‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 209 sur 245 · SATYRIASIS. SCARLATINE · texte numérisé non relu

SATYRIASIS. SCARLATINE

au volume du caillot. De plus, le sérum peut présenter une teinte franchement jaune ou verdâtre dans l'ictère, et, lorsque les éléments graisseux prédominent dans le sang dit laiteux, c'est surtout le sérum qui offre l'aspect lactescent.

L'examen du sang au microscope est surtout utilisé pour y rechercher la proportion relative des globules rouges et blancs, ou plutôt l'exagération de nombre des derniers {V. Leucocytes).

SARGINE. — V. Parasites (Végétaux), p. 669.

SARCOPTE. — F. AcARE.

SATURNINS (AcciDEiNTs). — V. Intoxications.

SATYRIASIS. — Le satyriasis, qui consiste en un penchant irrésistible et persistant de consommer l'acte vénérien, constitue un trouble intellectuel qui correspond à la nymphomanie chez la femme. Il est par conséquent fort différent du priapisme simple, qui est un phénomène local. — Une continence excessive, des lectures et des spectacles lascifs exaltant l'imagination, certains ingesta (cantharides), et aussi certaines affections cérébrales, telles que des lésions du cervelet, dont on a pourtant exagéré beaucoup l'influence pathologique à ce point de vue, sont les causes habituelles du satyriasis, qui peut constituer une simple manifestation de la fohe et survenir dans son cours.

SAVEUR. — F. GouT, Gustation.

SCAPULUM. — F. ÉPAULE.

SCARLATINE. — Comme la rougeole, la scarlatine est infiniment plus fréquente dans l'enfance qu'à l'âge adulte.

1° Éléments du diagnostic. — Lorsqu'elle est simple et régulière, elle débute ordinairement par de la céphalalgie, de la fièvre et une douleur de gorge, qui vont ensuite en augmentant; parfois il y a des frissons, des vomissements. — Quelques heures, un jour ou deux au plus après ces prodromes, Y éruption se manifeste sur la face ou dans les plis du cou, par des petites taches rosées, inégales, irrégulières, déchiquetées, sans saillie, disparaissant momentanément par la pression, s'étendant et se réunissant de manière à former sur tout le corps de larges flaques d'un rouge vif, piquetées d'une multitude de très-petits points d'un rouge plus foncé; dès le second jour, et jusqu'au troisième ou quatrième jour de l'éruption, la coloration rouge et toujours pointillée devient tellement intense qu'elle a été comparée à la couleur du jws de framboise, cette intensité est plus grande vers les plis des articulations [aines, aisselles) et pendant les paroxysmes de la fièvre; elle peut persister une semaine ; l'éruption produit quelquefois un prurit très-incommode, et souvent on peut y constater à la vue et plus facilement avec une loupe, des petites vésicules très-fines. En même temps, peau brûlœnte (à-f-41 et 42° cent.), sèche, rugueuse; pouls fort, fréquent, soif vive, sommeil agité; face vivement colorée, un peu bouffie ; yeux vifs, injectés, quelquefois larmoyants, narines enchiffrenées, gorge douloureuse, déglutition difficile; les amygdales sont rouges et tuméfiées, parfois recouvertes d'un enduit blanc, pultacé; la respiration est gênée, bruyante, accélérée. — Dans la période de décroissance, avec la diminution graduelle de la fièvre et des autres symptômes, l'éruption cutanée prend une teinte rouge terne ou violacée avant de disparaître complètement. La desquamation de la peau se fait le plus souvent par lambeaux épidermiques irréguliers, d'un blanc mat, secs, souvent très-larges, et dont l'abondance est en rapport direct avec celle de

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l'éruption. La desquamation par lambeaux épithéliaques peut se faire aussi dans la bouche et dans l'arrière-gorge. Le plus souvent la langue, dépouillée de son épithélium, a une surface luisante et unie, ou bien hérissée de papilles comme une framboise.

Dans la scarlatine anomale ou irrégulière, il y a exagération, développement incomplet ou même absence de certains symptômes. Comme dans la rougeole anomale, il peut y avoir au début exagération des symptômes généraux, des troubles digestifs intenses, ou plutôt des phénomènes cérébraux : délire, coma, convulsions; tous les symptômes de l'invasion peuvent au contraire manquer, et l'éruption être le premier symptôme; pourtant il est rare que l'angine fasse complètement défaut; l'éruption peut être plus pâle ou plus foncée que d'ordinaire, et ne se montrer que dans certaines régions oii l'on ne songe pas à la chercher.

La rougeole présente, en outre de ces éléments principaux de diagnostic, une foule d'autres données utiles à connaître, et dont il sera question dans ce qui suit.

2° Inductions diagnostiques. — Comme pour la rougeole, le malade se présente ici dans l'une des trois conditions suivantes : au moment des prodromes, pendant ou après l'éruption.

Avant V éruption, l'existence d'une pharyngite aiguë avec une fièvre dont l'intensité est hors de proportion avec les phénomènes pharyngiens, doit toujours faire soupçonner le début d'une scarlatine. A plus forte raison pensera-t-on à cette maladie si la pharyngite, au heu d'être simple, est pultacée (V. p. 698). La présomption se trouvera d'ailleurs promptement confirmée, dans la plupart des cas, par le peu de durée des prodromes et la rapidité de l'apparition de l'éruption quelques heures, un ou deux jours au plus après le début. Cette courte durée des prodromes est caractéristique lorsqu'ils s'accompagnent d'un larmoiement et d'un enchiffrènement qui pourraient en imposer pour une rougeole à son début. Dans tous les cas, l'apparition de l'éruption est le meilleur signe de la maladie.

Cette éruption, on la trouve quelquefois manifeste à l'isthme du gosier avant qu'elle ne se montre à la peau; la muqueuse est alors d'un rouge vif avec un piqueté plus foncé. En cas de soupçon de la scarlatine à son début, il ne faut donc pas négliger d'explorer avec soin la cavité buccale et le pharynx, exploration que provoquent d'ailleurs les symptômes ressentis de ce côté par le malade. Quoi qu'il en soit, l'éruption cutanée, dont la durée varie de quatre à six jours dans la plupart des cas, est caractéristique lorsqu'elle est franche, car l'intensité de sa rougeur et son pointillé plus foncé, puis les vésicules miliaires à peine visibles qu'elle présente ne permettent aucune hésitation, surtout si ces caractères ont été précédés par la pharyngite dont il est ci-dessus question. Mais malheureusement on rencontre un bon nombre de faits dans la pratique dans lesquels l'éruption, incomplète, fugitive ou irrégulière, passe inaperçue. Si l'on soupçonne l'affection, on aura soin d'examiner les aines ou le voisinage des aisselles, où l'éruption est parfois hmitée. i • • a

L'éruption une fois passée, l'existence de la desquamation dans le voisinage des aisselles ou des aines, ou par larges plaques au niveau des extrémités, fera lacilement établir le diagnostic rétrospectif de la scarlatine, surtout si les antécédents viennent le confirmer. Il ne pourrait y avoir doute que dans les faits où la desquamation, simplement furfuracée, ressemblerait à celle de la rougeole; mais il faut noter

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