CONNAISSANCE (PERTE DE). CONSTIPATION
leurs aiguës, du malaise, de l'agitation, de l'anxiété, mais non un mouvement fébrile véritable.
2« Inductions diagnostiques. — D'après ce qui précède, on conçoit combien il doit être souvent difficile de diagnostiquer la congestion utérine morbide de Thypérémie physiologique apparaissant irrégulièrement hors l'époque habituelle des règles, et surtout de la véritable métrite, dont les caractères différentiels extrêmes sont seuls assez tranchés pour établir une distinction suffisante. Sans entrer à ce sujet dans une discussion qui ne me paraît pas devoir aboutir, dans l'état actuel de nos connaissances, je signalerai les symptômes fébriles attribués à certains cas de congestion utérine simple par quelques observateurs, et suffisant à d'autres pour faire ranger la maladie parmi les métrites; il en est de même de certains écoulements blancs ou jaunâtres, considérés comme de nature simplement congestive ou comme d'origine inflammatoire. Des signes aussi diversement interprétés, d'autres communs à la congestion physiologique ou morbide et à la métrite, sont des éléments de diagnostic bien insuffisants ; et lorsqu'une marche et une disparition plus ou moins rapides des accidents ne vient pas, soit spontanément, soit par suite d'un traitement approprié, éclairer le praticien en lui démontrant leur nature congestive, il me paraît bien difficile de se prononcer, et encore ne le fait-on alors qu'après coup. Pour formuler un précepte en pareil cas, on ne peut donner que le conseil banal de tenir compte de l'ensemble des signes observés avec soin avant de conclure.
Il est donc naturel d'hésiter, dans un grand nombre de cas, lorsqu'il s'agit de décider s'il y a ou non congestion utérine d'origine pathologique. En supposant que cette hésitation n'existe pas, ou pour la faire cesser, on devra chercher à préciser l'origine de la congestion. Outre les causes générales des hypérémies, il en est, en effet, qui sont particulières à l'hypérémie utérine, telles que l'époque menstruelle avant ou après leruption des règles, une affection organique (polype uténn, corps fibreux, cancer), le coït, la masturbation, tout déplacement considérable de l'organe, suivant Valleix, et enfin l'ingestion des emménagogiies, comme la rue et la Sabine.
^ 3" Pronostic. — Il est favorable dans presque tous les faits; car il n'est nullement démontré que l'engorgement de l'utérus par simple congestion passe facilement à l'état de phlegmasie chronique, puis occasionne des transformations organiques plus profondes, comme le pensent certains auteurs.
CONNilîSSANCE (Perte de). — La suspension des fonctions de relation < que l'on a dénommée perte de connaissance est complète ou incomplète, subite ou graduelle, prolongée ou de peu de durée. Complète et subite, elle occasionne la chute immédiate du malade, dans certaines congestions cérébrales, dans Vhémorrhagie et dans le ramollissement apoplecti forme du cerveau, au début des accès épileptiques ou épileptiformes, parfois au début des accès d'hystérie. Suivant M. Landouzy, on pourrait distinguer cette dernière affection de l'épilepsie à l'apparition de la perte de connaissance après une certaine durée de l'accès hystérique. Elle surviendrait graduellement aussi, pendant l'agitation convulsive, dans la méningite cérébro-spinale épidémique. La perte de connaissance est momentanée dans le cours de certains tremblements mercuriels et dans la syncope, dont elle constitue le principal symptôme. Elle est le plus souvent continue dans le coma. V. Syncope.
CONSTIPATION. — La constipation se présente à l'observateur dans trois