‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 202 sur 245 · RÉTRÉCISSEMENTS · texte numérisé non relu

RÉTRÉCISSEMENTS

leurs du rétrécissement de Vartère pulmonaire (V. p. 85), et implicitement dii rétrécissement des artères à propos des oblitérations vasculaires. Je renvoie au mot RÉTENTIONS pour les rétrécissemenls divers des voies urinaires et génitales; en sorte que je n'ai à m'occuper en particulier que des rétrécissements des voies respiratoires, et de certains rétrécissements des voies digestives.

— . Da côté des voies respiratoires, les rétrécissements en amont des ramifications bronchiques produisent, soit une dyspnée plus ou moins intense, soit une asphyxie plus ou moins rapide.

Le rétrécissement peut exister au niveau des fosses nasales des enfants nouveaunés, par suite du gonflement inflammatoire de la piluitaire dans le coryza intense. C'est ce qui rend cette affection plus grave dans le premier âge qu'à Tâge adulte; iï en est de même de certaines pharyngites dans les mêmes conditions.

Le spasme de la glotte, qui se rencontre principalement aussi chez l'enfant, Vœdème de la glotte qui est au contraire plus fréquent à l'âge adulte, la laryngite simple intense, la pénétration d'un corps étranger dans le larynx, et surtout le àQydo^^emmiàQ pseudo-membranes àms cet organe (croup), agissent aussi en rétrécissant et obstruant les voies respiratoires supérieures, d'où l'asphpie souvent rapide qui en résulte. — En l'absence de ces différentes conditions pathologiques, il peut arriver que la cicatrisation d'une ulcération trachéale (ordinairement syphilitique) rétrécisse l'aire de ce conduit au point d'amener une asphyxie lente, qui, à un moment donné, peut causer très-rapidement la mort, comme l'ont démontré des faits rapportés par MM. Moissenet et Vigla.

Enfin les mêmes résultats, la dyspnée croissante et l'asphyxie, s'observent comme les principaux signes de la compression de l'origine des bronches par des tumeurs du médiastin, et notamment par des tumeurs ganglionnaires.

B. — Les rétrécissements des voies digestives sont extrêmement nombreux. Je ne fais que rappeler ceux qui résident au niveau de la bouche comme conséquences de la cicatrisation consécutive à la gangrène buccale chez les enfants (p. 091), et le rétrécissement du pylore par suite d'un cancer de l'estomac, d'oii résulte la dilatation morbide de cet organe (V. Dilatations, p. 282). Mais je dois entrer dans de plus grands détails au sujet des rétrécissements de l'œsophage et de l'intestin.

A. — Rétrécissements de V œsophage.

Ces rétrécissements se diagnostiquent facilement à un petit nombre de signes : gêne dans un point fixe de l'œsophage, avec sentiment de plénitude augmentant après l'ingestion des aliments; difficulté de la déglutition des ahments solides d'abord, puis des liquides; rejet des aliments, soit immédiatement, soit deux ou trois heures après, tantôt sans efforts, tantôt avec efforts violents pouvant faire craindre la suffocation ; à un moment donné, vdiV^mmi sensation du passage d'une portion des aliments à travers le rétrécissement comme par une filière (Cassan) ; rarement aussi, sorte de roulement répété ou de gargouillement sourd attestant la difficulté du passage; enfin une sonde œsophagienne, introduite dans I'œsophage, constate, à une profondeur plus ou moins grande, un obstacle qui V arrête, et qui tantôt est facilement franchi après une certaine résistance, et tantôt ne permet pas le passage de la tige, si elle a un certain calibre. Ces différences tiennent à la nature et surtout au degré du rétrécissement, que la sonde permet de reconnaître, si l'on

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