‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 122 sur 245 · INCONTINENCE · texte numérisé non relu

INCONTINENCE

par M. Chossat n'en sont pas moins très-importants, et la médecine doit en faire son profit.

Il résulte surtout de la dernière expérience de l'auteur (Appendice à son Mémoire) un fait capital relatif à la fièvre qui, en maintenant la chaleur animale élevée, agirait comme le réchauffement artificiel, qui permet au corps de supporter, sans conséquences fâcheuses, une plus grande déperdition qu'en l'absence de tout réchauffement.

Dans un intéressant mémoire (Bw//. gén. de thérap., 1854, t. XLVII), M. Marrotte a appliqué à l'homme malade les importants résultats des expériences de M. Chossat sur les animaux. Malgré la difficulté extrême du sujet, qui l'a empêché d'être suffisamment explicite sur plusieurs points, il en est arrivé à formuler des données diagnostiques très-utiles à la pratique. Il a insisté avec raison sur les signes suivants de l'inanitiation : destruction des chairs musculaires parfois rapide, alors que la maladie cesse et que le malade reste soumis à la diète; diminution connexe de la chaleur animale (avec sensibilité au froid), de la respiration et surtout de la circulation (pouls au-dessous de la fréquence normale) ; hémorrhagies (purpura) ; diminution et parfois fétidité des sécrétions, ou au contraire diarrhée ; vomissements (épiphénomène très-important qui cesse par l'alimentation), exagération de la faim, de la soif; délire, état adynamique différent de celui dû à la maladie principale en ce qu'il se montre plus tard; enfin il existe assez souvent, après les repas, une réaction fébrile accidentelle qu'il est nécessaire d'attribuer à sa véritable cause, l'inanition, afin de ne pas la considérer comme contre-indiquant 1 ahmentation.

INAPPÉTENCE. — V. Faim.

INCONTINENCE. — On rencontre dans la pratique Vincontinence des matières fécales et Vincontinence d'urine. La première est la conséquence d'une paralysie du sphincter anal (V. Paralysies localisées), sauf dans les cas de névralgie ano-vésicale, dans laquelle l'anus s'entr'ouvre et laisse écouler les matières. Mais la seconde a une origine plus complexe et doit être examinée à part.

Incontinence d'urine.

Considérée comme élément de diagnostic, l'incontinence d'urine est un symptôme caractérisé par V écoulement involontaire, et sans douleur, de ce liquide, qu'il ait heu d'une manière continue on intermittente.

A — Vincontinence continue, dans laquelle l'urine coule goutte à goutte, n'est le plus souvent^ qu'un épiphénomène de la rétention d'urine dans la vessie, dont il a ete question à part (F. Rétentions) ; alors l'incontinence a lieu par regorgement. D'autres fois, la vessie est vide, c'est-à-dire laisse écouler au dehors l'urine aussitôt qu elle l'a reçue des uretères. Dans ce cas, on ne perçoit ni tumeur, ni rénitence à I hypogastre, et l'introduction de la sonde dans la vessie, qu'elle sent contractée sur elle-même, ne donne heu à aucun écoulement notable d'urine, comme dans le cas de rétention.

Cette dernière espèce d'incontinence continue dépend manifestement du relâchement permanent du sphincter de la vessie ; mais il faut en déterminer l'origine. On peut trouver cette origine simplement dans Vâge avancé des malades, ou dans des excès vénériens, la masturbation, Vabus des aphrodisiaques et des diurétiques, plus fréquemment dans une lésion de la vessie, une tumeur intra-pelvienne empê-

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