‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 58 sur 245 · COQUELUCHE · texte numérisé non relu

COQUELUCHE

que MM Bartl.ez et Rilliet font allusion en disant que, dans une même famille où un enfaut est atteint de coqueluche avec toux parfaitement caractérisée, avec sifflement et vomissement, l'on doit admettre aussi l'existence de la coqueluche chez un deuxième et un troisième enfanis qui auraient une toux spasmodique sans sifflement, avec ou

sans vomissement. . n . •

Si l'on en croyait plusieurs auteurs allemands, on aurait un excellent signe de la coqueluche dans l'existence habituelle d'une vésicule à la face inférieure de la langue M Gamberini, de Milan, prétend l'avoir constatée dans la généralité des faits de coqueluche qu'il a observés en une dizaine d'années (Ann. univers, dl médic, 485/1). Je ne sache pas que rien de semblable ait été vu en France.

Lorsqu'on redoutera l'invasion des phénomènes caractéristiques de la coqueluche, l'âge de d à 5 ans sera celui pour lequel il y aura le plus à craindre car c est par exœption qu'on rencontre la maladie chez le nouveau-né (Barthez et Ri het) et chez l'adulte. La nature épidémique et conlagieuse de la maladie, sa dui-ee de plusieurs semaines à plusieurs mois, et la rareté extrême des récidives, sont des partic.ilantes. qu'il ne faut pas oublier. La rareté des récidives, comme le fait remarquer M. Wannebroucq, doit faire rejeter l'existence de la coqueluche, dans les cas douteux observés chez les sujets précédemment atteints de cette affection. Mais comment admettre dès lors qu'une simple laryngite ne soit pas sujette a récidiver .

Quoiqu'il en soit, s'il existe des symptômes généraux au début 1 on peut croire » une Uvre éruptive, ou bien à une bronchite simple. La marche ultérieure de la maladie peut seule fixer le praticien dans les cas de cette espèce. - Si I on a ^ralment affaire à une bronchite capillaire, et que cette affection s accompagne de quintes, on peut au contraire croire à tort à l'existence d'une coqueluche; mais dans la bronchite capillaire quinteuse, on ne trouve pas les caractères mtermittents caractéristiques de la coqueluche, le sifflement, l'expectoration filante et de plus le brui respiratoire est profondément altéré par des râles nombreux dans I mlervalle des quintes - La tubemdisation des ganglions bronchiques simule parfois la coqueluche, ainsi que l'a rappelé M. Wannebroucq d'après un fait que j a. en mo.-n,e.ne sous les yeux à l'hôpital des Enfants-Trouvés; mais, dans les cas de celte espèce, a dyspnée continue et la marche croissante delamaladie déraonlreut existence d une autre afîection que la coqueluche. - Une toux hystérique ,^ul-elle simuler auss. jusqu'à un certain point la toux de la coqueluche^ Cela paraît diflicile a admettre. M Wannebroucq cite à ce propos un cas fort curieux dans lequel des quintes analogues avec sifflement, mais sans expectoration filante, se montraient depuis deux ans chez une jeune femme, quelques jours avant cliaq.ie époque « principalement la nuit. - Enfin le même observatei^ rappelle, ^o'"™-: f " lieu à une toux quinteuse avec ou sans sifflement, les lésions organiques a t e gnafit les nerfs vneumo-gastriques ou les lilels laryngiens seuls, et dans lesquels 1 existence d'une tumeur, d'un abcès ou d'une plaie, ne permet pas de ">epn^e.

La fm-me de la maladie est sensiblement la même chez 1 adulte et chez 1 entant L'on admet seulement que le sifflement et le vomissement manquent plus souvent.

^'■rn:r::rco5,i.^::l aé observées dans le cours de la coqueluche; elles sont utiles à rappeler. Des conm,te'o«. générales , ^e. ^^^'^^^^^ hors des quintes de tcnx, la congestion pulmonaire, la bronchite ca.pdlave, la

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