‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 217 sur 245 · SOUBRESAUTS DES TENDONS. SOUFFLES · texte numérisé non relu

SOUBRESAUTS DES TENDONS. SOUFFLES

La tendance exagérée au sommeil ou la somnolence n'est assez souvent qu'un premier degré du COMA. D'autres fois, la facilité de V assoupissement après le repas est la conséquence de la pléthore, ou de la congestion céphalique, de la dyspepsie^. de l'indigestion, d'une constipation habituelle, sans qu'on doive y voir le signe constant d'une prédisposition à l'hémorrbagie cérébrale, comme le pense le vulgaire. Les différentes formes de la dyspepsie doivent surtout ne pas être perdues de vue comme origines fréquentes de la somnolence après les repas. V. Coma.

SONORES (Phénomènes), SONORITÉ. — V. Bruits anomaux.

SONS^ — V. Bruits anomaux.

SOUBRESAUTS DES TENDONS. — Les contractions musculaires avortées et involontaires, qui produisent les soubresauts des tendons visibles ou sentis à la palpation, sont tantôt un simple phénomène accessoire d'une maladie convulsive, comme dans la chorée, et tantôt un signe grave se montrant dans le coursdes pyrexies ou à la période ultime de maladies mortelles.

SOUFFLE (Bruits de) . — Les phénomènes d'auscultation compris sous le nom de souffles, jouent un rôle capital dans la séméiologie, qu'ils soient constatés au niveau de l'appareil respiratoire ou de l'appareil circulatoire. Ils sont tantôt doux^ tantôt plus ou moins rudes, et plus ou moins graves ou aigus.

Au niveau des organes respiratoires, des souffles bronchiques ou amphoriques, ayant pour caractère fondamental d'être synchrones des mouvements delà respiration, apparaissent comme signes d'affections diverses que j'ai indiquées dans les articles que je viens de rappeler, et à propos des tumeurs intra-thoraciques. Je ne m'en occuperai donc pas ici, non plus que des souffles vasculaires dont il a été principalement question aux mots Anévrysmes et Vasculaires (bruits). Il me reste par conséquent à exposer la signification des souffles cardiaques, question dont les difficultés se rencontrent à chaque pas dans la pratique.

Souffles cardiaques.

Le souffle qui est perçu au niveau du cœur, à chaque évolution de cet organe, est toujours morbide, qu'il soit doux, musical, sifflant, piaulant, ou bien rude^ imitant le bruit de râpe, de lime ou de scie. Ces souffles sont le plus souvent liés à des lésions valvulaires des orifices; mais pour en élucider le diagnostic, il ne faut pas oublier que des souffles cardiaques peuvent s'observer avec Vanémie^ avec des concrétions sanguines dans les cavités du cœur, des végétations, avec Y endocardite aiguë, et dans les cas rares de rupture subite d'un tendon ou d'un pilier charnu du cœur.

Pour bien juger de la valeur du souffle cardiaque comme signe, il faut surtout avoir en vue de déterminer : \^ le temps de l'évolution du cœur auquel se rapporte le bruit anomal, par rapport aux deux bruits naturels de l'organe, ou aux deux silences qui les séparent ; 2° le siège du souffle ou sa direction, à partir de la base du cœur. Au milieu des théories si nombreuses des bruits anomaux du cœur, le parti le plus sage au lit du malade est de contrôler le cas observé par les faits cliniques déjà connus, les mieux observés et les plus précis, qu'ils viennent confirmer ou contredire telle ou telle tbéorie. Mais je dois faire observer que la plupart des discussions viennent précisément des difficultés que l'on rencontre souvent pour établir le moment de l'évolution du cœur auquel doit se placer le souffle.

Les bruits ou battements du cœur, en effet, peuvent être confondus avec le mur-

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