‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 180 sur 245 · PERTES SÉMINALES · texte numérisé non relu

PERTES SÉMINALES

des glandes de Méry ou de CoNvper, qui est très-fdant et qui donne leur viscosité au sperme aussi bien qu'au liquide prostatique.

Ces faits sont essentiels à connaître ; mais ce qu'il ne faut pas oublier non p us, c'est que l'on peut trouver des spermatozoïdes dans ces derniers liquides ou dans l'urine sans au il y ait de véritable spermatorrhée. C'est ce qm arrive après le coït dans les conditions normales, après des pollutions nocturnes non morbides et même après l'expulsion difficile de fèces endurcies. On voit combien il est difficile de s'assurer du fait en apparence si simple de l'écoulement morbide du sperme, et quelle attention il faut apporter dans l'appréciation des signes propres a

résoudre le problème. , , i • ' -j t

En supposant cette solution obtenue, et le fait de la spermalorrhee bien évident, comment reconnaître si elle est réellement involontaire? On peut avoir affaire, en effet à un sujet qui simule la maladie par la masturbation, soit pour séjourner a l'hôpital comme j'en ai vu un exemple, soit pour échapper au service militaire. Mais^en pareils cas, soupçonner la simulation, c'est presque l'avoir reconnue, car une surveillance convenable, l'impossibilité pour le sujet de justifier d'une perte dmrne réelle et une observation très -attentive, finissent nécessairement par faire découvrir

la simulation. , ^. a„ „ cî

Les élémenls étiologiqiies viennent quelquefois compléter le diagnostic. On a signalé comme causes : une constilution grêle et une susceptibilité nerveuse prononcée- l'habitude delà masturbation el les mès vénériens de tout genre; la blennorrhagie ; les diverses affections du rectum, les hémorrhoides, les vers intestinaux, et surtout la constipation agissant par la pression exercée par les matières fécales sur la prostate et les vésicules séminales. - L'évolution ou la marche de la maladie, qui est essentiellement chronique el longue, ne présente pas d autre particularité utile au diagnostic.

Si l'on excepte les cas dans lesquels on peut prendre pour du sperme un autre écoulement s'effectuant par l'urètre, il n'y a pas d'affection avec laquelle on puisse confondre les pertes séminales involontaires. Cela ne veut pas dire que 1 on ne croie pas très-souvent à une autre maladie lorsque ces pertes séminales involontaires existent • car, outre les troubles intellectuels, il n'est pas un seul autre symptôme nerveux prédominant qui ne puisse êire pris pour une affection particulière. C est ainsi que les troubles de la sensibilité générale et spéciale potirraient être considères comme des signes d'une lésion cérébrale, que la faiblesse et la formication des membres inférieurs pourraient être rapportées à une lésimi de la moelle, comme l'ont fait les anciens, qui dénommaient la maladie tabès dorsalis, et que les troubles gastro-entéralgiques et le dépérissement feraient croire a une lésion de Vestomac. La possibililé de ces méprises démontre toute l'importance du dia-

gnostic.

La forme de laffeclion est essentielle à établir; car il importe de savoir si es pertes séminales sont simplement nocturnes, si elles sont diurnes, et surtout si elles ont lieu seulement à la tin de la défécation ou de la miction. Mais a cet égard le luédecii. est déjà éclairé par la recherche qu'il a faite de la réalité des pertes séminales involontaires. - Le degré auquel ralïectiou est arrivée est en rapport avec les trois formes de perles dont il vient d'être question, et l'allération^ plus ou moins prononcée des spermatozoïdes dont j'ai parlé précédemment; aussi, ces diUerents

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