‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 106 sur 245 · HÉMORRHOÏDES · texte numérisé non relu

HÉMORRHOÏDES

par le vagin ou le rectum sont suivies de guérison, à moins que des gaz ne s'introduisent dans le kyste par l'ouverture accidentelle.

F. HÉMORRHAGIES EXTRA-PÉRITONÉALES.

Des épanchements sanguins plus ou moins considérables au niveau de la vulve ont été depuis longtemps signalés sous le nom de thromhus, pendant la grossesse ou l'accouchement (Deneux, Hervez de Cliégoin), et même en dehors de l'état puerpéral, comme conséquences de violences extérieures ou d'excès de coït (Velpeau). Il s'agit ici d "épanchements de sang plus profonds dus aux mêmes causes, et parmi lesquels on avait à tort compris certaines hématocèles rétro-utérines, ces hématocèles étant toutes intra-péritonéales.

Par leur petit volume et leur situation particulière, les épanchements sanguins dont il s'agit sont tout à fait distincts des hématocèles (Aran, ouv. cité). Tantôt ils ne consistent qu'en des lésions anatomiques insaisissables pendant la vie, et tantôt ils forment sur les côtés du vagin, dans le ligament large ou le tissu cellulaire du petit bassin, des tumeurs sous-muqueuses peu volumineuses qui sont infiniment plus rares que lethrombus de la vulve. On a bien vu quelquefois la tumeur sanguine occuper la paroi vaginale postérieure, mais son petit volume et les conditions dans lesquelles elle se produit, suffiraient pour la faire distinguer de la véritable hématocèle.

Une variété rare d'hémorrhagie extra-péritonéale est celle qui se fait quelquefois à l'intérieur même des kystes fœtaux extra-utérins (Goupil). On ne pourrait soupçonner cette hémorrhagie que si, la grossesse extra-utérine étant d'abord reconnue, on constatait un développement rapide de la tumeur, en même temps que les signes d'une hémorrhagie interne.

■j HÉMORRHAGIE CÉRÉBRALE. — V. Hémorrhagies, p. 441.

HÉMORRHOÏDES. — 1° Éléments du diagnostic. — Les principaux éléments du diagnostic des hémorrhoïdes pour lesquelles le médecin est habituellement consulté sont de trois sortes ; ce sont :

La congestion hémorrhoïdaie qui précède et le plus souvent accompagne les tumeurs variqueuses qui constituent les hémorrhoïdes ;

Les tumeurs elles-mêmes ;

Les flux ordinairement sanguins qui les accompagnent.

Je rappelle simplement ces particularités, parce qu'elles sont ordinairement le point de départ des inductions du praticien.

2" Inductions diagnosliqiies, — Je ne puis mieux faire que d'examiner d'abord successivement les trois particularités hémorrhoïdales que je viens de rappeler : congestions, tumeurs, flux.

a, — Lorsqu'un malade se plaint momentanément de gêne, de pesanteur et parfois de douleurs plus ou moins vives vers le rectum, en même temps que le pourtour de l'anus devient résistant, que les envies d'aller à la garde-robe sont fréquentes, et que la défécation est très-douloureuse, on ne peut à ces signes seuls que soupçonner une congestion hémorrhoïdaie. Si, en effet, ils se montrent pour la première fois, ils peuvent tenir à un commencement d'inflammation locale, ou bien à une névralgie ; car, chez certains sujets, les hémorrhoïdes produisent une douleur vive et lancinante. Cependant en pareil cas, l'erreur ne saurait être de longue durée, attendu que la présence du sang dans la première garde-robe vient

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