‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 171 sur 245 · PEAU · texte numérisé non relu

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dies de la peau bien déterminées, et dont le cadre soit admis sans discussion. Les fièvres éruptives en seraient cependant un exemple, si elles ne constituaient pas des , affections à manifestations morbides vers la peau, plutôt que des maladies cutanées proprement dites. Les syphilides, les scrofdlides, les affections cutanées réellement dues h des parasites animaux Jormeni des classes généralement admises ; mais il n'en est pas de même de certaines affections attribuées à des parasites végétaux, ni de la famille des dartres^ expression donnée par le vulgaire à toutes les affections cutanées chroniques, et que l'on a cherché à réhabihter de nos jours en l'appliquant aux affections que l'on considère comme étant sous la dépendance d'une disposition générale de l'économie dite dia thèse dartreuse; mais son sens trop vague ne saurait servir à caractériser avec précision un groupe de maladies cutanées.

2° Symptômes ou signes. — Je viens de rappeler que les affections cutanées présentent des éléments extérieurs de diagnostic. Ce sont des macules, des taches ou des coLORATiOî^s anomales, des papules, des pustules, des vésicules, des bulles, des squames, des tubérosités (ou tubercules), des croûtes, des ulcérations, des cicatrices, les signes que présentent les ongles, ceux fournis par les poils ou cheveux, et enfin ceux que produisent certains parasites animaux ou végétaux. A ces lésions apparentes, qui constituent les signes principaux des maladies de la peau proprement dites, il faut ajouter comme éléments du diagnostic : le siège, les limites, la configuration des lésions cutanées, les différences que chaque caractère peut offrir suivant l'espèce ; V évolution antérieure ou actuelle des phénomènes locaux; les phénomènes fébriles primitifs, qui se constatent au début non-seulement des fièvres dites éruptives, mais encore de quelques autres affections cutanées ordinairement chroniques (l'eczéma, l'acné, etc.). Des phénomènes généraux ané- 7niques ou même cachectiques sont encore attribués à la persistance de la maladie; mais ils agissent plus souvent comme causes, de même que certaines diathèses encore incomplètement connues sous ce rapport, et parmi lesquelles la scrofule et la syphilis jouent un rôle important, ^hérédité, la contagion, ne sont pas moins nécessaires à rechercher comme explication du développement de la maladie, de même que Vhabitation dans les contrées où l'affection observée est endémique, et l'ingestion de certaines substances plus ou moins toxiques.

hidépendamment de ces nombreux éléments principaux du diagnostic des affections ou éruptions cutanées proprement dites, la peau est encore le siège de symptômes qui nie sont pas sans importance. Outre sa congestion ou son inflanimation locales, sa tension par de l'air ou de la sérosité infiltrés dans les tissus sous-jacents, ou par d'autres causes, elle est assez souvent le siège d'une exagération ou d'une diminution plus ou moins complète de la sensibilité (hyperesthésie, anesthésies), d'une rigidité extrême (sclérème), de sueurs morbides par leur abondance, leur localisation, ou par la modification du liquide qui les constitue. Les fistules de peau fournissent également des signes importants de lésions viscérales ou de maladies internes.

S'^ Exploration. — Je n'insisterai pas sur les moyens très-simples qui servent à explorer la peau ou ses produits. Ce sont principalement : Yinspection directe ou avec la loupe et le microscope, la palpation, la pression, le frôlement, le pmcement, les piqûres, et l'apposition de corps plus froids ou plus chauds que la peau elle-même (V. Anesthésies).

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