PIGMENT
veloppant en verlu de la tendance à l'ulcération que présentent les muqueuses dans le cours de la phthisie (Louis). A cette tendance ulcéreuse se rapportent les ulcérations du larynx qui caractérisent la phthisie dite laryngée (V. Ulcérations). — La péritonite chronique, la plupart des méningites, et plus rarement la péricardite ou la gastrite, sont encore des complications delà phthisie; la constatation de la péritonite chronique et delà méningite doit même éveiller l'idée de la tuberculisation, tant cette origine leur est habiluelle. La cirrhose du foie complique aussi quelquefois la phthisie pulmonaire, de même que des phénomènes morbides variés résnltent de la présence des tubercules dans d'autres organes que les poumons (F. Tuberculisation). Enfin à une période avancée de la phthisie, on peut voir survenir des douleurs vives et persistantes dans les membres inférieurs (ar thr algie des phthisiques de M. Beau). ^ ri,
3« Pronostic. ~ La terminaison presque toujours fatale de la phthisie est due à des causes diverses : à la consomption graduelle produite par les désordres pulmonaires, à l'une des graves complications que j'ai rappelées plus haut, à une hémoptysie foudroyante ; rarement il survient une mort subite dont la cause est inconnue. On doit considérer comme assez rares les cas de guérison. Il n'existe pas d'ailleurs de signes précis qui puissent la faire prévoir. Il ne faut pas oubher que certains phthisjques peuvent présenter des améliorations Irès-prolongées qui l'endent leur existence -pportable pendant de longues années, à part des accidents aigus intercurrents du 'é de la poitrine, qui semblent démontrer que la phthisie n'est qu enrayée. Il 'ive, en effet, quelquefois que la maladie, arrêtée momentanément dans son'évolution, reprend ensuite une marche plus rapide, pour se terminer parla mort PHYSIONOMIE — F. Face.
PHYSOMÉTRIE. — F. Tympanite.
PIAN. — F. Frambœsia.
PIAULEMENT (Bruit de). ~ F. Vasgulaires (Bruits). PIE-MÈRE. — F. Mémnges.
PIGMENT. — Pour compléter ce que j'ai déjà dit du pigment à l'article Mélanémie, je dois rappeler que le pigment est la matière brune ou roussâtre, paraissant noire en masse, et réellement rousse, qui donne à la peau des nuances diverses, du jaune-cuivre au brun foncé (Ch. Robin), soit sur un même individu (pourtour du mamelon, scrotum, taches de rousseur, nœvi, etc.), soit sur des individus différents (nègres, peaux-rouges, etc.). C'est à l'accumulation du pigment que sont dues les tumeurs dites mélaniqnes. Déposé sous lepiderme, il constitue le principal signe de la maladie bronzée, tandis que son défaut produit V albinisme accidentel.
Pendant la vie, on a rarement occasion d'examiner au microscope le pigment expulsé au dehors de l'économie. En tout cas, il se présente ordinairement alors sous lorme de granulations brunes ou noires agglomérées en masses irrégulières, et qui, dans les crachats, doivent être distinguées avec soin des agglomérations charbonneuses qui en diffèrent de la façon que j'ai indiquée page 542.
PITUITE. — F. Gastrorrhée.
PITYRIASIS. - F. Squames.
PLACENTAIRE (Souffle). - F. Vasgulaires (Bruits). PLAIE. — F. Ulcérations.
WOILLEZ, D. D |g