TUBERCULE
îique, dans un cas où il a persisté justju'à la mort (Deville : Soc. anatom., 1845). TROIS-QUARTS. F. Ponctions.
TROMPES. — V. Utérin (Appareil).
TUBERCULES, TUBERGOLISATION. — Le mot tubercule a été ap- |)liqué à des hypertrophies partielles de la peau qui ont été considérées comme un des éléments fondamentaux des afiections cutanées. On le rencontre dans ïéh'phantiasis, le bouton d'Alep,\e frambœsia, lemolluscum, la kéloïde, et snrtout dans certaines sciofulides ou syphilides. Reqnin a proposé de dénommer tubérosités cet élément des ma'adies de la peau, et de réserver la dénomination de tubercule à la production dont la formation dans les organes constitue la tuberculisaiion.
C'est en vertu d'une diafhèse incoimue dans sa nature intime, rattachée par les uns à la scrofide et qui en est distincte pour les autres, que les vrais tubercules envahissent les organes. Ce sont des productions que Ton a cru d'abord, d'après M. Leiert, composées d'élémenis parmi lesquels existait un élément pathognomonique spécial (corpuscules tuberculeux), mais que les travaux histologiques récents, notamment les recherches importantes de M. Mandl (Arch. de méd.j 1854, t. III) et de M. Luys {Thèse, 1 857), ont démontré n'être qu'un dépôt pla tique sous forme de granulations grises passant fatale nent à l'état jaune par l'adjonclion de cellules graisseuses (tubercule crw), à l'état de ramollissement, ou bien à l'état atiiéromaleux ou crétacé.
Quoi qu'il en soit, ces productions, sous forme de granulations ou de masses infdtrées, se déposent dans la plupart des organes, dans les viscères, au niveau des séreuses, dans les os (mal de Pott). La localisation de beaucoup la plus commune, 4^hez l'adulte, est la tuberculisaiion des poumons (phthisie pulmonaire), si bien que M. Louis a pu établir, d'après les faits nombreux qu'il a observés, que, toutes les fois qu'il existe dts tubercules dans d'autres organes, on en trouve nécessairement dans îe poumon. M.iis il n'en est pas ainsi chez l'enfant, comme l'ont l'ait savoir les recherches de MM Barthez et Rilliet (Traité des malad. des enf., t. lll). Il résulte de leurs relevés que quarante-sept enfants tuberculeux sur trois cent douze (ou au moins un sur six) n'ont pas offert de tubeicules dans les poumons; que souvent plusieurs organes sont aff ctés ; que la tuberculi^ation des ganglions bronchitjues vient pour la fréquence apiès celle du poumon, et peut exister seule plus fréquemment que cette dernière ( : 19. 15); et enfin que les organes qui se tubercu isenl le plus souvent chez l'i nfant (poumons ganghons bronchi(|ues, ganghons méseniériques, intestins gtêles, plèvre, rate, etc.) sont aussi, en général, ceux qui se tuberciilisent le plus abondanmient. ('es résultats sont importants à connaître dans la pratique.
Les dépôts tuberculeux donnent lieu à des symptômes parlicnli rs dan^ les différents organes : latents dans certains d'entre eux, ils produisent dans la plupart des troubles fonctioimels qui sont parfois tellement caractéristiques, que l'on a dû en faire des alfections à part, très-difféi entes les unes des autres, quoique se rattachant toutes à une cau>e < ommune. Tels sont les tubercules dé[»0-^é- dans la plupart des viscères où ils agissent comme tumeurs, mais qui, chez les enfanis prndnist iit deux aflection> particulières : le carreau f t la phthisie d:te bronchique. Telles sont encore les affections tuberculeuses des séreuses (méningite, pleurésie ni péritonite dîtes tuberculeuses).
L'évolution des tubercules, lorsqu'ils se ramollissent, produit, en outre des exca-
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valions pulmonaires, des ulcérations des muqueuses intestmale ou laryngienne (laryngite ulcéreuse), des perforations àms les séreuses (plèvre, péritoine), dans les bronches (ramollissement des tubercules bronchiques), dans les voies urinaires (tubercules des reins), et jusque dans le canal rachidien. — V. Phthisie pulmonaire,, Bronchiques (ganglions), Carreau, Méningite, Péritonite, Abcès, Tumeurs, Ulcé^ RATIONS, etc.
TUMEURS. — La manière la plus pratique de traiter du diagnostic si complexe des tumeurs est de les examiner dans les différentes légions du corps. Maispour éviter des redites, il est indispensable d'exposer d'abord les généralités utiles à connaître.