‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 116 sur 245 · HYPOCHOISDRES. — HYPOCHONDRIE · texte numérisé non relu

HYPOCHOISDRES. — HYPOCHONDRIE

naires, la turgescence des jugulaires et le pouls veineux. Mais il est difficile de ne pas croire alors à une lésion valvulaire, plus importante que l'hypertrophie ellemême.

Le degré plus ou moins prononcé de l'hypertrophie peut être établi par l'étendue de la matité et de l'impulsion, ainsi que par l'écartement de la pointe du cœur. • — Quant à ses formes^ que l'on a admises au nombre de trois, suivant que la capacité des cavités reste la même, augmente ou diminue, elles ne sont pas toujours faciles à distinguer, sauf dans les cas oii la dilatation est prononcée. — Cependant il est difficile de comprendre que les bruits clairs, la faiblesse de l'impulsion du cœur et celle du pouls, que Ton attribue à la dilatation des cavités (p. 281), puissent coïncider avec les signes contraires qui caractérisent l'hypertrophie. Selon M. Dechambre {Ga%, méd.^ 1844), ce qu'il y aurait alors de remarquable serait Tétendue de la matité et la plénitude avec état vibrant du pouls.

50 Pronostic. — Il est très-grave, malgré la possibilité de la guérison admise par Laënnec et par M. Bouillaud. Quoique lente, la marche de l'hypertrophie du cœur est incessante jusqu'à la mort, et le danger est d'autant plus grand qu'il existe d'autres lésions du cœur.

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