya vainement de défendre le roi. Rentré dans ses terres, il fut reconnu, presque malgré lui, pour chef des insurgés royalistes de ces contrées. Après le siège inutile de Nantes et quelques autres échecs, Charette mit en fuite près deTorfou (1793) les républicains ciMumandés par Kléber. 11 avait déployé une grande valeur, des
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talens naturels romarquabloà, et s'était fait redouter de la république, lorsqu'en 1795 il signa la paix de La Jaunais. A la nouvelle que le comte d'Artois et les Anglais venaient au secours des Vendéens, Charette se remit à la tète des siens. La caslastrophe de Quiberon perdit tout ; et Charette , fait prisonnier et condamné à mort, périt le 29 mars I79G sans vouloir se laisser bander les yeux et en s'écriant encore : Vire le roi!
Charge. Ce mot se dit ordinairement d'im fardeau imposé au corps destiné à le porter, et (pii doit être proportionné à la force de ce corps pour cpiil n'en soit point écrasé. — Los charges publiques consistent : dans les impôts qui sont levés sur les peuples poiufoiunir aux besoins dos états, la conscription, le service de la garde nationale, etc. Sous la dénomination de cliaryes publiques on comprenait autrefois tous les genres d'emplois civils et judiciaires (v.Fo/ici ions publiques). — En droit criminel, on appelle charge tout indice de preuve fourni contre un accusé; le témoin à charge est celui qui conlirme, appuie l'accusation, tandis que le témoin à décharge tend à l'infirmer par son témoignage. — Ce mot reçoit plusieurs acceptions dans la langue militaire : il exprime 1*^ le choc de deux troupes; 2° la quantité de poudre, de plomb ou de fer mise dans une arme à feu ; .'i*^ la manière de charger une arme à feu ; 4° une batterie de tambours ou une sonnerie de trompettes. — La charge de cavalerie est l'action de se précipiter sur l'ennemi pour le renverser et le sabrer.
Charge (beaux-arts). 11 y a une dilTérence entre la charge et la caricature, que l'on a souvent confontlues. La caricature s'attache de préférence au moral, aux opinions d'un individu; la charge se borne en général à ridiculiser le physique de son sujet. Voilà pour les arts du dessin. Au théâtre, on appelle charges certains rôles ûc nos comiques inférieurs , trés-chargés en eti'et de lazzis , calembours, etc. On se sert quelquefois du mot charge comme de synonyme de inystificatiou ; mais ici, comme sur la scène et dans les arts, on distingue les charges en bonnes et mauvaises, c'est-à-dire en spirituelles et niaises.
Chariot. O mot désigne un véhicule porté sur 2 ou 4 roues. Dans l'antiquité, on a fait usage dans la guerre de voitures à 2 roues : les chariots servaient surtout aux Scythes, aux Gaulois et aux Germains; ils les employaient à fortifier leurs camps et pour le transport de leurs familles. Souvent les femmes, placées sur les chariots, combattaient avec le vainqueur et lui opposaient un obstacle imprévu (v. CItar et Voiture;. — Les astronomes ont donné le nom de grand chariot à la constellation de la grande Ourse, et celui (\c petit