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vées el les répartit injiistcMiieiit; ks droit> de it'tiail cl de curaldlo furent exercés avec une rigueur révoltante; la liberté personnelle, c'est-a-dire le droit d'être ju!j;é par ses pairs el d'être en sûreté dans sa maison, lut violée IVéciucniment; la chambre étoilée enfreii^nit toutes les formes lé|j;ales. La loi martiale fut mise en vip;ueur en pleine paix; des citoyens auiilais subirent de lon;j;s emprisonnements et furent condamnés à des amendes pécuniaires exorbitantes ; en un mot , les priviléi^es de la nation furent foulés aux pieds et ses représentations méprisées. C.es griefs firent naître des discussions importantes sur la nature et sur l'origine des constitutions en général et de celle d'Angleterre en particulier. Incertaine de savoir à qui appartenait la plénitude de la puissance, la nation ne consulta ipie son intérêt. La guerre civile commem^'a. La f(M-mentation générale des esprits amena la dissolution de tous les liens sociaux, la suppression du culte dominant, l'abolition de la noblesse, celle de toutes les formes consacrées par un long usage, et de toute espèce d'autorité. Des fanatiques, sourds à la voix de la raison, de la religion, de la décence et de la pudeur, précipitèrent la nation dans l'anarchie. Le haut clergé se vit réduit à la misère, l'ancienne noblesse fut abaissée au-dessous de la populace, la constitution s'écroula. Le roi fut soumis au jugement d'une commission présidée par John Bradshaw , cousin de .Milton (v.). Malgré l'opposition de plusieurs membres, malgré la récusation de Charles, cpii soutint que les communes ne pouvaient exercer une autorité parlementaire sans le concours du roi et des lords, malgré l'intervention des commissaires écossais et des ambassadeurs hollandais, le roi fut condamné à mort. Avant et après la sentence, on refusa d'entendre le malheureux Charles. Pourtant, quand il fallut signer l'ordre du supplice, on recueillit avec peine o9 signatures : plusieurs noms étaient tellement griffonnés , soit par trouble , soit à «lessein, qu'il était presque impossible de les distinguer. L'échafaud avait été dressé contre une des fenêtres du palais de Whitehall. Le roi, après avoir béni ses enfants, marcha vers le supplice la tête haute, le pas ferme, dépassant les soldats qui le conduisaient. Beaucoup de gens trempèrent leurs mouchoirs dans son sang. Cromwell voulut voir le corps déjà enfermé dans le cercueil, le considéra attentivement , et soulevant de ses mains la tête, comme pour s'assurer quelle était bien séparée du tronc : « C'était là un corps bien constitué, dit-il, et qui promettait une longue vie. » Un peintre contemporain a pris ce trait pour sujet d'un tableau devenu populaire. La chambre des lords fut abolie 2 jours après. Un ^rand-sceau fut <ïrav(' a\ec celte exergue : J.'an I''' df. la b'bcvti-
reslaiiréo par lit licurdiclinn Je ])im, iGiS (vipiix style). Celle date répond au 0 février 1649 (v. comme complémenl nécessaire de cet article : Covpnani , Cromvell , Eikon-Iiasiliké, Presbytériens, Imlépemlanls , Laud , Lunjj-Parkmenl , Stnttfurd.)
Charles II , tils aîné (le Charles l'-'' et de Henriette de France , naquit en I().i0. Réfuf^ié on France avec sa niére après la mort de r.liarles l", le jeune pi'ince futrap|)elé, eu 1651, par l'Ecosse, qui le proclama roi. MaisCroinwcU le vainquit à Woicester. 11 s'enfuit à Lïiand' peine, seul et déguisé. 11 nous raconte lui-même, dans ses mémoires, sa fuite romanes(jue, ses marches nocturnes en compagnie d'un pauvre paysan, son accoutrement bizarre, son long séjour au haut d'un chêne, tandis qu'on le cherchait en bas, ses mésaventures en passant un soir près d'un moulin , puis dans la forge d'un maréchal, qui lui demanda, en ferrant ses chevaux, ce (ju'était devenu ce scélérat de Siuiirt. 11 traversa ainsi l'Angleterre jusqu'au bord de la mer, où il s'embarqua. Après s'être vu longtemps humilié en France, à Cologne et à La Haye, Charles fut enfin invité, en 1660, à retourner en Angleterre, avec ses deux frères, les ducs de Glocester et d'York. Le célèbre Monk (v.) avait préparé cette révolution. Le parlement reconnut aussitôt les droits légitimes et héréditaires de Cliarles 11 au trône d'Angleterre, et régla la constitution de manière à établir l'équilibre entre les pou\ oirs du roi et ceux de la noblesse et des communes. La nation conserva le droit de présenter des pétitions, mais avec des restrielions sages. Le fameux acte de Vhaheas corpus, adopté par les deux chambres vers la fin du règne de Charles 11 (1679), garantit la liberté individuelle. Les lois publiées sous ce prince rendaient les juges indépendants du pouvoir exécutif. Pour dédommager le roi de la perte de ses revenus féodaux et de ceux qui dérivaient de la chambre étoilée, le parlement lui accorda le produit des douanes et un impôt sur le vin et sur la bière. C'est ainsi que l'accise fut établie à perpétuité. L'armée resta sous la direction du roi. La plus importante opération du parlement fut la confirmation de l'acte de navigation donné par CronnvcU, qui interdisait aux vaisseaux étrangers le commerce avec les colonies et les plantations anglaises, et ne leur permettait d'importer en Angleterre les productions de leur sol , qu'à condition que le tiers de leur équipage serait composé d'Anglais. Les colonies ])rospérérent en raison des progrès que faisait la marine. Charles 11 trompa plus d'une fois tous les partis; il ninspiiait aucune confiance; ce[)endant son esprit, ses manières affables, jusqu'à ses faiblesses, tout concourait à lui gagner les c(ï!urs. Sous son règne. Londres fut l'avagé par la peste et par
un aiVroiix incnulic; dis conspirations ilocouvcrtos curent pour suites (les suppiiios, et le roi eut le tort de laiie loinber les nobles tètes (le Hiissel et de Sidney, qu'il n'eût pas dû eonlbiulro avec les conspirateurs. C.luules 11 mourut en KiSti, april's è'trc re\enu, dit-on, à la religion calholiiiue, et sans laisser d'cni'ants de Catherine de Portui;al, sa tenuue. Dissolu dans ses nianu-s, il prêterait 'les pO(^'sies licencieuses de lUichester au\ dissertations tn-udites de son iirand-pd'i'c , Jac(]ues l'"', sur robéissani'c passive. H avait fondé la Société royale de Londres et fait conunencer la niagnili([ue éi2;lise de St-Paul."
Charlestown, villo des États-Unis, la jilus importante de la Caroline du Sud ; située sur une langue de terre formée par la jonction de l'Ashley et du Cooper, elle est défendue par 3 forts et coupée de " larges rues garnies de maisons bien bâties. Ses principaux édifices sont le palais de l'État, riiôtel-de-villc, la douane, le théâtre, le marché, la prison, et l'église Si-Michel dont le clocher est trés-élevé. Cette ville possède plusieurs établissements philanthro[)i([ueset littéraires, une société et un jardin botani(|ues, une société d'agriculture, une bibliothèque, une école de ntédecine, mie école de droit, des chantiers de construction, un beau moulin mécanique pournettoyer le riz. Son port est vaste et commode, mais obstrué par une barre qui ne laisse que o mètres d'eau à marée basse. (Test une des \illes les plus commer(;antes des États-Unis et Tentrepôt du commerce des États du sud. On y compte environ .30,000 habitants. Quoi(iu'elle soit regardée comme la ville la plus salubre du pays, la fièvre jaune et la grippe y exercent des ravages périodiques. CharleslOAvn a été fondée en 1671 .
Charleville, chef-lieu (le cautou dans le département des Ardennes , sur la rive gauche de la Meuse , à 1 kilomètre au nord de Méziéres, dont elle n'est séparée que par un pont. Charleville a été fondée par Charles de Gonzague, duc de Nevers et de Mantoue, qui lui donna son nom. Elle était autrefois fortifiée, mais ses fortifications ont été détruites eu l()H6. Ses rues sont tirées au cordeau et les 1 principales aboutissent à une grande i)lace qu'orne une belle fontaine en marbre. Cette ville est le siège de tribunaux de 4"' instance et de commerce, etc. 11 s'y fait un commerce assez considérable. Elle compte environ 8,000 habitants.
Charme (botanique). Ce végétal appartient à la famille des anientacées de .lussieu. On en compte plusieurs espèces, dont une seule est indigène en Europe : c'est le charme commun. Il atteint la hauteur de 15 à 18 mètres, qnoique le diamètre de son tronc ne dépasse [tas le plus ordinairement 30 centimètres. Son écorce est
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unit', blaïK.'liàtiv, luiisfiiiéi' de lAclic» ti;iiseri ; sts l'ouilles sont ovules-pointues, dentées inégalement et garnies de fortes nervures; son bois, qui est excellent pour le chauffage, est blanc, d'un grain très-lin; sa dureté et sa ténacité le rendent très-propre aux ouvrages de cliarronnage. Les branches (lu charme élant nombreuses, très-ramifiées et toulî'ues, on leur fait prendre toutes sortes de formes par la taille; aussi en compose-t-on des haies et des dômes (le verdure, aux(iuels on donne le nom de charmilles.
Charme, Charmes. Le motchaiine vient d'im mot latin signilianl rcrs. Kniployè au singulier, il désigne ce qui plait aux yeux ou a l'esprit. Dans un sens plus étendu, il est synonyme de sui't ou d'e/(vhantenwnt attribué à la mcujic (v. ces mots). Lorsqu'il prend le * signe caracléristique du pluriel, il s'entend plus particulièrement de la réunion de tout ce qui séduit dans une femme. Dans le premiei' cas on dira : la nouveauté a un charme dont on se défend difllcilement; dans le second : l'homme de génie a un charme pour se faire obéir ; dans le troisième enfin : pour être sage , il n'est pas nécessaire d'ensevelir ses charmes dans un couvent. — Il ne faut pas confondre les aifraits et les appas avec les charmes. Les apii(i.'< tiennent suitout aux formes, les a{fraHs aux traits du visage et à la grâce des manières ; mais les charmes sont un assemblage de tous les avantages personnels, et surtout de ceux de Tespril et du cœur. Vne femme qui n'est pas belle peut quelquefois être remplie de charmes.
Charmille. On donne ce nom a de jeunes charmes pris dans des pépinières ou dans des bois-taillis pour en former des poi tiques, des haies, des clôtures qui servent à orner nos jardins. Quelles que soient du reste les espèces d'arbustes employées à ces embellissements, ceux-ci re(;oiventtous de l'usage le nom de charmilles.
Charnier dérive d'un mot grec qui signifie chair. Dans les usager domesti(|ues de quelques contrées, c'est le réduit où l'on suspend les pièces de gibier. Ce mot est aussi employé comme synonyme de saloir pour la conservation des viandes. — Charnier ossuaire, espèce de galeiie ouverte contiguc aux églises paroissiales ou à la cha- |)elle de (juelques hôpitaiix anciens, et dans laquelle Ton dépose les os des morts. — Le charnier des Innocents à Paris était autrefois un vaste enclos fermé de 3 portes. Sous le règne de Philippe-Auguste, c'était le grantl cimetière de Paris. L'historien Mézerai, mort en IG8.i, fut enterré au charnier des Innocents. Les inhumations dans l'intérieur de Paris ayant cessé en 1780, on établit sur l'emplacement de ce cimetière une vaste hnlle qui poi le aujourd'hui le uoui de Marche (les Inuacenls.
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Charnières, |>ii'ies tIc uu'tal iiiuhilos ol t'iichiv L'cs par une hroclic. Kn tcnnos d'oiievrcrie et de bijouterie, c'est la portion d'un bijou par latjuelle le dessus et le dessous sont assemblés de manière que le dessus peut s'ou\rir et se fermer sans se séparer du dessous. En termes de graveur sur pierre, c'est une boule se terminant en une espèce ûo petit cylindre creux et loni; qui entre dans les |)ierres qu'on veut percer. Les fabricants d'instruments de mathématiques donnent aussi le nom de charnicn' à l'endroit par leipiel les jaml)es d'un conijias, ou les bi'anches d'une é([ueire, sont assemblées.
Charolais. Lc comté de C.liarolais était compris entre lAutunois et le Maçonnais. Ce n'était dans le i)rincipe (pi'une cliàteilenie. .lean, comte de C.liàlons-sur-Saône , la céda en I 237 à llni:;ues II, duc de Bouriiogne, qui la donna à Jean son second lils. Béatrix, lille et héritière de celui-ci et d'Agnès, dame de Bourbon, la donna par mariage , en 1272, à Robert de France, fils de saint Louis; le roi l'érigea en comté. Jean, second fils de Béatrix, obtint plus tard ce comté. N'ayant point d'héritier mâle, sa fille ^ Béatrix II, donna, par mariage, ce comté à Jean, comte d'Armagnac. En 1.390 la maison d'Armagnac vendit ce comté à Philippe-Ie-IIardi , duc de Bourgogne. Avant de devenir duc de Bourgogne, Charles-le-Téméraire fut comte de Charohiis. Quant il eut péri au siège de Nancy il i-77), Louis XI s'empara du Charolais, mais Charles VIII le rendit plus lard à Philippe-le-Beau, archiduc d'Autriche. Dans la suite il y eut des querelles, au sujet de ce comté, entre le roi d'Espagne et les rois de France. Ceux-ci l'occupèrent ])ar les armes. Le traité des Pyrénées le restitua à Philippe II en 1659. Louis II, prince de Condé, le fit saisir et s'en fit adjuger la possession. — Charolles, l'ancienne capitale du comté, est aujourd'hui l'une des sous-préfectures du département de Saùue-et-Loire. — Le canal du Charolais, appelé maintenant Catial du Centre, unit la Loire à la Saône, et facilite les conmumications entre l'ouest et le midi de la France.
Charpente , réunion de pièces de bois , assemblées ou non assemblées, employées dans un édifice quelconque. Ce mot se dit aussi, par extension, des parties d'un ouvrage d'esprit qui servent (le soutien à tout le reste, comme une charpente sert de soutien à la couverture d'une maison. On dit donc la charpente d'un drame, d'un roman, etc. — Quoique la nomenclalure anatomique possède le terme squelette pour signifier un ensemble de parties dures qui résistent à la putréfaction, on est fréquemment dans la nécessité d'emiiloyer dans cette science le mot charpente . qui a l'avantage d'un sens |)lus général, et qui se prête merveilleusement à exprimer ce qu'on nomme improprement le squelette de chaque appareil. II. :;3