‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 40 sur 245 · CALORIFICATION · texte numérisé non relu

CALORIFICATION

{Union méd., 1856); mais, dans celte circonstance même, ce sont les accidents que détermine la présence de la concrétion dans les voies urinaires qni mettent sur la voie du diagnostic. Parmi ces accidents, les attaques de colique néphrétique occupent le premier rang. La colique néphrétique joue ici, comme phénomène actuel ou antérieur, le même rôle important que la colique hépatique pour le diagnostic des calculs biliaires. Les calculs urinaires manifestent encore leur présence par la néphrite, par la pyélo-néphrite, ou par la rétention de Vurine au dessus de Tobstacle, et enfin par les abcès qui en résultent, et les complications que ceux-ci peuvent déterminer.

Quoique je n'aie pas à m'occuper spécialement des calculs vésicaux, je dois faire remarquer qu'ils donnent lieu à des troubles fonctionnels {épreintes ou douleurs dans la miction, ténesme vésical, hématurie, érections), troubles qui ont souvent été attribués à d'autres causes que des calculs. Chez les très-jeunes enfants, l'acidité de l'urine et l'irritabilité constante de la vessie ont été quelquefois des signes de calculs vésicaux, et ces signes, existant dès la naissance, ont fait croire à M. Cooper Poster que cette lésion pouvait être congénitale.

Le diagnostic des calculs rénaux, qui intéressent plus particulièrement le médecin, consiste principalement à reconnaître ces calculs comme causes des accidents que j'ai rappelés plus haut, et qui, en définitive, sont les points de départ des inductions qui conduisent à la solution du problème. Je ne puis donc que renvoyer le lecteur aux mots Coliques (néphrétique). Hématurie, Pyélite, Rétention d'urine, Abcès.

Le pronostic de la présence des calculs dans les voies urinaires, en amont de la ^essie, est aussi variable que les effets qu'ils produisent. L'on peut dire que ce pronostic tire surtout sa gravité de lobstruction complète et permanente des voies urinaires, et des désordres qui en résultent.

GALiENTURE. — V. Congestion cérébrale.

CALORIFICATION. — Ou doit aujourd'hui partager l'opinion des auteurs modernes qui voient dans la calorification, c'est-à-dire dans le dégagement de calorique qui s'opère dans l'économie animale, un résultat de l'accomplissement de tous les actes d'assimilation et de désassimilation de l'organisme, et non une fonction particulière.

Dans l'état physiologique, la température du corps de l'homme, étudiée à l'aide de thermomètres appropriés et, avec plus de précision encore, avec l'appareil thermo-électrique, a été trouvée de + 57« centigrades en moyenne, dans les différentes parties du corps. Le tronc, les parties internes, le sang ont une température plus élevée que celle des membres; et l'aisselle, le périnée, l'intervalle des cuisses, plus élevée que les parties où la peau est exposée au contact de l'air. Aux pieds et aux mains, on a trouvé 5 ou 6" de moins que dans les parties centrales, et le sang est ce qu'il y a de plus chaud dans l écoiiomie (Davy). La température de l'intérieur de la bouche est à peu près égale à la moyenne générale (■+■ o7%2), celle de l'aisselle un peu inférieure (+ 36^5), et celle du vagin, du rectum, de la vessie, un peu supérieure au contraire à cette moyenne (+ 58° à -j- 58°,5). Les différents climats, les températures atmosphériques extrêmes, et les différents âges n'apportent que des changements insignifiants à ces données physiologiques.

En partant de ces faits bien connus, il semble tout naturel d'employer un moyen physique, le thermomètre, pour constater les différents changements de calorifica-

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