‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 49 sur 245 · COMA · texte numérisé non relu

COMA

que présente la peau au niveau des articulations atteintes de rhumatisme, des plaques iVérythème noueux, ou des vaisseaux lymphatiques enflammés (a?igioleucite); les plaques rouges de congestion des joues dans les affections thoraciques; les congestions plus étendues jiroduites par les oblitérations vasculaires; la teinte jaunâtre du pourtour du nez et des lèvres dans Y état dit bilieux; celle plus franchement jaune, qui succède à des ecchymoses parlielles et, aux membres inférieurs, à la résolution de 1 erytlième noueux que je viens de rappeler. Outre ces colorations transitoires, auxquelles on peut ajouter la coloration ardoisée ou bleuâtre de la CYANOSE, il en est qui sont plus longtemps persistantes : telles sont la teinte comme enfumée de la peau dite bronzée, et celle d'une couleur noirâtre, brunâtre ou bleu foncé, qui résulte de l'exsudation pigmentaire caractérisant la ciiROMumRosE, et occuipant principalement les paupières. Cette dernière coloration se distingue de toutes les autres par la facilité que l'on a d'enlever, pour un certain temps, la matière colorante, en frottant la peau avec un linge imbibé d'huile. Enfin je terminerai en rappelant les taches brunes ou noirâtres que fait apparaître, dans diverses parties du corps, un bain sulfureux pris par un individu qui a manié ou absorbé des préparations de plomb. Il n'est pas toujours possible de décider si ces taches sont dues à un simple dépôt moléculaire de sel plombique à la surface du corps, ou, comme l'admet M. Ghatin {Thèse 1844), à la perspiration éliminatrice d'une préparation saturnine qui a pénétré l'économie.

COMA. — l'' En considérant ce symptôme comme un assoupissement morbide plus ou moins profond, il est difficile de le distinguer, à sou degré le plus faible, de la somnolence, dont il n'est que l'exagération. Les variétés de forme que présente le coma n'offrent dans la pratique que peu d'importance. Il annonce souvent un e(at grave; aussi, dès qu'il est constaté, doit-on rechercher son origine, s'il ne survient pas comme accident prévu dans le cours d'une maladie que l'on observe.

2*^ La recherche des conditions pathologiques auxquelles se rattache le coma n'est pas toujours facile. Il faut en chercher le point de départ dans une affection encéphalique, ou dans une maladie non localisée dans l'encéphale. Cependant, malgré la diversité de son origine, l'on a reconnu, dans la plupart des constatations cadavériques, que sa cause anatomique était le plus souvent une compression de la pulpe cérébrale par un épanchement sanguin ou séreux, des suffisions séreuses, ou une simple congestion. Rarement il n'a existé aucune lésion apparente.

La congestion cérébrale, Vhémorrhagie cérébrale ou arachnoïdienne, Xencéphalite, les méningites et V hydrocéphalie aiguë, sont les affections intra-crâniennes spontanées qui s'accompagnent de coma. Tantôt il a lieu dès le début des maladies, comme par le fait de la congestion et des hémorrhagies cérébrales, tantôt dans leur cours, dans la méningite ou dans les sulfusions séreuses ou sanguines, par exemple. Le diagnostic tire parti de ce mode d'invasion subit ou graduel du coma; mais, pour en déterminer la condition pathologique lorsqu'il est graduel, on doit tenir compte de l'ensemble des symptômes, ou plutôt de la maladie préexistante, dont le coma n'est qu'un épiphénomène ou un caractère plus ou moins tardif.

C'est comme accident prévu ou dont l'invasion est à redouter, que le coma survient dans les fièvres graves, dans V affection typhoïde, les fièvres éruptives, etc., dans Y ictère grave, la morve aiguë (oii le coma alterne avec le délire), à la fin de la fièvre puerpérale, dans \q rhumatisme articulaire aigu (rhumatisme dit alors

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