‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 146 sur 245 · MUCUS. — MUGUET · texte numérisé non relu

MUCUS. — MUGUET

le diagnostic cesse d'être douteux lorsque l'origine de l'affection ressort de l'interrogatoire du malade, et s'il a eu, avant le début, des rapports avec des chevaux atteints de la morve.

Les faits les plus difficiles à reconnaître sont ceux oii Tobstruction des fosses nasales est le seul symptôme observé, ainsi qu'on l'a vu plusieurs fois. On peut croire alors à un polype des fosses nasales ou à toute autre affection chronique de cette région. — Quand il y a des ulcérations, des abcès, c'est avec la syphilis constitutionnelle que Ton peut facilement confondre la morve et le farcin chroniques. Mais avec les ulcérations dues à la morve, on ne constate pas des bords taillés à pic et un fond grisâtre, une deslruction rapide des os du nez, et une marche phagédénique des ulcères pharyngiens comme dans la syphilis; il est rare d'ailleurs que cette dernière affection n'ait pas été caractérisée précédemment par des chancres et des syphilides. Enfin l'inefficacilé absolue d'un traitement antivénérien devra donner l'éveil dans les cas douteux, et faire rejeter l'existence de la syphilis.

Il faut toujours craindre, lorsque Ton a reconnu la maladie, qu'il n'y ait dans les fosses nasales et la trachée des lésions ulcéreuses beaucoup plus graves que ne semble l'annoncer la bénignité des symptômes du côté de ces organes. D'un autre côté, il peut survenir comme complications une bronchite capillaire, une pleurésie, ou même une pneumonie, parfaitem.ent caractérisées par leurs signes physiques. \

5° Pronostic. — La mort dans le marasme ou par la transformation de l'affection en morve aiguë, est la terminaison à peu près constante de la morve et du farcin chroniques. La guérison a été moins rarement observée dans le farcin que dans la morve. MM. Monneret (te. méd., 1845), Cazin (G^i:^. méd. de Lyon, 1856) et H. Bourdon [Acad. de méd., 1858) en ont publié des exemples.

MOUVEMENTS. — F. Myotilité.

MUCÉDmÉES. — V. Parasites végétaux.

MUCUS. — Les liquides plus ou moins épais désignés sous les noms de mucus ou de mucosités sont dus à la sécrétion des membranes muqueuses, et surtout des petites glandes qui leur sont annexées. Le mucus est facilement reconnaissable lorsqu'il est plus ou moins gluant ou fdant, grisâtre, transparent ou demi-transparent. Il doit sa viscosité à la mucosine, qui est coagulable par des réactifs plutôt que par la chaleur, et il contient des cellules d'épithéhum de la muqueuse qui le fournit.

Les mucosités excrétées sont un des principaux éléments ou signes des crachats (p. 240), de la dyssenterie (oi^i le mucus est mélangé de sang),.de la cystite oiî le mucus est mélangé à l'urine. En général l'excrétion du mucus résulte d'une inflammation dite catarrhale ou d'un simple flux des muqueuses. Cette signification est facilement étabhe, ainsi que la détermination de la muqueuse qui est le siège de l'hypersécrétion, lorsque le mucus est plus ou moins pur et transparent. Il n'en est plus ainsi lorsque la viscosité du mucus est diminuée, et qu'il est rendu opaque et jaunâtre par la présence de globules purulents, que les muqueuses sécrètent avec facilité. On sait que l'on a pris assez longtemps ces globules purulents pour des globules muqueux particuliers (F. Pus).

MUGUET. — Depuis que le microscope, grâce aux travaux de MM. Berg et Ch. Robin, a démontré que l'éruption buccale du muguet n'était qu'un épiphéno-

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