‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 59 sur 245 · COUPS ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

COUPS ÉTRANGERS

bro7icho-pneumome, la tuberculisation (des ganglions bronchiques principalement), la glycosurie chez presque tous les sujets, suivant M. Gibb (The Lancet, 1858), ï emphysème sous-cutané ei les hémorrhagies, (principalement les épistaxis), au moment des accès, ïasphyxie avec formation de caillots dans les vaisseaux pulmonan^es, des hernies, la chute du rectum : telles sont les nombreuses complications qui se peuvent rencontrer, et parmi lesquelles la congestion des poumons, la bronchite et la broncho-pneumonie sont de beaucoup les plus fréquentes. A propos des complications pulmonaires, je ne saurais omettre de mentionner la recommandation importante de MM. Barthez et Killiet, de n'explorer les organes respiratoires et circulatoires qu'un certain temps après les qumtes, attendu la persistance des troubles immédiats qu elles produisent, et qui pourraient faire croire à des complications qui n existent pas. r ^

En outre des complications véritables, il y a des m.dadies incidentes ou préexistantes a la coqueluche, et qui peuvent modifier cette dernière affection ou bien être modifiées par elle. M. Blache et M. Rilliet ont vu l'éclampsie être suspendue pendai]t toute la durée d'une coqueluche intercurrente, tandis que le premier de ces emments observateurs a constaté que la coqueluche pouvait hâter la marche de la tuberculisation, et le second que le contagium de la rougeole et de la coqueluche pouvait agir en même temps chez les mêmes individus, les quintes de coqueluche survenant en général quinze jours à un mois après la fièvre éruptive, rarement avant l'exanthème et plus rarement encore en même temps que ses prodromes. M. Trousseau a cru devoir conclure des faits observés qu'un état fébrile intercurrent diminue toujours, et quelquefois suspend et guérit la coqueluche; mais d'antres observateurs, comme M. Blache et MM. Barthez et Rilliet ont émis une opinion contraire. '

Il y a encore à considérer l'existence d'accidents consécutifs à la coqueluche, et qu il importe de connaître pour les rapporter, le cas échéant, à leur véritable origine. On admet comme tels la persistance d'une toux non spécifique, la dilatation des bronches et la tuberculisation. La recherche des antécédents donnera à ces différents états pathologiques leur véritable caractère, d.ms les cas où la coqueluche en aura été réellement le point de départ.

50 Pronostic. — Quoique la maladie qui m'occupe ait présenté une gravité manifeste dans certaines épidémies, on peut dire qu'elle est généralement bénigne maigre sa durée quelquefois fort longue, qu'elle est d'autant plus grave que les enfants sont plus jeunes, et en général que sa gravité est en raison des complications qui viennent s'y joindre. Parmi les complications rapidement mortelles, on compte la bronchite capillaire, la broncho-pneumonie et l'asphyxie. Dans un cas de mort subite survenue pendant un accès, M. Barrier l'a trouvée produite par une hémorrtiagie méningée. Ce n'est pas ordinairement au début delà coqueluche que se montrent les complications, en sorte que l'on doit être réservé dans son pronostic jusqu a la convalescence franche .

CORPS ÉTRANGERS. — Au point de vue chirurgie il, les corps étrangers ont une signification plus restreinte qu'au point de vue de la médecine interne, qui peut a la rigueur considérer comme tels non- seulement les corps solides déposés ou formes au sem des organes, mais encore certains liquides épanchés dans les cavités naturelles ou dans l'épaisseur des tissus, et les gaz qui pénètrent, s'accumulent

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