‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 41 sur 245 · CALORIFICATION · texte numérisé non relu

CALORIFICATION

lion qui résultent des maladies, afai d'en tirer des conclusions utiles à la pratique. Mais il résulte de l'emploi du thermomètre que les limites dans lesquelles oscille l'accroissement ou la diminution pathologique de la température générale du corps sont trop restreintes pour avoir une signification toujours suffisante. Chez l'adulte, en effet M Andral a constaté que ces oscillations sont comprises entre sept degrés seulement (entre 35° et 42^). Pour l'enfance M. H. Roger a trouvé des chiffres presque identiques; car si, en apparence, les limites qu'il a constatées dans ses nombreuses recherches, entre les extrêmes, ont élé plus éloignées que chez l'adulte (22° à 42", 50), cela tenait à V œdème algide des nouveau-nés, dans lequel Tabaisseme'^tit du thermomètre est considérable. On ne peut nier cependant que les constatations thermométriques de la chaleur animale n'aient fourni des résultats intéressants à MM. Donné, Andral, et surtout à M. H. Roger, à qui l'on doit de remarquables recherches sur ce sujet, chez les enfants (Arch. de méd., 1844, 1845). Mais, malgré l'importance de ces résultats, l'usage habituel du thermomètre n'a pas prévalu dans la pratique, et il n'a été jusqu^à présent qu'un moyen de recherches scientifiques.

On cherche ordinairement à apprécier les variations de la chaleur animale par l'apphcation de la main sur la peau du malade. Et, malgré les reproches adressés à cette méthode, en raison des variations de la température propre de la mam de l'observateur, on ne peut nier que ce moyen ne soit reconnu généralement comme suffisant dans la pratique. 11 est même surprenant que la chaleur ou le refroidissement soient jugés très -prononcés à la palpation, alors que le thermomètre n'indique qu'un accroissement ou une diminution d'un ou de deux degrés. La palpation^ a d'ailleurs l'avantage de faire juger de la sécheresse, de la moiteur, de la souplesse' de la peau, en même temps que de l'augmentation ou de la diminution de su chaleur naturelle.

Vélévation de la température du corps est, à tous les âges, l'élément essentiel et le plus constant de l'état fébrile; mais l'exagération de la calorici té n'indique pas la nature de la fièvre, les maxima pouvant se montrer dans les maladies fébriles les plus diverses, phlegmasies ou pyrexies. Cependant si, parmi les adultes, cette exagération ne présente pas par elle-même d'éléments au diagnostic, il n'en serait pas de même parmi les très-jeunes enfants, selon M. Roger. C'est ce que je rappellerai à propos de la fièvre typhoïde, de la tneumonie et de la méningite, affections de l'enfance, qui ont offert la plus grande élévation de température anomale.

La diminution de la caloricité a une valeur différente comme signe lorsqu'elle est partielle ou générale. On constate le refroidissement dans une foule de conditions pathologiques oii il a plus ou moins d'importance : dans le frisson de la fièvre intermittente ou celui de l'invasion d'une maladie aiguë fébrile, dans le choléra ; il se montre aux extrémités à la fin des maladies graves, dans l'anémie, dans les paralysies, les gangrènes, dans les oblitérations vasculaires (avec l'engourdissement); il est général ou partiel dans certaines névroses, dans les prodromes des accès hystériques, et quelquefois glacial dans les accès non convulsifs de cette maladie. Sans vouloir faire une énnmération complète de toutes les conditions pathologiques du refroidissement, je ne saurais passer sous silence celui qui a été l'objet de travaux intéressants de MM. Roger, 'Ilervieux et Mignot, et que l'on constate chez les nouveau-nés chétifs, mal alimentés, et atteints d'enlérile ou de muguet.

CANCER. I^jr^

La-lendance à se refroidir et la faculté de supporter un grand abaissement'de température sont des caractères de la constitution des nouveau-nés, suivant M Mignot. Les progrès du refroidissement, qui sont connexes avec l'affaiblissement de la respiration et de la cu-culation (Hervieux), peuvent descendre, au niveau de l'aisselle de 37» jusqu à 23» 50, ce qui annonce toujours un état d'autant plus grave que le refroidissement est plus prononcé (H. Roger). L'abaissement de la température .-m-dessous de 36° au niveau de l'aisselle, chez les enfants de 1 à 8 jours doit' faire craindre le développement du sclérème, selon ce dernier observateur 'et la maladie est confirmée si le thermomètre descend à U, 32» et. à i)lus forte raison 30». Dans tous les cas, le refroidissement n'est qu'un symptôme d'un état'<.énéral grave; aussi mon excellent collègue, le docteur Hervieux, me paraît-il avoir él'é trop loin en liu accordant, chez le nouveau-né, l'importance d'une véritable maladie sous la dénomination d'algidité progressive. . '

CANAL THORACIQUE. - F. Lymphatique (.Appareil).'

CANCER. — La question du cancer est théorique ou pratique; et c'est d'anrès

cesdeuxpomts de vuequ'ontétéformuléesles doctrines nosologiquesdecetteaffection Les anatomjstes se sont basés sur les distinctions microscopiques des lésions locales' avant d étudier les symptômes; les cliniciens se sont fondés, au contraire, sur les distinctions semeiologiques, pour arriver, en tant que cela est possible, à îa lésion anatomique. Tout en tenant grand compte des travaux micrographiqnes modernes legard desquels le dédain est plus que de l'injustice, laquestioi du diagnos ic du

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gique ainsi compris.

Envisagé de cette manière, le oancer est une affection qni, en vertu d'une viciamen par un dépérissement graduel avec pâleur, sécheresse des tégumenis et

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s riment a les envahir, pouvant se montrer simultanément ou successivement dans

Îen an h I r ^''P^réc.divant le plus souvent après leur ablation par l'instrument t.anchant, lorsque 1 opération est possible, et enfin donnant, par leurs localiations diverses, une physionomie ou une allure particulières à ù maladie, q'^ e termine par la mort dans la presque totalité des cas

Avant de traiter du diagnostic du cancer d'après ses localisations diverses, il doit

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