PAUPIÈRES . PEAU
parotidieimes, rarement dans les deux, un gonflement avec rougeur, manifestement inflammatoire, se développant avec plus ou moins de rapidité, et se terminant assez fréquemment par suppuration, sauf dans les cas où la parotidite apparaît | comme complication ultime de la maladie prisicipale. Cette suppuration tend à se faire jour, tantôt à l'extérieur, tantôt à l'intéjrieur vers le pharynx, où l'on a vu l'irruption subite du pus occasionner la suffocation en pénétrant dans les voies respiratoires.
La gravité souvent extrême des symptômes généraux au milieu desquels survient la parotidite, empêche fréquemment le malade de manifester de la douleur; mais si la complication parotidienne se montre dans la convalescence, ou que son état lui permette de rendre compte de ses sensations, il accuse une douleur ordinairement sourde. Elle augmente par les mouvements de la mâchoire inférieure, dont l'écartement est parfois presque impossible par suite de l'extension de l'inflammation vers le pharynx, où la déglutition devient alors douloureuse. Il y a assez souvent de la salivation, et une expuition de matières purulentes souillées de sang, rendues avec j efforts de vomissement, lorsque la suppuration se fait jour dans l'arrière-gorge. Si l'inspection de celle-ci est possible, on constate parfois le refoulement de l'amygdale et des piliers du voile du palais correspondant au côté de la tumeur extérieure. Le doigt indicateur introduit dans le pharynx y sent alors une tuméfaction douloureuse au toucher, et parfois de la fluctuation. . , . \
Le diagnostic de cette complication ne présente aucune difficulté ; mais son apparition est l'indice d'un état général grave, à moins qu'elle ne survienne dans la convalescence, et que l'inflammation ne soit pas d'une extrême intensité. ^ |
PAUPIÈRES. — Elles peuvent présenter une coloration foncée ou enfumée qui est le signe principal de la chromhidrose. Elles sont immobiles d'un côté, la paupière supérieure à demi ou complètement abaissée sur le globe de l'œil, dans la jM paralysie de la face, ou dans la paralysie de la troisième paire de nerfs. On a ob- ■ servé rarement la paralysie de la paupière supérieure isolée, sans les autres signes || de la paralysie de la troisième paire. L'occlusion de l'œil peut encore être la conséquence du gonflement des paupières par un œdème prononcé, par une inflammation érysipélateuse ou varioleuse, par un abcès extra ou intra-crânien venant soulever la paupière supérieure, par l'apphcation de cataplasmes trop fréquents, par la pression d'un bandage à la partie inférieure de la face (Mackenzie), par une hypertrophie graisseuse (W. Bowman) ; ou bien le gonflement avec couleur violacée est dû à un empoisonnement narcotique. Enfin les paupières sont assez souvent agitées de mouvements convidsifs, soit accidentels comme dans l'épilepsie, l'éclampsie, la chorée, etc., soit habituels comme dans certains tics de la face.
PEAU. — Quoique l'on n'ait pas tiré en pathologie un parti suffisant de la connaissance des éléments anatomiques de la peau compris dans sa trame cellulofibreuse, il n'est pas inutile de les rappeler, ne serait-ce que pour expliquer la diversité des lésions et des signes que l'on rencontre au niveau des téguments. Ces éléments anatomiques sont : les réseaux vasculaires artériels, veineux, lymphatiques, les réseaux nerveux épanouis dans les papifles, et les appareils sudoripare, blennogène, chromatogène, sébacé, pileux, onguéal, del'épiderme, de la matière colorante, de la matière sébacée, des poils, des ongles.
1° Maladies de la peau. — Je ne ferai pas la longue énumération des maladies