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sies, que MM. Andral et Gavarret rattachent à la diminution de l'albumine du sang. On a rencontré cette ascite : dans la maladie de Bright; dans le cours de certains exanthèmes récents, comme on l'observe surtout dans l'enfance; à la suite àliémorrhagies multipliées; par le fait d'une mauvaise hygiène, ou dans les cachexies. Dans ces différentes circonstances, l'ascite a pour caractère d'être peu considérable, parfois douteuse même, tant elle est peu prononcée, et de se montrer simultanément avec l'anasarque dans diverses autres parties du corps.
c. — Enfin l'on a, en l'absence de toutes ces causes pathologiques, admis desascites dites essentielles ou par simple irritation sécrétoire, termes qui cachent notre ignorance sur leur étiologie, plutôt qu'ils n'indiquent leur véritable nature. Dans l'état actuel de la science, les ascites de cette espèce doivent-elles conserver leur place dans le cadre nosologique? Gela me paraît douteux; car des faits suffisamment observés n'ont pas mis leur existence complètement hors de doute, et les signes réels de cette espèce d'ascite sont purement négatifs, à part ceux de l'épanchement et le symptôme assez vague d'une douleur abdominale. Rien d'ailleurs ne prouve que les causes de cette forme d'ascite, causes que j'ai rappelées plus haut, et auxquelles on a attribué l'ascite en pareil cas, en soient réellement l'origine.
Le diagnostic de l'ascite doit se compléter par la détermination de son état aigu ou chronique, ou ce que l'on a appelé l'état sthéniqiie ou asthénique de cette espèce d'hydropisie ; c'est, en effet, une donnée qui peut être utile pour le traitement.
3° Pronostic. — L'ascite est le plus souvent une chose grave; non pas que la terminaison funeste puisse être exclusivement due à l'ascite, mais la compression des organes abdominaux et thoraciques, qui résulte d'une ascite très-abondante, contribue nécessairement à accélérer la mort, due principalement aux progrès de l'affection organique qui, presque toujours, est l'origine de l'hydropisie. Quant à la guérison, elle survient dans certains cas exceptionnels très-rares, que la résorption soit spontanée ou due en apparence à l'emploi de certaines médications. Les conditions organiques de ces guérisons, le plus souvent inattendues, ne sont pas toutes encore bien déterminées, malgré l'intéressant travail de Mondière sur ce point de pathologie {V Expérience, i. VII); il signale principalement les flux divers par les urines, les vomissements, les selles, les sueurs comme des crises amenant ces guérisons. M. Chomel a observé, comme effet consécutif à ces guérisons, qui laissent les parois abdominales relâchées, une dyspepsie qui cède à l'emploi de moyens mécaniques de contention (ceinture) , ce qui est la preuve que le relâchement des parois du ventre a bien l'effet qu'il lui a attribué.
ASPHYXIE. — L'asphyxie est-elle ou non une maladie? Cette question préliminaire étonnera ceux qui considèrent l'asphyxie comme une affection caractérisée par une suspension des fonctions respiratoires, qui entraîne celle de toutes les autres fonctions. Cependant M. Faure, à qui l'on doit, sur ce sujet, d'ingénieuses et nombreuses recherches, que je mettrai à contribution dans cet article (Arch. de méd.; 1856, t. VII, YIII; 1858, t. XI, XII), M. Faure nie que les phénomènes asphyxiques constituent une véritable maladie. Après avoir critiqué les théories proposées, il établit que l'asphyxie n'a pas pour point de départ, ainsi qu'on le professe, la suppression de la respiration ou de la circulation, mais bien la diminution simultanée de ces deux fonctions, tant la suppression de l'hématose et le ralentissement
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de la circulation se suivent de près. Toute perturbation de l'hématose, dans quelaue organe qu elle se produ.se serait, pour M. Faure, l'asphyxie. Mais cette formule théorique embrasse trop d états disparates par leurs manifestations et par leurs causes pour être confondus, dans la pratique, sous le nom générique d'asphyxies. Je considérera, donc seulement ici, so,.s le titre d'asphyxie, les accidents pathologiques qu. résultent de la suspension des phénomènes respiratoires, ou pluràt du défau d échange des gaz dans les poumons (oxygène et acide carbonique), caractère iondameutal sur lequel a .nsisté avec raison M. Claude Bernard
i' Eléments du diagnostic. - Considérés d'abord d'une manière géné. ale les phénomènes asphyxiques, quelles que soient leurs causes, ne diffèrent pas d'.me mamere essent.elle : caraclère important sur lequel a insisté avec .aison M. Faure dans ses différentes pubhcat.ons. L'asphyxie, dit-il, quelle que soit sa cause est un. Elle est la représentation la plus exacte de l'hyposthé..ie : du commencement L, , „ ? T "ff^'^^^'^'^^^nt graduel des forces vitales, d'abord des S fet ? !, ^""'^ locomotrices, puis des (onctions orga-
niques, et enfm propriétés propres des tissus. U sensibilité Aoni k disnarit.on graduelle est le plus facile à suivre, s'éteint d'abord dans les exirémités d membres, et dim.mie progressivement; à un moment, elle n'existe plus que dans une part.e du corps très-hm.tée, la pupille. Le retour à la v.e est .nd.qué pa, le etour graduel, une a une, et dans un ordre inverse de celui de leur disparition, d toutes es propriétés, de toutes les fonctions et de toutes les facultés Jamai la locomotion ne se rétablit que tardivement, les facultés intellectuelles et morales
Cependant si l'ensemble des phénomènes de l'asphyxie se prête à celte description générale, ces phénomènes n'en sont pas moins variables suivant la manié e dont s est produite I asphyxie et, pour certaines particularités importantes, suivant urTouTd^a h' v",""' ^Z" '^f <^'--«« "PP-e"'e des phénomène^ dépend
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Les phénomènes de la première période varient suivant qu'ils sont rapides ou b^n lents et graduels. Quant â l'asphyxie complète qui les s.u't, et qui est la mor" rrrjpets S ''-''^ -aiL causes qÏ
^-■' Inductions diagnostiques. - Je dois d'abord éliminer de cet article un
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saire de la condition etiologique dans laquelle elles sont survenues. La slran-ulation a compression du corps, la pendaison, la submersion, la congélation 1 s c arbon prodmtes par un réchaud accusateur, l'acide carb™i,ue d s puiL aba"
ouT dei^ eu Î ^Woroforme en inhalations pour obtenir l'anesthésie, sont to,i-
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ouserves, et je n ai pas a m y arrêter.
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