‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnesChapitre 54 sur 59 · HA — S-JO — (MA · texte numérisé non relu

HA — S-JO — (MA

Bi'rim.lollo \h)\u- lil> ol sii.cossoiir, >()ii> li' nom dr i;ii;uii\-;-,l('an. l.a SirhIo no tarda pas à se déclaivr pour la llussie contre la France. D'autre part, la Nor^véi^e fut délinitivonionl réunie à la Suède; mais celle-ci se vit obliiïée de rendie à la Prusse la Poméranie et 1 ile de Rujien. Charles XllI entra le 21 juillet I81G dans la saintealliance. Il mourut le o février 1818. 11 avait créé l'ordre de Charles Xlll, dont les seuls francs-maçons i)euvent obtenir la décoration. Charles XIV Jean, né à Pau, déparlement des Basses-Pyrénées, le 26 janvier ITOi, d'une famille plébéienne, entra au service en 1780, et n'était encore ([ue simple sergent en I78i). il embrassa avec- ardeur les pi-incipes d'une révolution (jui , ilétruisani toutes les distinct ions fondées sur la naissance ou l'éducation première, permettait aux sous-olliciers d'aspirer aux [)lus hauts grades. A partir de celle époque, son avancement fut rapide, et en 1794, à la bataille deFleurus, il commandait déjà une division. Tous ses grades avaient été gagnés sur le champ de bataille. En 1797, il épousa mademoiselle Clary, fille d'un riche négociant de Marseille, sœur de la femme de Joseph Bonaparte, et que Na|)oléon lui-même avait lirécédemment, mais inutilement, recherchée. Devenu, parcelle alliance, proche parent de la famille impériale, il lui dut les honneurs dont l'empereur se plut à le combler, malgré de justes sujets de mécontentement. Nommé successivement maréchal d'empire et prince tle Ponte-Corru, la diète suédoise, à la mort du prince de llolstein-Augustenl)Ourg, tils adoptif de Charks A7//(v.), songea à lui |)oar remplacer le défunt et continuer la race royale. Napoléon consentit à l'élection de son heureux lieutenant, qui, quelques années plus tard, contribua plus que personne à ses revers et à sa chute. Mais le général français , devenu prince suédois par élection, a compris et rempli tous les devoirs que lui imposaient son nouveau titre et sa nouvelle patrie. Ce fut réellement lui qui gouverna la Suède sous le nom de son père adoptif jusqu'au moment où la mort de celui-ci fit passer officiellement le sceptre entre ses mains. Si la France a de justes griefs à exprimer contre un de ses enfants qui tourna ses armes contre elle, la Suède, au contraire, doit une vive reconnaissance au chef de la nouvelle dynastie qu'elle s'est librement choisie, et qui, malgré des espérances que le temps eût dû éteindre, paraît désormais ïolidenienl établie. Chaiies-.lean a fait entrer dans une voie toute nouvelle d'améliorations et lic prospérité le pays qui l'a placé à sa tète.

90 Rois d'Angleterre du nom de Charkfi. Charles I''^ Le 29 novembre lOOO, Charles-Stuart i)a(|uil à

Dumfeiling. en Ecosse. Trois ans après, Jacques, son père, réunit les 3 couronnes britanniques, et en 1616 Charles devint prince do Galles, héritier. présomptif des royaumes d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, par la mort de ses frères aînés Henri et Robert. La première cause de ses nialheuis fut la liaison intime dans laquelle il s'en2;a2;ea avec Buckingham. Celui-ci proposa l'union de Charles avec une infante d'Espaj^ne, entraîna le jeune prince de Galles dans un voyai2;e romanesque à Madrid, iil lui-même échouer une union dont il a\ait donné l'idée, et rempla(;a par une guerre des projets d'intime alliance. En 1625, Charles l'"^ succéda sur le trône à Jacques 1'''. Égaré par les fausses idées que son père lui avait transmises sur l'étendue de ses prérogatives, Cliarles fut de bonne foi dans ses prétentions. Il répondit avec dureté aux représentations de ses sujets, et crul pouvoir exiger d'eux la même soumission que les vainqueurs de Crécy et d'Azincourt auraient à peine pu attendre de leurs peuples. Il irrita à la fois le cardinal de Richelieu en donnant des secours aux huguenots, et l'Autriche en se déclarant pour son beau-frère, l'électeur palatin. Sa prédilection pour le catholicisme mécontenta les Anglais; et les missionnaires romains, sûrs de sa protection et oubliant toutes les règles de la prudence, augmentèrent le mécontentement général. L'un d'eux avança publiquement que le pape était seigneur suzerain de l'Angleterre et de l'Irlande: un autre, que les Irlandais catholiques pouvaient, sans scrupule, se choisir un autre roi, si on n'améliorait pas leur sort; le nonce accrédité auprès de la reine Henriette-Marie, fille de Henri IV, roi de France, déploya dans ces fonctions un faste impoli(i(iue. L'aliénation des domaines de la couronne, faite par la reine Elisabeth, et les largesses inconsidérées de Jacques l"^'' avaient dérangé les finances de l'Angleterre. Charles !<■'■, dans ses embarras pécuniaires, voulut établir de nouveaux impôts, mais le parlement s'y opposa; et Charles, qui avait plus d'entêtement que de fermeté , se montrait timide et irrésolu dès qu'il rencontrait de la résistance. Plein de noblesse et d'élévation, instruit et d'un commerce aimable, ce prince manquait de suite dans l'esprit, de jugement, de dignité et d'énergie. Sanuiel Vassall, dans la suite fondateiu' de la ville de Boston, en Amérique, fut le premier (162S), qui combattit dans le parlement l'établissement illégal de rim|)ôt nommé tonnafje et poundagc. Pendant l.") ans, le roi fit percevoir les droits de douanes sans l'autorisation du j)arlemenl, et assujettit les embarcations à un impôt arbitraire; la cour fit valoii-, d'une manière vexatoire, d'anciens droits féodaux et des privilèges abusifs; elle exigea impérieusement des dons gratuits et des empnmts; elle imposa de nouvelles cor-

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