COMMUNICATIONS MORBIDES
cérébral), et comme accident ultime d'une foule de maladies. Le coma constitue le signe caraciérislique de la fièvre pernicieuse comateuse, de la forme comateuse de Yencéphalopathie saturnine, ou de la maladie de Bright.
Dans ces différentes conditions, l'obscurité du diagnostic peut provenir de ce que l'on observe d'emblée le malade dans l'état comateux, sans avoir suivi précédemment la maladie, et surtout si l'on est privé de renseignements antérieurs. Cela peut arriver pour le coma qui suit Vépilepsie, si les lèvres ne sont pas maculéôs de bave mousseuse, pour celui de Yhijstérie, pour le coma de certaines asphyxies, pour Vivresse comateuse, si l'individu n'exhale pas l'odeur du vin ou des boissons spiritueuses, et enfin pour le coma du narcotisme, si aucun indice ne vient mettre sur la voix du diagnostic.
3° On voit combien est variée la signification du coma, significalion qui ressort de l'ensemble des phénomènes concomitants et antérieurs, plutôt que des caractères propres de ce symptôme. Il est d'autant plus grave que la modification de l'encéphale est plus profonde, et réciproquement. Lorsqu'il est dû à une simple congés- ■ tion, comme dans certaines maladies fébriles, le coma ne constitue souvent qu'un accident passager.
GOMMÉMORATIFS. — V. Examen des malades.
COMMUNICATIONS MORBIDES. — Tous les organes creux de l'économie, toutes les cavités accidentelles qui s'établissent ou se creusent au sein des tissus, sont exposés à subir des communications morbides, soit entre eux, soit avec l'extérieur. Ces phénomènes accidenlels, ou plulôt ces complications des maladies, se rattachent à des états pathologiques extrêmement variés.
Que la cause de la communication morbide soit une déchirure, une ulcération progressive, un kyste ou une tumeur ramollie, un abcès, un anévrysme, une RÉTENTION de liquide dans ses voies naturelles; qu'il résulte de cette communication morbide le passage d'un gaz, d'un liquide ou d'un corps solide, d'un organe creux ou d'une cavité, dans un autre organe ou dans une autre cavité, ou même directement à l'extérieur du corps : c'est toujours par perforation ou rupture que cette communication morbide s'effectue. Je n'ai donc qu'à renvoyer à ces deux derniers mots pour le diagnostic des phénomènes d'invasion et des phénom.ènes consécutifs des communications inter-organiques. ' Mais, en dehors de ces communications morbides accidentelles, il en est de congénitales, parmi lesquelles je dois rappeler spécialement celles du cœur.
Le diagnostic de la persistance du trou de Botal est-il possible pendant la vie? M. Bizot a constaté assez fréquemment cette communication persistante entre les deux oreillettes chez des individus de tout âge, et sans qu'il en soit résulté aucun svmplôme particulier (Mém. de la Soc. d'observ., t. I). lien a été de même de M. J. W. Ogle, qui l'a constatée 13 fois sur 62 cadavres pris au hasard (Journ. de Physiol, 1859). Le défaut de symptômes provenait de l'équilibre entre la circulation des deux sangs artériel et veineux, qui a été signalé par M. Louis (Mém. et rech. anat. path., 1826). On ne saurait donc, comme on le faisait avant lui, considérer la cyanose comme le signe pathognomonique de la persistance du trou ovale; et, lorsque ce signe existe, et que les malades présentent en même temps des lipothymies, la sensibilité au froid et l'étouffement, il n'en résulte que l'ensemble des phénomènes généraux des maladies du cœur. Le seul symptôme, sui-