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vhariol aii\ 1 rluilrs (|iii iuiii|Kis('iit la ))i'l/to OiO'Si;, cl qui sonl disl)oséos (lo inaiiicro quo i do ces étoiles lii^ureiil les i- luiies du chariot, et les .'{ autres le timon.
Charité, amour de Tliomme pour ses semblables que le christianisme seul a fait naître sur la terre étonnée de l'apparition d'idées morales qu'elle n'avait pas encore soupç^-onnées ; sentiment sublime qui a prêté à l'humanité un appui dont elle avait besoin pour no pas succomber sous le poids de cette dissolution générale à laquelle elle était en proie, quand la religion du Christ vint rafraîchir et consoler la terre. La charité a détermmé des rapports tous nouveaux entre les hommes; elle leur a révélé le plus beau privilège de leur nature; c'est elle qui a amené les progrès si rapides (In christianisme, et ([ui a changé la face du monde par une révolution moiale dont nous sommes loin encore d'avoir atteint les incalculables conséquences. La société ancienne était menacée de ruine ; tout à coup le christianisme parait, et sa main puissante soutient l'édilice croulant de toutes parts. C'est qu'il parle aux hommes le langage du cœur; qu'il leur prêche l'amour et l'union, la charité ! A sa voix sublime, les fers de l'esclavage tombent brisés et la foule cesse de prendre plaisir à voir couler le sang. Les distances sociales se rapi)rochent : la bienfaisance entre dans le cœur du riche, et les pauvres deviennent aussitôt pour lui un objet d'attention et de sollicitude. La société jette un regard de compassion sur ses membres affligés; elle fonde des asiles ])our l'indigence ipii souffre , elle recueille le berceau de l'enfant abandonné , soutient jusqu'à son tombeau le vieillard que l'ingratitude a laissé sans appui, vient au secours de toutes les infirmités et de toutes les douleurs. C'est la charité qui inspue tous les sacrifices et tous les dé\ouements ; c'est elle qui , s'adressant aux femmes (dont le cœur peut si bien la comprendre!), fonde ces associations admirables auxquelles elle donne son nom, et dont les membres consacrent leur vie entière au soulagement des misères de l'humanité; c'est elle qui envoie aux contrées lointaines ces hommes plus braves que les héros de Léonidas , allant à travers mille morts chercher au sein des forêts et sous la hutte du sauvage ceux qu'ils n'appellent pas des barbares, mais qu'ils nomment leurs frères et s'eiforcent de rappeler à la dignité de leur nature. « La charité est patiente, dit saint Paul, elle est douce ; elle n'est point envieuse, elle n'est ni téméraire ni précipitée; elle ne s'enfle point d'orgueil , elle n'est point ambitieuse; elle ne cherche pas ses propres intérêts; elle ne s'irrite point; ell ■ n'a pas de mauvais soupçons; elle ne se réjouit pas de l'injiistice, mais elle se réjouit de la vérité; elle tolère tout, elle voit tout, elle
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espcro loiil, elle >oiitlV(> loiil.... -> A|ti'(S lollc iidmiiiililc ilôlitiitidii de l'apùlre, il ne resle plus i|uà rai)pelcr (pio l'église a fait de la charité l'une des trois vertus lliéologales, et que son divin fondateur en a résumé ainsi les préceptes en disant que valrc viuin (jduche ignore ce que votre main ilroitc a donuê! — On a|)pelle charité viaternelle une association pieuse, fondée en 1788 et protégée par la reine Marie-Anloinelle, en faveur des mères-nourrices, dans le but relii;;ieux et moral de conserver à l'enfant le lait et les soms que la nature lui avait destinés. Lorsque la tourmente révolutionnaire commenta à se calmer, madame de l'asloret renoua celte association, (pie l'impératrice Alarie-Louise, la dauphine cl la reine des Français ont successivement protéiïée. — A une époque où les mots tout récents de l)ieiifaisaiice et de charité n'étaient pas connus ^^car c'est la philosoplue moderne ([ui les a inventés pour les opposer au sentiment tout ( luétien (pie représente le mot charité), le nom de charité était pris par toutes les associations, donné à tous les actes ayant pour but de soulaiz;er l'iiumanité soulfrante, de secourir les malades et les indigents. On appelait même charité les fonds unitpiement destinés à ce saint usage. Dans ce sens , il était et est synonyme d'aumône. On disait d'im homme qu'il était « la charité de la paroisse; d'un autre, qu'il avait été enterré aux frais de la charité. Telle a été l'origine des frères de la charité, des sa^urs de la charité, etc.
■ Charité il'rères de la), inslilués par saint Jean-de-Dieu à Grenade, en loiO, mais sans aucune règle, furent approuvés parle pape Pie V, en 1572, qui leur donna la règle de saint Augustin. Les papes augmentèrent successivement leurs privilèges. Consacrés aux soins des malades dans les hôpitaux, ils exercèrent la chirurgie avec succès, et leurs admirables opérations contribuèrent incontestablement aux progrès de cet art. Ils furent introduits en France par Marie de Médicis. On ne doit pas les confondn^ avec les frères des écoles chrétiennes, institution non moins utile et louable, mais toute différente.
Charité (congrégation des sœurs ou plutôt des filles de la) , fondée par saint Vincent-de-Paul en !()34. C'étaient, disait-on alors, des servantes qui, uniquement occupées du soin des pauvres infirmes , leur distribuaient chaque jour la nourriture et les remèdes selon l'exigence de leurs maladies. O.i les chargea encore de l'éducation des enfants trouvés, de l'instruction des jeunes filles qui en étaient privées faute de moyens, du soin des hôpitaux et des galériens. Elles n'ont ordinairement, selon les expressions du fondateur, pour monastères que les maisons des malades, pour cel-