‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 29 sur 245 · ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE · texte numérisé non relu

ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE

vite anguleuse supérieure des doigts, dans l'alrophie des muscles fléchisseurs su^ blime et profond ;

d. — Premier métacarpien et pouce alignés de niveau avec le reste de la main ce qui la fait ressembler à la main du singe, dans l'atrophie des muscles de Véminence tliénar :

e. — Epaule abaissée, et entraînée en avant, écartement du bord interne du scapu- Jum par rapport à l'épine vertébrale, et par suite convexité transversale du dos, et concavité de la poitrme en avant, avec l'atrophie du muscle trapèze;

f — Sadhe du bord spinal du scapulum avec déplacement de son annle inférieur en avant, dans l'atrophie du rhomboïde; mais cette saillie du bord spinal du scapulum est tres-prononcée et en forme d'aile quand le bras est porté en avant, si le qrand de?îtelé est Rtrophlé;

- Ô'.— La cambrure exagérée des lombes résulte de l'atrophie des m^tsc/^s droits de l abdomen ;

h. — Enfin certains pied-bots sont la conséquence indirecte de l'atrophie partielle des muscles de la jambe, par suite de la prédominance exclusive des muscles antagonistes, c'est-à-dire, par un mécanisme analogue à celui qui préside aux autres delormations.

Dans tous les cas dont il vient d'être question, il y a défaut d'équilibre entre les muscles antagonistes; et ce défaut d'équilibre, qui résulte de la simple paralysie atrophique de certains muscles, est aussi la conséquence de la contracture de leurs antagonistes, les premiers étant sains. 11 en résulte que les mêmes déformations que je viens d'indiquer peuvent' se produire de part et d'autre. Pour attribuer ces déformations à l'atrophie, il faudra donc que l'on ait mis hors de cause la paralysie simple, ainsi que la contracture des muscles antagonistes.

Il est important de constater jusqu'à quel point est arrivée la lésion atrophique du muscle; s'd conserve encore beaucoup ou peu de fibres musculaires intactes, ou bien SI elles sont complètement disparues et transformées en tissu graisseux. L'affaiblissement plus ou moins prononcé ou l'abolition des mouvements volontaires du iTiusc e peuvent bien donner, du degré de la lésion, une idée approximative, mais 1 electrisation peut seule faire arrivera une conclusion assez précise ; car elle détermine des contractions musculaires d'autant plus faibles que les fibres contractiles sont moins nombreuses, et elle ne produit aucune contraction si elles sont toutes détruites.

Il ne survient de complication, dans le cours de l'alrophie musculaire idiopathique, que lorsque des muscles essentiels à la vie, ceux de la respiration, par exemple, se trouvent envahis par suite de la généralisation de la maladie. Les fonctions respiratoires subissent alors une atteinte grave, et Y asphyxie peut en être la conséquence; on a vu cette asphyxie hâtée par une simph bronchite. M. Bail (Union méd., 1856) a rapporte une observation de démence recueillie dans le service de M. Moreau (de lours), a Bicetre, et qu'il considère comme une complication de l'atrophie muscuaire préexistante. Mais dans ce foit unique dans la science, et par conséquent exceptionnel, doit-on voir autre chose qu'une simple coïncidence? C'est à quoi l'ensemble des taits deja recueillis en assez grand nombre, et dans lesquels la démence n'est jamais survenue comme phénomène ultime, semble répondre par l'affirmative. 3' Pronostic. — L'atrophie musculaire a été dite progressive précisément parce

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