TÊTE. TORTICOLIS
pérature, et qu'il s'y développe surtout chez les jeunes enfants ; tandis que, dans notre pays tempéré, on pourra le plus souvent le rattachera la contracture idiopathique des extrémités qui se sera généralisée, après avoir débuté par des accès localisés d'abord dans les mains et dans les pieds. Ces accès, comme antécédents, devront donc être recherchés avec soin comme donnée importante de diagnostic.
Ce sont des faits de cette espèce que l'on a dénommés tétanos intermittent (Dance) et tétanie (L. Corvisart).
5*^ Pronostic. — La terminaison par la mort, moins fréquente dans le tétanos essentiel que dans le tétanos traumalique, est habituellement due à l'asphyxie résultant de la contracture des muscles respirateurs. L'embarras croissant de la respiration est donc un signe très-fâcheux.
TÊTE. — Je me suis occupé déjà aux articles Crâne et Face des principaux signes que présentent isolément ces deux régions de la tête. Considérée dans son ensemble, la tête prend assez souvent des positions anomales qui peuvent dépendre de l'existence d'une douleur rhumatismale, d'une contracture^ ou bien de Y atrophie ou de la paralysie de certains muscles du cou. Les déviations de la tête dues au rhumatisme ou à des contractures locales constituent le torticolis.
Les différents signes que fournit la tête sont perçus par l'inspection, la palpation, l'électrisation localisée (muscles). L'auscultation du crâne chez l'enfant ne peut pas servir, ainsi que l'ont avancé MM. Fisher et Whitney, au diagnostic des affections encéphaliques; c'est ce qui ressort des recherches de MM. Yernois, Rilliet et Barthez, et deM. Roger, qui a fait récemment {Mém. de VAcad. de médecine, 1860, t. XXIV) des recherches très-nombreuses à ce sujet.
Un point de diagnostic très-important, lorsque l'on soupçonne que la tête est le siège de la maladie observée, c'est sa localisation anatomique dans les parois du crâne ou à la face, dans les méninges crâniennes ou dans l'encéphale. Dans les cas de douleur, symptôme commun à beaucoup de ces affections, il faut toujours rechercher s'il n'existe pas une simple névralgie, soit faciale, soit occipito-frontale. Les foyers douloureux de la région occipitale seront surtout recherchés '( F. p. 590). On n'ou- .blierapas non plus que des affections intra- crâniennes se manifestent quelquefois par des signes extérieurs constatés au niveau des paupières, ou de la région mastoïdienne [V. Abcès, p. 3).
THERMOMÈTRE. — Y. Galorification.
THORAGENTÈSE. — F. Ponctions.
THORAGODYNÎE. — F. Rhumatisme musculaire.
thyroïde (Corps). — F. Goitre et Cachexies.
TICS. — On a compris à la fois sous ce nom les convulsions idiopathiqiies de la face (tic non douloureux), et la névralgie trifaciale (tic douloureux), ou du moins les convulsions douloureuses qui la compliquent quelquefois. On devrait, ce me semble, réserver le nom de tics aux contractions locales plus ou moins répétées qui constituent une sorte d'habitude, et qui sont jusqu'à un certain point soumises à la volonté.
TINTEMENT MÉTALLIQUE. — F. Métalliques (Bruits).
TORTICOLIS. — Cette affection qui consiste dans l'inclinaison latérale plus ou moins continue de la tète, avec immobilité dans sa position vicieuse, est le plus souvent due à un rhumatisme localisé dans les muscles d'un des côtés du cou. Plus