‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 119 sur 245 · I. Ictère simple · texte numérisé non relu

I. Ictère simple

Lorsque les signes de l'ictère rappelés précédemment sont les seuls qui s'offrent au médecin, qui ne trouve ni dans le foie, ni dans d'autres organes, ni enfin dans l'état général le point de départ de ce phénomène morbide, il s'agit évidemment d'un ictère simple ou bénin, dit aussi essentiel ou spasmodique, dénominations qui malheureusement n'expriment que l'ignorance complète oii l'on est en pareil cas de la condition organique de l'iclère.

Quoi qu'il en soit, l'ictère simple occupe jusqu'à nouvel ordre une place à part dans le cadre nosologique. Apparaissant le plus souvent à la suite d'une mo^fo?^ vive de frayeur, de colère, etc., il est remarquable par Y absence de fièvre et de signes locaux au niveau du foie, par sa durée asseT, courte (deux ou trois septénaires environ) et par sa bénignité.

On n'oubhera pas cependant qu'il y a quelquefois un peu de courbature au début, une douleur hépatique rarement vive, et parfois un développement anomal de la vésicule biliaire sous les fausses côtes.

Le peu de durée des accidents est un fait d'évolution important à noter, car la prolongation d'un ictàre, simple en apparence, au delà de deux ou trois septénaires, doit faire craindre une lésion latente des organes biliaires.

M. Ozanam a prétendu que, dans cette forme bénigne de l'ictère, il pouvait survenir assez rapidement comme complications des accidents cérébraux graves, dont on trouve des exemples dans les auteurs anciens, et sur lesquels on lui doit d'avoir attiré l'attention. Mais il est évident qu'il s'agit alors d'une autre maladie, dont il va être question.

IL Ictère gravei

Cette affection, encore bien incomplètement connue dans sa nature, et qui a reçu une foule de dénominations différentes qu'il me paraît inutile de rappeler, doit être considérée comme une maladie générale aiguë, quelle que soit la lésion du foie à laquelle on a voulu la rattacher. L'ictère grave n'a été sérieusement étudié que depuis une quinzaine d'années. M.Budd en Angleterre (Diseases ofthe liver, 1845), et M. Ozanam en France {Ga%. méd., 1846; Thèse, 1849), ont publié des recherches qui ont été suivies de nombreuses publications sur le même sujet, à l'étranger comme en France. Ces travaux ont été rappelés dans la thèse intéressante de M. Genouville {De V Ictère grave essentiel, 1859), à laquelle j'ai emprunté de nombreux matériaux, mais que j'ai dû abréger.

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