CONVALESCENCE. — CONVULSIONS
rappeler en masse les maladies générales, le scorbut, lostéomalacie, les intoxications (satunune et autres) les névroses (hystérie, épilepsie) , pour montrer combien Ja recherche de 1 origme des contractures permanentes est parfois compliquée
Les contractures locales persistantes n'aggravent jamais par elles-mêmes la maladie qu elles accompagnent; elles peuvent seulement être un signe trè.-fàcheux .i elles se rattachent à une lésion ou bien à une complication grave survenue du côté des centres nerveux,
M*"*^^^^?*?-^"^^^- "~ P""' ''''''' 1"'' convalescence, cet état inlermedmire a la maladie et a la sauté, qui succède aux afiéctions d'une certaine ,"ravite, est beaucoup p us facile à décrire théoriquement qu'à constater à son début dans la pratique. Si I on excepte certaines affections aiguës à marche rapide, et dans lesquelles survient du jour au lendemain, une amélioration générale qui amionce une convalescence franche, il en est d'autres dans lesquelles il est difficile de détermiuer si 1 a^mendemeut, c'est-à-dire la diminution des symptômes généraux et locaux, sera durable et constituera une véritable convalescence (F. Améliohation)
La diminution de la fréquence du pouls et son retour à 1 état normal annonce souvent avec celui de 1 appétit, le début de la convalescence ; mais la persistance de son accélération, ainsi que le fait remarquer M. Chomel [Dict. de méd. en 30 v . Vlll), n est pas un signe qui doive faire rejeter l'idée de la convalescence quand es autres signes sont favorables. Ce n'est que petit à petit que l'ensemble des fonctions alanguies reprend son énergie, et d'autant plus lentement que la maladie elle-même aura été de plus longue durée. A mesure que l amélio. ation tend graduellement vers la sanle, la pâleur et l'amaigrissement qui ont marqué le début de la convalescence, la faiblesse des organes de la vie de relation (à part l'excitation des organes génitaux que présentent quelques convalescents), la sensibilité au froid extérieur etc., diminuent jusqu'à ce que l'intégrité des fondions annonce le retour fle la santé.
On sait que des conséquences ordinaires des maladies graves sont la cliute des cheveux, la desquamation de l'épiderme, et, chez la femme, le relard de plusieurs mois dans le retour des menstrues. Quant à la durée de la convalescence, elle est toutes choses égales plus rapide dans la première période de la vie, dans des con^ ditions hyg,en,qiu.s favorables d'alimentation et d'habitation, et à la suite des maladies aiguës, que dans les conditions contraires.
CONVULSIONS. - 1» Caractères. ~ Phénomènes caractérisés par des coniramons involontaires des muscles soumis habituellement à la volonté, les convulsions différent des spasmes en ce que les contractions involontaires de ces derniers se produisent dans les muscles de la vie de nutrition
ral^séesTf "7 P"''''"^^' P'"^ °" "'«'"^ ^'^"dues, ou géné-
ralisées et leur forme présente en outre trois variétés qu'il importe de distinguer quoiqu elles se combinent fréquemment l'une l'autre. Elles sont fibrUlaires^onlques ou clomques. Elles constituent, dans le premier cas, des palpitations sponta-
.Zt'T T" f °" P''"'^"--^ ™"-"«^' «1 résulte un mou-
vement ondulatoire sans que le muscle se contracte en entier; elles dilferent du phénomène musculaire décrit par MM. Piédagnel et Forget (de Strasbourg), qui consiste en un mouvement musculaire ondulatoire, ou une contracture momentanée que provoque le contact ou la pression au niveau de certains muscles (Forget, Traité
cûj;vuLsio>'s.
, u f.ilin \9.!l\ n 209). Ou sait que les convulsions toniques, passa-
àe l'enume f""'^^' l»* ; les con Lclions mvolonl.ires plus ou mo.ns longtemps gèreso« per„ianent.s,so> de. cont doniques sonS
'rsS s. de. o„ bien à des inouvements n.volonta.res ph..
ou nôi^s énergiques, ou constituant un IremhUraent musculaue. 1 est ra.^ que L r e m^rs m des de convulsions s'obsemnt simultanément (prnK.palement i^ues et les toniques), il n'y ait pas une forme dominante. Du reste, en outre de s caractères d.fférentiels généraux, il en est un assez grand nombre d autr qu. ont! suivant les cas, une importance réelle, et que je rappellera, dans le cours de
lïctvulsions, telles que je les comprends ici, sont des phénomènes facilement appllables et sur la nature desquels la simulation seule pourrai donner le cl,ange; m'rte convuls,ous simulées -dent en pareil cas à Vact-on exercée avec o^^^^^ membres Aans le sens des muscles anlagomstes, tandis que les ^ ^ résistent à tous les efforts. L'emploi du cbloroforme est aussi un moyen d annuler . : c ntractures simulées ; cependant il n'est pas démontr q- tractnres ne cèdent pas de même, du moins momentanément, a 1 action de cet anes
''%7onditicnspathologiques.-^our se remémorer les ^ -»-^^^J^^^ lions qui produisiia des convulsions, il faut nécessairement que le medeç i adopte, coirtil conducteur, une méthode qui l'empêche de s'égarer. Cette ^f'fj^, s^eTiechereher l'origine des convulsions successivement dans une alfection des mu c e d s nerfs qui se distribuent aux muscles affectés, dans une lésion des cen- Ts nerveux, une maladie localisée dans un autre organe, dans une maladie gcnerail Sis, fièvres, altérations du sang, névroses), ou enfui dans des causes accidentelles ou des conditions inconnues dans leur nature.
''T- Les convulsions tibriUaires localisées au niveau d'un ou c plusieurs muscle, sont' un des premiers signes de Y atrophie musadai,-e idiopathique, qui s accomna n la ment de crampes. Il est difficile de déterminer si certaines crampes ou c «B.cfu r permanentes locales dépendent d'une alfection musculaire ou d une TiXt Ius générale. La même incertitude règne pour les contractures, eontraci on ques ou tremblements localisés que M. Duclienue (de Boulogne a appe- TltMZTfonctionnels, et qui attaquent les mouvements fonctionnels dont on a
"'fl'Lc'Arrrii mets nerveux qu. se distribuent aux muscles attemts de coiuulsimit toniques on cloiiiques peuvent être le siège de la lésion ou de alfection nu Ït^mine ces phénomènes convulsifs. Telles sont les lésions matiqnes des u f ou la «<;m(e, et les névralgies intenses, dont la constatation es l-le. La nee ou la déchirure d'un nerf pourra être le point de départ d un vcritable tkt no., et la névralgie celui de secousses ou de crampes localisées et parfois l.es-doulou-
"T"-PaÎmi"ër maladies des centres nerveux auxquelles on pourra rapporter les ionvulsions sont la congestron cérébrale, n^rnorrkagiei.^s^ ou de ses annexes son inllammation icérébrite on kuiolmssemekt dit ataxigue) Upa^a 5: ï;^/. des aliénés, certains abc,>. de l'encéphale, l'„vi...vr.0P„iB du cerveau,
CONVULSIOÎNS. 229 principalement les tumeurs diverses dont il peut être le siège. Les lésions analogues de la moelle épinière donnent aussi lieu à des convulsions (congestion, hémorrhagie, myélite, tumeurs). De plus les inflammations aiguës des méninges, comme leurs épanchements, sont remarquables par l'intensité et l'étendue des phénomènes convulsifs toniques ou cloniques qui les accompagnent. Telles sont l'hémorrliagie méningée, les méningites cérébrale et spinale, et surtout la méningite cér-ébro-spinale épidémique. Vhydrocéphale chronique elle-même peut se compliquer d'accidents convulsifs.
On peut dire qu'il n y a pas d'affection consistant en une lésion manifeste des centres nerveux qui ne puisse s'accompagner de convulsions fibrillaires, Ioniques ou doniques; et l'on peut ajouter qu'il est rare qu'en même temps il n'y ait pas d'autres symptômes nerveux qui éclairent sur la nature de la maladie, c'est-à-dire de la céphalalgie, du délire, des paralysies alternant avec les convulsions ou se compliquant de contractures. Les convulsions, dans les maladies des centres nerveux, sont d'ailleurs très-variables dans leurs allures ou leurs formes, et l'on ne saurait admettre, comme principe général, que les convulsions qui se rattachent à ces maladies soient plutôt toniques que cloniques, comme on l'a dit; fréquemment elles ont simultanément ces deux caractères. L'importance des phénomènes concomitants devra faire rechercher ces phénomènes avec soin dans l'état actuel et les antécédents, lorsque l'on soupçonnera l'existence d'une de ces maladies.
d. — Des affections localisées dans des organes plus ou moins éloignés des muscles convulsés ou des centres nerveux produisent des convulsions qui ont été dites sympathiques. Ce sont celles qui, chez les enfants, résultent de la dentition ou de certaines indigestions; celles qui si)nt dues à des entozoaires, à certaines coliques, à la gastralgie, à Votite avant la suppuration, à Vasphyxie par occlusion des voies respiriitoires, à une menstniation tardive, et enfin à la grossesse et à la maladie de Bnght. Cependant les convulsions éclamptiques que l'on rattache à cette dernière maladie, chez les femmes grosses ou chez les albuminuriques, sont attribuées par beaucoup d'observateurs à une cause générale : à une altération du sang; et, à ce titre, elles devraient peut-être être rappelées seulement plus loin.
La dentition et l'indigestion dans le jeune âge sont des causes qu'on ne perdra pas de vue, chez les jeunes enfants, sans risquer de commettre de graves erreurs. Il en est de même des entozoaires, sans que l'on puisse comprendre comment ils suscitent des convulsions, et quoique l'on sache que leur pénétration dans le canal cholédoque a été exceptionnellement suivie de convulsions et de mort. Quant aux coliques violentes, à la gastralgie, à l'otite, c'est par l'intensité de la douleur qu'elles sont compliquées d'accidents convulsifs, comme cela ressort ordinairement de l'ensemble des symptômes observés. C'est aussi du rapprochement des phénomènes concomitants que l'on déduira l'origine des convulsions asphyxiques, menstruelles, et de celles de la grossesse (éclampsie) lorsqu'il s'y joint de l'anasarque ou une albuminurie. Dans ces différentes conditions, les convulsions sont très-variables dans leur -expression séméiologique.
e. — Mais ce sont surtout les maladies générales aiguës ou chroniques qui donnent lieu aux convulsions les plus variées, telles que les maladies fébriles, les altéralions du sang, les névroses générales.
Une fièvre intense, principalement au début des maladies aiguës de l'enfance.